Ce livre n'est pas une nouvelle Bible, et il n'est pas dans mon intention de discréditer la Bible, laquelle est considérée comme le livre de Dieu par une grande partie de l'humanité.
L'aura d'infaillibilité dont on a entouré les Écritures des diverses religions fut le début d'une ère de stagnation spirituelle. qui a conduit l'humanité dans les dédales d'un matérialisme où la spiritualité a cédé le pas à une religiosité faite sur mesure pour des fidèles qui ont choisi de suivre les directives d'une religion au lieu d'écouter la petite voix intérieure, lien le plus direct entre l'homme et son Dieu. Le présent exposé tente également de diminuer l'influence que le Livre exerce sur tous ceux qui vivent leur vie selon leur propre interprétation du Nouveau et de l'Ancien Testament. Ainsi, la Bible est replacée dans son véritable contexte, celui d'un excellent livre, axé sur les enseignements de Jésus et des autres prophètes, mais, néanmoins un livre écrit par des êtres humains, et sujet, comme tous les autres livres, à des erreurs de traduction et d'interprétation.
La vérité est au-dedans de nous, dans notre propre Livre de Vie, et rien ne surpasse, en sagesse, en connaissances et en autorité, le Dieu qui réside à l'intérieur de la forme humaine.
Les livres doivent être lus avec les yeux de l'esprit, (clairvoyance), illuminant ainsi le lecteur, afin qu'il puisse s'imprégner de la vibration émanant de chacun des mots.
Il est important, pour l'avancement de l'humanité, de lire les livres des auteurs et des philosophes, mais le secret de la lecture, est de lire au-delà des mots, et de percevoir, graduellement, ce que cet afflux de vibrations spirituelles, représente pour cet individu (l'auteur), qui transmet au lecteur une pensée positive.
[The God Within - Le Dieu Intérieur -par Elwood Babbitt et feu Chs. H. Hapgood ]
La Bible est, sans contredit, le livre le plus important de l'histoire de l'humanité, et ceci, en dépit du fait qu'il a été altéré de nombreuses fois, sans oublier cette dernière altération où, sous la pression de groupements féministes (et religieux), il est maintenant question de notre mère-Dieu.
Il est malheureux que ce changement ait été fait sous la pression d'un groupe qui ne comprenait pas exactement la portée et la véritable signification d'un tel geste car, au delà de toute considération partisane, il existe vraiment ce qu'on peut appeler une mère-Dieu, et cette Divinité est Mère Nature, qui prend soin de nos besoins matériels, et nous permet de vivre et d'évoluer dans le monde tridimensionnel que nous habitons. Ainsi, il est bien de s'adresser à la Déité en tant que Père et Mère, tant et aussi longtemps que nous comprenons que l'Intelligence Divine que nous appelons Dieu est la totalité de tout ce qui existe, et ne peut, en aucune façon, être considérée comme une entité séparée, ou un Dieu personnel, puisque cette Intelligence est partie intrinsèque de toutes les formes de vie de la création.
Les religions chrétiennes, de même que de nombreuses dénominations religieuses, considèrent la Bible comme le livre de Dieu. Il en fut ainsi durant des générations, et les Églises ont puisé dans les anciennes écritures et le trésor d'enseignements que représente le Nouveau Testament pour rédiger des lois, et renforcer des dogmes, lesquels sont devenus des éléments essentiels de leur doctrine.
Craignant la colère de Dieu, et désirant être sauvés à tout prix, les membres de nombreuses religions, dénominations et sectes, vivent leur vie spirituelle et matérielle en accord avec des principes qui reflètent, non pas les enseignements de Jésus, mais les préjugées et conceptions erronées d'une religiosité axée sur le matérialisme et l'intolérance. Plus souvent qu'autrement, ils se tournent vers l'Ancien Testament et ses passages, plus que difficiles à décrypter dans notre contexte du 20ème siècle, et tentent d'incorporer, dans leur vie, des enseignements périmés que Jésus lui-même avait dénonçé durant son ministère. Ceci, bien sûr, donne lieu à des erreurs d'interprétation, où la liberté individuelle est foulée aux pieds par une religiosité enfantine et fanatique. On peut citer le cas d'une certaine secte, où les membres refusent une transfusion de sang, pour eux-mêmes ou leurs enfants, et ceci, sur la base de leurs croyances religieuses. Il n'existe aucun passage, dans la Bible ou ailleurs, qui justifie une telle irresponsabilité, conséquence directe d'un lavage de cerveau fait au dépens d'individus qui craignent la colère de leur Dieu, et sont prêts à se sacrifier, et même à sacrifier les autres, pour éviter le feu et les tourments d'un enfer qu'ils se sont, eux-mêmes, créés.
