Histoire
Durant la Seconde Guerre Mondiale, le peuple italien fut fortement ŽbranlŽ lorsque le gouvernement fasciste de Mussolini s'allia avec le Troisime Reich de Hitler, et encore plus lorsque les alliŽs dŽbarqurent en Sicile et en Italie.
A l'ŽtŽ de 1943, le Fuhrer d'Allemagne [la dame en fureur] voit d'un trs mauvais oeil les tergiversations des italiens et mme des proches de Mussolini, qui penchent maintenant du c™tŽ des alliŽs et dŽsirent mettre fin ˆ la guerre. Hitler ressent le fait que l'Italie, qui couchait, en quelque sorte, avec l'Allemagne, semble maintenant vouloir commettre l'adultre en choisissant un autre partenaire.
On peut certes dire que, ds 1943, Hitler ne considŽrait plus Mussolini comme son Žgal, mais plut™t comme un subalterne [son Prince] auquel il pouvait commander ˆ sa guise. En fait, les pourparlers entre Mussolini et Hitler Žtaient presque toujours ˆ un sens: le Fuhrer parlait, Mussolini Žcoutait. Le Fuhrer fit un voyage spŽcial ˆ Feltre, dont l'unique but Žtait de convaincre le Duce et son gouvernement fasciste de demeurer ˆ ses c™tŽs dans la guerre qu'il Žtait en train de perdre:
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| Rencontre de Hitler et Mussolini ˆ Feltre
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[P.348] Les deux dŽlŽgations se rŽunissent ˆ 11heures dans le salon d'entrŽe et Hitler commence un long monologue. Mussolini, assis sur le bord d'un fauteuil trop profond, les mains posŽes sur ses jambes croisŽes, Žcoute patiemment, sans bien comprendre le sens de ce discours passionnŽ, plein de reproches pour l'armŽe
italienne dont l'organisation est manifestement mauvaise'... Le gŽnŽral Ambrosio, p‰le de colre, joue son va-tout, sans dŽtour, formulant un vŽritable ultimatum.
Vous devez parler clair aux allemands, dit-il au Duce d'une voix forte. Ils veulent se servir de l'Italie comme d'un rampart, et ils se moquent de savoir si elle court ˆ la ruine...
Mussolini ergote: Sommes-mous disposŽs ˆ effacer d'un trait vingt ans de rŽgime?
L'aveu est clair: Le fascisme est liŽ au nazisme, et son sort dŽpend du sort de la guerre. Ceux qui esprent encore en Mussolini n'ont pas compris cette donnŽe fondamentale.
Au moment o le Fuhrer le quitte, Mussolini s'Žcrie: 'Notre cause est commune, Fuhrer!' [29]
[L'Italie de Mussolini, Max Gallo]
Cependant, il Žtait dŽjˆ trop tard et Mussolini en Žtait conscient lorsqu'il revint ˆ Rome:
L'homme qui est retournŽ ce soir ˆ Rome, y a trouvŽ l'opinion publique bouleversŽe devant les quartiers en flammes. Il n'a plus grand-chose en commun avec le dictateur qui voulait b‰tir un nouvel Empire Romain.
[Chronique de la Seconde Guerre Mondiale, Jacques Legrand SA]