Nostradamus a prŽdit:

The Execution of 17 Italian Partisans

Selon ma propre mŽthode d'interprŽtation,
seules les lignes en bleu fonŽ seront analysŽes et interprŽtŽes.



Quatrain VI-59

Dame en fureur par rage d'adultre,
Viendra ˆson Prince conjurer non de dire:

Mais bref connu le vitupre,
Que seront mis dix-sept ˆmartyre.



Analyse:

bref connu
vitupŽrer
martyre

en franais moderne, n'a pas durŽ longtemps.
Žlever de violentes protestations, se soulever contre.
personne qui meurt, qui souffre pour une cause.
Ici, le mot vitupre est trs important. En gŽnŽral, on n'exŽcute pas les gens pour une pŽcadille. Le vitupre est , ˆmon avis, une protestation dans le genre soulvement, rŽvolte, rŽsistance. Il s'agit donc de trouver un soulvement ou une rŽvolte où dix-sept [exactement] individus ont ŽtŽ exŽcutŽs et sont devenus martyrs pour leur cause.

InterprŽtation

Mais la rŽvolte sera rapidement matŽe
Lorsque dix-sept seront exŽcutŽs et deviendront martyrs pour la cause.

Histoire

Lorsque Mussolini prit en charge la RŽpublique 'fantoche' de Salo, prs de Venise, il eut maille ˆpartir avec les partisans qui ne cessaient de harceler son gouvernement et ses troupes. Durant le congrs tenu ˆVŽrone le 14 novembre 1943, Pavolini (l'un de ceux qui furent pendus avec Mussolini) recut un message lui annonant que Ghisellini, commissaire fŽdŽral de Ferrare, venait d'tre assassinŽ de six coups de revolver.
Pavolini ne fut pas long ˆriposter:
[P.389] Il sera immŽdiatement vengŽ. La salle hurle: <> Pavolini obtient le silence, puis dŽcrte que les fascistes de Ferrare, de Padoue et de VŽrone partiront avec leur squadre venger Ghisellini. Dans la nuit du 14 au 15 novembre, les Squadristi et la garde rŽpublicaine arrivent ˆFerrare. Trs vite, dix-sept cadavres d'antifascistes connus, d'emprisonnŽs et d'ouvriers qu'on a pourchassŽ dans les rues, sont couchŽs sur la place principale, gardŽs par les miliciens en armes qui tirent ˆ vue.
[L'Italie de Mussolini, Max Gallo]


Note:
Curieuse coincidence ou application rigoureuse de la loi du talion, lorsque vint le temps de juger Mussolini, les partisans choisirent, parmi les cinquante et un prisonniers, les dix-sept qui devaient tre jugŽs et exŽcutŽs avec lui. Toutefois, ceux-ci ne furent pas considŽrŽs comme des martyrs, mais plut™t comme des traitres.



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