Et voilà ce qui arrive lorsque l'humanité remet sa vie spirituelle entre les mains d'enseignants démagogues, dont l'égo est beaucoup plus grand que leur savoir. C'est pourquoi l'Église avait cru bon restreindre l'usage de la Bible au clergé, ne conservant, pour ses fidèles, que les psaumes, les livres de prières et le Nouveau Testament. Toutefois, la Bible complète refit son apparition dans les foyers vers le milieu du vingtième siècle, et l'Ancien Testament reprit la place qu'il occupait avant la venue de Jésus.
Comme on a pu le constater au cours des siècles, les lois de Dieu sont filtrées à travers les préjugés et l'orthodoxie des sectes et des religions, chacune d'elles tentant de se créer un Dieu personnel qui puisse répondre à ses besoins spécifiques, et sanctionner sa propre conception de la vérité.
Ceci démontre à quel point un tel livre peut être dangereux entre les mains d'enseignants immatures, qui dénaturent l'esprit des Écritures, et perçoivent la spiritualité à travers les lentilles de leur propre ignorance. Et ce fait est encore plus évident dans le cercle des petites églises chrétiennes, dont les pasteurs contrôlent, à toutes fins pratiques, la vie privée de leurs membres, imposant ainsi aux autres leurs limitations et leurs conceptions erronées de la vie. Un tel lavage de cerveau hypnotise les fidèles au point qu'ils deviennent des intoxiqués de la parole écrite, oubliant ainsi qu'ils sont, eux-mêmes, des êtres pensants et que, de droit divin, ils sont capables de prendre plein contrôle de leur propre vie spirituelle.
Loin d'avoir appris leurs leçons, les pharisiens du temps de Jésus cherchent, encore aujourd'hui, la bête noire, et parcourent fébrilement l'Ancien Testament, à la recherche de tout ce qui pourrait sanctionner leurs fausses croyances et leurs préjugés. Forts de leurs connaissances limitées, les têtes dirigeantes de ces mêmes dénominations, s'affirment en tant que juge et juré, et alors que leurs coeurs sont fermés aux lois d'Amour et Compassion, ils lapident, mentalement et verbalement, tous ceux qui ne suivent pas, à la lettre, les lois humaines qu'ils ont eux-mêmes établies.
Un bon exemple serait la cause médiatisée qui a, il y a quelques années, opposé une américaine aux membres de son église, et ceci pour cause de fornication. Forts de leurs connaissances bibliques, ceux-ci l'expulsèrent de la communauté, prétextant que la Bible condamnait la fornication et l'adultère, alors que la même Bible rapporte que Jésus, répondant à la multitude que se préparait à lapider Marie-Madeleine, disait: "Que celui qui est sans péché, lui jette la première pierre.¨ Et, lorsqu'Il leva les yeux, tous avaient disparu, le laissant seul avec Marie-Madeleine." (Jean 8:7)
Le Maître n'a t-il pas dit, dans la parabole de la brebis perdue: "Il laissa les autres quatre-vingt-dix-neuf brebis broutant dans la colline, et s'en fut à la recherche de la brebis perdue. (Matt. 18:12)
N'est-il pas étrange qu'une dénomination dont la doctrine repose sur les enseignements de Jésus, ne tienne aucun compte de ces même enseignements? Et lorsque Pierre disait qu'il pardonnait sept fois, Jésus ne l'a pas félicité pour autant. Au contraire, il lui répondit qu'il lui fallait pardonner soixante-dix fois sept fois. Ces pharisiens des temps modernes se proclament les disciples de Jésus, et pourtant ils ignorent totalement ses enseignements, ou alors les interprétent à leur guise, et selon leurs propres besoins. Et c'est pourquoi nous disons, qu'il faut regarder, non dans les livres du monde, mais dans le livre de notre propre vie, et trouver là, les réponses à tous les 'soi-disant' mystères de la vie. Jésus répétait sans cesse, qu'Il était venu enseigner l'esprit de la loi, le Nouveau Testament, non pas celui qui est écrit, mais un Nouvel Ordre, une Nouvelle Renaissance qui ne peut se réaliser que dans l'amour, la compréhension, le pardon, la tolérance et l'assistance aux autres. Point n'est besoin, pour cela, de servir en paroles, par des prières répétitives et des rites interminables, un Dieu qui n'a aucun besoin de ces manifestations extérieures, et qui n'est, en fait, pas plus loin que notre propre Temple intérieur.
Le point qu'il faut souligner est celui-ci: si, comme le supposent les religions chrétiennes, la Bible est le Livre de Dieu, personne, pas même les chefs spirituels des Églises, n'auraient osé enlever, ne serait-ce qu'un iota, de son contenu. Et à supposer que la Bible fut dictée par Dieu, comment aurions-nous pu la corriger et la modifier pendant des siècles, sans encourir Sa colère? Tout ça ne vous semble-t-il pas irrespectueux et téméraire? Les évèques n'oseraient pas modifier une encyclique papale, sans le consentement du Chef de l'Église! Un éditeur hésiterait avant de modifier le livre d'un auteur, et nous oserions faire cet affront à Dieu! Soyez certains qu'on ne se moque pas impunément de Lui, et que si la Bible était vraiment Son Livre, ce Dieu qui voit et entend tout, n'aurait jamais permis à qui que ce soit d'en altérer le contenu. En lisant certains passages de l'Ancien Testament, il est difficile de croire, que Dieu les aurait inspiré. Tous ces préjugés qu'on y retrouve, de même que toutes ces guerres, conflits et querelles de toutes sortes, n'ont aucun rapport avec la spiritualité, et, ne serait-ce que pour cela, il est évident que le livre fut écrit par des humains, avec toutes les réserves que cela implique. Si le livre émanait vraiment de Dieu, alors les enseignements de Jésus n'aurait plus de sens, et son admonition de s'aimer les uns les autres et de tendre l'autre joue serait une farce.
Et si la Bible fut écrite par des êtres humains, alors le Livre devrait être considéré dans sa valeur intrinsèque, c'est-à dire, les enseignements de Jésus et ceux des prophètes de l'Ancien Testament, gardant toutefois à l'esprit, le fait que les évangiles ont été écrits plusieurs décennies après les évènements qui ont entouré l'arrestation de Jésus.
L'Évangile le plus remarquable et le plus plus précis est sans nul doute celui de Luc (Lucius) qui n'était pas un disciple de Jésus, et ne le connaisssait que par les nombreuses conversations qu'il avait eues avec Marie, sa mère, les Disciples, et certains de ses contemporains plus âgés qui l'avaient bien connu. Médecin de l'Ecole Alexandrine, Lucius avait été témoin de la guérison spontanée (miraculeuse) de deux de ses patients. Une transformation si soudaine, lui fit se souvenir d'un homme qui, plusieurs années auparavant, avait enseigné les vérités spirituelles et accompli des 'miracles'. Ainsi, il raconta la vie et les enseignements de Jésus tels qu'il les entendit de la bouche de tous ceux qui avaient croisé sa route, et tout spécialement les Disciples et les amis de Jésus encore vivants.
Ainsi, l'Évangile le plus digne de foi n'est pas le compte-rendu d'un proche de Jésus, mais plutôt un récit de seconde main, où l'auteur écrit, en toute bonne foi, en espérant que la mémoire de ses interlocuteurs ne leur a pas fait défaut, et Dieu sait les tours que cette mémoire peut parfois nous jouer. Ne serait-ce que pour cette raison, la Bible n'est pas, et ne peut être, un livre dicté par la Force Spirituelle que nous appelons Dieu.
Elle est toutefois un livre qui parle de Dieu, et elle devrait être lue avec ouverture d'esprit, considérant que Jésus parlait souvent en paraboles, et nombre de ses enseignements devrait être compris dans cette perspective. Certains d'entre eux, étaient contraire à la loi juive de cette période, et il condamnait les rites et les coutumes matérialistes de son temps. Et ceci, il le démontra lorsqu'il chassa les marchands du Temple, ou encore, lorsqu'il empêcha ses compatriotes de lapider Marie-Madeleine, sans oublier les 'miracles' de guérisons qu'il accomplissait le jour du Sabbat. En fait, les enseignements de Jésus étaient en totale contradiction avec les rites religieux et les coutumes juives de son temps, et il dénonçait constamment l'hypocrisie des prêtres et des scribes. D'ailleurs, dès le début de son ministère, ceux-ci avaient tout fait pour se débarrasser de celui qu'ils considéraient comme un fauteur de troubles, et qui menaçait leurs rites, leurs lois, et leurs institutions.
Comme l'histoire a toujours tendance à se répéter, l'humanité se retrouve, encore une fois aujourd'hui, dans la même situation où elle doit, tel que Jésus l'a enseigné, mettre de côté la lettre de la loi, et ouvrir son propre livre de vie, où elle trouvera l'esprit de la loi et le secret de la Vie Eternelle.
Il est regrettable de constater que l'homme a toujours eu tendance à interpréter, dans un contexte tridimensionnel, des vérités cosmiques multidimensionnelles qui s'adressent à l'être total, c'est-à-dire, l'esprit, l'âme et le corps de l'individu. Tout comme les enseignements de nos systèmes d'éducation, l'histoire, la géographie, la science, et les mathématiques, sont dispensés dans le but de faire l'expérience de la vie dans les meilleures conditions possibles, ainsi les enseignements spirituels nous sont offerts dans le but de lever le voile de la matérialité qui obscurcit notre vue depuis si longtemps, afin que nous puissions comprendre, et mettre à profit, les principes ésotériques nous permettant de percevoir les dimensions supérieures, ou cercles de vie, et de trouver ainsi le chemin qui mène à l'état de Conscience Christique.
Dieu, l'Intelligence Suprême, ne s'intéresse pas à notre vie matérielle et aux oeuvres des hommes. Les lois humaines sont là à cet effet. Dieu ne s'intéresse qu'à notre vie spirituelle, et celle-ci ne relève, en aucune façon, de la loi des hommes, civile, ou religieuse.
Aucun individu, ou groupe d'individus, n'a le droit de s'immiscer dans la vie spirituelle d'un autre individu, si ce n'est pour l'encourager et le conseiller, mais jamais afin de lui imposer leur propre vue. Ceci vaut également pour les églises, et la réponse de Jésus, "Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu", doit être comprise dans la perspective que Dieu laisse aux hommes la direction des affaires humaines afin que s'accomplisse la loi karmique de cause et d'effet, mais Il demeure le seul juge de notre comportement mental et spirituel, tant et aussi longtemps que ce comportement ne vient pas en conflit avec la liberté d'expression d'un autre individu et avec les lois humaines, lesquelles, mêmes si elles sont inadéquates et imparfaites, ont été faites pour la protection de tous les individus. Et il faut bien admettre, en toute honnêteté, que lorsqu'il s'agit de mettre en cause le comportement spirituel ou mental des autres, nous avons tendance à nous en rapporter à la 'lettre de la loi' plutôt que de tenter de trouver, dans notre temple intérieur, l'amour et la compassion qui sont, en fait, l'esprit de la loi.
Par exemple, si un individu vole son voisin, il sera jugé et condamné à payer une amende, ou il devra passer un certain temps en prison. C'est la loi humaine, et aussi longtemps que l'humanité ignorera les lois d'amour et de compassion, nous aurons besoin de ces lois, pour maintenir un certain équilibre dans les affaires humaines. D'un autre côté, si une femme décide, de son propre chef, de se servir de contraceptifs, ou d'avoir un avortement, c'est son affaire et sa décision. Ni l'église, ni le gouvernement, ni aucun autre individu, n'a le droit d'intervenir dans sa décision, et le fait d'être porteur de semence ne donne à l'homme aucune autorité, ou droit, en la matière. Par ailleurs, ces élans soudain de générosité de l'homme [je parle ici de l'opposition de l'homme à l'avortement] sont plus souvent le fait de préjugés mâles d'orgueil et de conceptions erronées de la vie, qu'un véritable élan d'amour pour l'enfant qui doit naître. Le premier souci de l'homme devrait être le bien-être mental et physique de la mère qui est bien vivante, et non celle d'un foetus qui n'a pas encore reçu le souffle de vie.
De plus, il est rare qu'un mariage, ou une union, se fasse avec la promesse spécifique d'avoir un enfant. Aucune loi humaine ne peut obliger une femme à rendre une grossesse à terme, si tel n'est pas son désir. La responsabilité est sienne (non celle du père), et c'est une décision qu'elle seule doit prendre. Ceux qui, à cause de leurs préjugés et fausses conceptions de la vie, l'accusent de tuer un corps qui, par le processus de la naissance, pourrait devenir un être vivant, se préparent un karma encore plus grand, parce qu'ils interviennent indûment dans la mission karmique d'une autre personne. Ils défient ainsi les lois de procréation que la future mère représente en tant qu'expression de Dieu sur terre. Cette ingérence est une erreur encore plus grande que l'avortement, qui pourrait être, tout au plus, un manque de générosité, car, en règle générale, l'esprit n'entre dans le corps, que vers le troisième mois de la grossesse. Dans le cas éventuel d'un avortement, cet esprit pourra toujours trouver un autre corps pour son incarnation terrestre, et il a, en fait, l'éternité pour ce faire. Il sera d'ailleurs question d'avortement dans un prochain chapitre, mais ceci est un excellent exemple de l'intolérance de la société pour tout ce qui n'est pas conforme aux coutumes sociales et religieuses établies par cette même société.
Vous pouvez lire la Bible tous les jours de votre vie, et jamais vous n'y trouverez un seul paragraphe, ou une seule phrase, ou Jésus condamne qui que ce soit. Et ceux qui semblent se complaire dans les psaumes et les versets de l'Ancien Testament semblent oublier que le Maître ne reconnaissait que l'esprit de la loi, le Testament d'Amour et de Compassion qu'il a laissé à toute l'humanité. Pourquoi recherchons- nous toujours la paille dans l'oeil du voisin, alors qu'elle n'est, en réalité, que la réflexion de nos imperfections et de notre propre incompréhension de la vie.
Dans un même ordre d'idée, et parce que la structure même de l'Église repose sur l'infaillibilité papale, il n'existe aucun passage de la Bible où il est dit que Jésus a donné suprématie sur son Église (spirituelle) à l'un quelconque de ses disciples, car ses enseignements ne parlaient que d'égalité. Il n'avait certainement pas à l'esprit, l'imposante hiérarchie des églises d'aujourd'hui, sachant fort bien, qu'il y aurait toujours des dissensions, si l'un ou l'autre de ses disciples avait autorité sur les autres. Après son 'Ascension' qui se produisit bien des années plus tard, les disciples argumentaient souvent sur la façon de dispenser les enseignements, et sur les critères permettant de devenir disciple du Maitre. Et même à cette époque, quelques-uns d'entre eux, dont le disciple Paul (il n'était pas l'un des douze apôtres), étaient divisés au sujet du rôle des femmes dans l'Eglise. Malgré le fait que Jésus avait accepté nombre d'entre elles comme disciple, ce malaise conduisit à leur désaffection des services du culte et de la prêtrise dans les siècles qui suivirent.
Et Jésus dit à ses disciples: "Allez et enseignez toutes les nations." Il ne leur a jamais demandé d'écrire un livre ou de fonder une religion en son nom. Il leur donna un seul enseignement: "Aimez-vous les uns les autres, et aimez Dieu, le Dieu qui réside dans le Temple de votre corps". Sans hésitation, il réprouverait toutes les lois d'églises qui réduisent les individus en esclavage, et sont, en fait, les obstacles, ou pierres d'achoppement, qui retardent leur épanouissement spirituel.
Cet épanouissement spirituel des êtres humains ne peut s'accomplir que dans l'expression illimitée de leur individualité dans un univers illimité. Et, là encore, c'est son refus d'accepter sa propre divinité, qui empêche l'être humain de faire l'expérience, non seulement de l'univers tridimensionnel, mais de tout l'univers cosmique, visible et invisible.
En promulguant leurs propres lois, les Églises ont déformé la Vérité. Elles ont imposé des limites à l'expression de l'homme et de la femme dans l'univers, et à leur droit inaliénable de vivre pleinement leur vie en véritable Fils et Filles de Dieu. Ceci a, éventuellement, donné naissance à une Tour de Babel spirituelle, composée de centaines de dénominations, chacune d'elles convaincue qu'elle possède l'ultime vérité, et que sa voie est la seule qui mène à Dieu, fermant ainsi leur esprit à la réalisation, qu'il n'y a qu'un Dieu, la Suprême Intelligence, une seule Loi, la loi d'Amour, et une seule religion, le Christ qui réside en chacun de nous.
Jésus a tenté vainement de faire connaître ces vérités spirituelles, mais le peuple, et même les disciples, avaient une crainte révérencielle de ce qu'ils appelaient ses 'miracles'. Pour eux, il était plus rassurant de le considérer comme un Sauveur et, plus tard, comme le seul et unique Fils de Dieu, oubliant, du même coup, que la Mission de Jésus était de leur faire réaliser qu'ils étaient tous des Fils et Filles de Dieu; de leur faire comprendre que l'Univers pouvait obéir à leur commandement, et qu'ils pouvaient accomplir les mêmes guérisons du corps et de l'esprit, s'ils renonçaient, une fois pour toutes, à leurs limitations et à leurs idées préconçues, concernant leur expérience dans les mondes physiques.
A l'aube de ce 21ème siècle, peu de gens peuvent se vanter d'avoir une véritable compréhension de la Bible, et ceci, tout simplement, parce que, par sa logique et son analyse de tout ce qu'on lui a appris dans le passé, l'humanité se complaît dans ses propres limitations et refuse de reconnaître la simplicité de la vie.
Il est curieux de constater qu'un grand nombre, sinon la majeure partie des adeptes de la Bible, troquent très souvent les Évangiles pour les légendes et les histoires guerrières de l'Ancien Testament, lesquels répondent plus à leur conception d'un Dieu vengeur et d'un enfer éternel. Convaincus qu'ils sont que c'est le livre de Dieu, ils se réfugient dans ces versets parfois symboliques et ce folklore biblique, trouvant, là, un apaisement de leur crainte de la Divinité, et un entérinement de leur intolérance.
C'est pourquoi chacun doit lire en son propre livre de vie, car c'est par ce moyen que Dieu s'exprime à travers chacune de Ses créatures, chaque jour, chaque minute et chaque seconde de notre vie. Il parle clairement, et assez fort, pour que nous le comprenions, et ce n'est certes pas Sa faute, si nous sommes sourds, et ne l'entendons pas.
Chaque seconde qui passe nous retrouve un être nouveau, et ce qui est vrai aujourd'hui, est obsolète le lendemain. Par exemple, dans les colonies d'il y a quelques siècles, il était, sinon acceptable, du moins tolérable, de porter des vêtements faits de peaux d'animaux, à cause de la rareté de matières premières. Toutefois, ce n'est plus le cas aujourd'hui, alors que les manufactures regorgent de vêtements chauds, faits à base de laine, de coton et de produits synthétiques. Tuer des animaux dans ce seul but, dénote une incompréhension totale de la corrélation qui existe entre toutes les formes de vie. Ce qui était, alors, une nécessité, est maintenant devenue un luxe, acquis aux dépens d'une vie. Et ainsi, la vérité de la nécessité est devenue obsolète, à cause du progrès que nous avons fait dans l'industrie du vêtement.
Il en sera de même, un jour prochain, lorsque nous pourrons remplacer la viande par d'autres éléments nutritifs, (le processus est déjà en marche et il existe de très bons produits à base de tofu, d'herbes et d'épices) mais, d'ici là, ceux qui le désirent peuvent manger de la viande sans arrière-pensée, tout en ayant, à l'esprit, une pensée spirituelle pour l'animal qui donne ainsi sa vie afin de les nourrir. Cela aussi fait partie du processus évolutif de la vie, et ce qui est vrai à cet égard, aujourd'hui, deviendra obsolète dans un avenir prochain, alors que les choses seront vues dans une toute autre perspective.
D'aucuns diront que c'est s'engager sur un chemin glissant, et que, en fin de compte, les légumes, les fruits, les épices, et tous les aliments que nous consommons, sont également des formes de vie. Toutefois, à l'encontre des animaux, ces formes de vie sont pleinement conscientes de leur mission terrestre, qui consiste à nourrir l'humanité. En s'offrant, ainsi, comme nourriture pour la survie de l'être humain, elles participent au plan divin, et gravissent, elles-mêmes, les échelons de l'évolution.
Dans une perspective cosmique des êtres et des choses, l'être humain n'a aucun besoin de nourriture, et peut se nourrir de l'énergie divine qui l'entoure (le prana). Ce sont nos propres limitations, qui ont créé cette arène tridimensionnelle, où les formes de vie les plus évoluées se dévorent entre elles pour survivre.
Sous la bannière de Jésus, et contrairement à ses enseignements, l'Eglise a établi des lois et promulgué des dogmes, qui limitent la liberté d'expression de l'individu, et le lient à des ordonnances et des rites qui n'ont rien à voir avec son propre épanouissement spirituel. Il y a quelques décennies, quiconque recevait la Communion, sans avoir jeûné depuis minuit, commettait un péché mortel, et pourtant, aujourd'hui, les catholiques peuvent la recevoir en tous temps. Du jour au lendemain, le péché a disparu, et ceux qui avaient transgressé cette loi d'église, se sont soudainement rendus compte, qu'en réalité, il n'y avait jamais eu de péché mortel.
Et que dire de l'altération des enseignements de Jésus pour instituer le sacrement de Pénitence, ou confession! Lorsque Jésus dit à ses disciples: "Ce que vous lierez sur terre sera lié dans le ciel et ce que vous délierez sur terre sera délié dans le ciel," il parlait du Christ en chacun d'eux , qui leur permettrait de manipuler les atomes de l'univers (donc de les lier ou de les délier), afin de faire apparaître l'objet de leurs désirs, comme il l'a fait, lorsqu'il multiplia les pains et les poissons. Il faisait, également, allusion à la guérison des malades, alors que l'énergie divine qui émanait de lui liait 'miraculeusement' les blessures, corrigeait les infirmités, et déliait les langues de ceux qui étaient muets depuis leur naissance. Et voila la véritable signification des paroles de Jésus qui ne donnait aucune crédibilité au péché. Nous n'avons aucun besoin d'un palliatif tel que la confession, car nous ne répondons de nos erreurs qu'à Dieu, le Dieu qui réside dans le Temple de notre corps, et la loi de cause et d'effet se charge du reste.
Il n'existe aucun passage des Évangiles où Jésus condamne l'avortement et l'homosexualité, parce que la loi de Dieu est plus subtile que la loi des hommes, et qu'elle tient compte des faiblesses de la race humaine et des circonstances atténuantes qui entourent toute condition de vie. Et pourtant, l'Église en a fait un cas de péché mortel, et elle est demeurée intransigeante jusqu'à ce jour. Il est beaucoup plus important d'obéir à la loi d'Amour et de Compassion, que de suivre à la lettre une doctrine qui limite l'expression de l'être humain sur terre.
L'interprétation de la Bible, demande une ouverture d'esprit et une véritable perception des lois spirituelles qui régissent l'univers. De nombreux passages contiennent des messages symboliques qui n'ont absolument rien à voir avec les interprétations littérales de la plupart de nos enseignants spirituels, prêtres, rabbins, pasteurs et évangélistes.
De nos jours, la Bible est devenue le livre de chevet des familles, et des prédicateurs en herbe embarquent dans cette nouvelle aventure, et deviennent, du jour au lendemain, des révélateurs de la Parole Divine. Leur zèle religieux est édifiant, et, dans les rencontres sociales, il n'est pas inhabituel de les voir à l'oeuvre, feuilletant la Bible avec dextérité, et citant différents passages des Évangiles, du Lévitique et des autres prophètes.
Il est bon de lire, il est définitivement enrichissant de lire la Bible et d'enseigner la Parole. Néanmoins, c'est une épée à deux tranchants, et, s'il est conseillé de prendre des leçons de conduite avant de prendre le volant d'une automobile, à plus forte raison devons-nous atteindre un certain niveau de développement spirituel, avant de pouvoir comprendre le symbolisme et les vérités fondamentales de la Bible, et devenir un enseignant spirituel.
La plupart de ceux qui lisent la Bible, devrait concentrer toute leur attention sur les Évangiles, et méditer sur les enseignements de Jésus, au lieu de s'attarder sur certains livres de l'Ancien Testament dont le contenu est un reflet de moeurs et coutumes que notre société aurait plutôt intérêt à oublier. Il est certains de ces livres sont très édifiants, mais il est extrêmement difficile de s'y retrouver en termes d'actualité. Les mots sont parfois interprétés dans leur sens littéral, plutôt que symbolique, ce qui donne lieu à des explications abracadabrantes de la part du néophyte, qui s'improvise, ainsi, enseignant spirituel.
Il est écrit dans la Bible, qu'il y aura de faux prophètes qui accompliront des 'miracles', et exerceront une influence considérable sur le peuple. Ce jour est arrivé, et de nombreux évangélistes et prédicateurs, démontrent, fort malheureusement, une plus grande facilité d'élocution, qu'une véritable compréhension des valeurs spirituelles de la vie. Ces faux prophètes en sont encore à la maternelle de la vie. Ils entraînent dans leur sillage tous ceux qui . Forts de leur pouvoir exceptionnel de conviction et leur vision moyenâgeuse du ciel et de l'enfer, ils font, en quelque sorte, le lavage de cerveau d'une société en quête d'un Dieu personnel et d'un Sauveur; une société, qui a oublié que nous avons librement choisi de nous incarner dans les mondes tridimensionnels, afin d'apprendre, par nos propres moyens, les leçons de la vie; une société, qui devrait se tenir debout, dans la ferme conviction, que chaque individu est responsable de son salut, et qu'il doit trouver, seul, et par ses propres moyens, le chemin qui conduit à la Vérité et la Vie.
La Bible est devenue un outil tellement puissant entre les mains de ces pasteurs, prédicateurs et évangélistes, qu'ils ont réussi, par le truchement de la radio et de la télévision, à édifier une structure religieuse gigantesque, en construisant des écoles et des universités, où ils enseignent, non pas les valeurs spirituelles de la vie, mais les croyances archaïques de l'enfer et de la damnation éternelle. L'avortement et l'homosexualité, sont devenus leur cheval de bataille, et ils semblent toujours trouver, dans l'Ancien, ou le Nouveau, Testament, un verset ou une phrase qui justifie leur point de vue.
Transposant les écrits de l'Ancien Testament, ils tentent de les accomoder à notre présente structure sociale, laquelle est totalement étrangère aux moeurs et coutumes qui prévalaient en ces temps-là. Si je peux me permettre une analogie, c'est comme si on tentait de réparer une Chevrolet 1994, en se servant du Guide d'entretien de 1944. Un mécanicien chevronné s'y retrouverait à peine, et il est plus qu'évident, qu'un apprenti n'y comprendrait absolument rien. Les moteurs ont changé durant les 50 dernières années, et les pièces ne sont plus les mêmes. Les carrosseries ont été modifiées, et les automobiles sont maintenant équipées, de transmissions automatiques et de gadgets électroniques, qui étaient impensables durant les années 40.
Si la société a pu s'adapter aux changements occasionnés par le progrès technologique, elle peut également s'adapter aux nouveaux modes de perception d'un monde en constante évolution. L'humanité doit s'ajuster constamment à ces nouveaux modes d'expression et de perception, résultat et conséquence des expériences de toutes les vies que nous avons vécues. Les civilisations ont progressé et régressé à travers les âges, mais nous sommes toujours les Enfants Prodigues qui désirent retourner à la maison de leur Père.
L'humanité doit, finalement, réaliser, que la vérité ne se trouve pas dans les livres, mais à l'intérieur de nous-mêmes, dans notre propre livre de vie; qu'il y a une énorme différence entre les demi-vérités que nous trouvons dans les livres, et la Vérité absolue que nous retrouvons en nous-mêmes, en tant qu'expression de Dieu sur terre.
Chacun de nous est une île, un Univers, et nous avons accepté le défi, de faire l'expérience d'une vie matérielle, non pas à travers les yeux de notre voisin, ou de notre église, mais, bien plutôt, à travers nos propres sens de perception, conscients que nous sommes physiquement, mentalement, et spirituellement, le seul juge et juré de cette vie; que ce sont nos propres limitations, qui nous empêchent de comprendre et de faire usage des lois spirituelles qui, tôt ou tard, nous permettront de redevenir des co-créateurs avec la Force Universelle que nous appelons Dieu.
Une fois pour toutes, la Bible doit être reconnue pour ce qu'elle est vraiment, un livre merveilleux, centré sur les enseignements de Jésus, un livre écrit par des gens bien intentionnés, et parfois inspirés, qui voulaient tout simplement préserver, pour la postérité, quelques-uns des enseignements de Jésus. Et il est évident, que, si tous les enseignements du Maître avaient été préservés, ils rempliraient plusieurs volumes.
Livre de chevet des religions et sectes chrétiennes, l'Ancien Testament est devenu la pierre d'achoppement de notre évolution spirituelle. Dans l'esprit de plusieurs, il surpasse même les évangiles, et tous ceux qui se cramponnent à ses textes symboliques, sa mythologie et sa panoplie de guerriers, rois et prophètes, devraient se souvenir que Jésus lui-même disait, et il est bon de le répéter, qu'Il était venu pour enseigner, non pas la lettre de la loi, (l'Ancien Testament), mais l'esprit de la loi, le Nouveau Testament d'Amour et de Compassion. Ce testament se trouve, non pas dans les livres, mais dans la sérénité de notre être, dans notre propre livre de la Vie.
L'humanité est au seuil d'une nouvelle ère, une Nouvelle Renaissance, qui se lève sur tous ceux qui, se détournant des conceptions erronées du passé, se tourneront vers l'avenir, et transcenderont les limitations que l'humanité s'est volontairement imposées.
Dans les demeures du Père, il y a place pour tous les enfants prodigues, qui reconnaîtront, que, par l'expression de leur force spirituelle et de leur potentiel Divin, ils deviennent illimités dans un Univers illimité.