L'Ancien Testament: un anachronisme dans notre 20e siècle.

Ce qui suit est en réponse à divers textes retrouvés sur le Net et traitant de la nature et la place de la femme dans le monde.
Ce n'est pas un traité sur la nature et la place de la femme dans le monde, mais le sujet viendra certainement sur le tapis, lorsqu'il sera question de préjugés et conceptions de l'Ancien Testament qui, malheureusement, ont trouvé place dans notre société actuelle.

Nous venons de franchir le seuil de l'Age de l'Illumination, cet âge qui fut annoncé par Jésus et tous les prophètes qui l'ont précédé. Le temps est venu de mettre de côté cette conception enfantine de la spiritualité que représentent les rites et les manifestations extérieures de culte, lesquelles ont été le banc d'essai et l'école préparatoire pour le Nouvel Age dont nous venons de franchir le seuil.

Nous quittons maintenant la maternelle pour l'école élémentaire de la vie. Ces manifestations extérieures que nous retrouvons dans toutes les religions du monde, et plus particulièrement dans l'Église de Rome, ont eu leur raison d'être durant cette période de l'Age du Poisson. Tout comme les enfants de la maternelle ont besoin d'objets tangibles pour faire l'apprentissage d'un art ou de la vie en général, ainsi s'est-on servi des rites et des manifestations extérieures de culte pour illustrer, de manière tangible, des vérités spirituelles qui allaient devenir la fondation même de l'Age suivant.

Ainsi donc, l'homme devait apprendre, par des symboles, des rites et des formes, afin de bien comprendre la profonde signification des concepts qui lui étaient offerts. Et tout comme on présente à l'enfant des objets qui sont représentatifs d'une idée afin qu'elle puisse se cristalliser dans son esprit, ainsi les rites et manifestations ont été la représentation visuelle de tous ces concepts spirituels qui sont partie intrinsèque du corps que nous endossons à la naissance, et par lesquels il nous est possible d'avoir une plus grande perception de notre univers cosmique.

C'est là l'unique raison de la venue du prophète Jésus sur terre. Il est venu pour enseigner à l'humanité qu'un homme (ou femme) de chair et de sang pouvait transcender la matérialité (le monde physique) et avoir accès, ici et maintenant, à ce que nous appelons le Paradis, mais qui est, en réalité, l'état naturel de l'être humain.

Au temps de l'Ancien Testament et jusqu'au temps de Jésus, les lois religieuses étaient intimement liées à la vie sociale des peuples et ceci, à tel point que, sous l'autorité patriarchale qui existait en ce temps-là, certaines coutumes de société et rites religieux sont devenus des dogmes, ou si vous préférez, la Parole de Dieu. L'homme de l'Ancien Testament avait autorité totale sur la femme, et nombreux étaient ceux qui la considéraient comme un accessoire, juste un peu plus haut que les animaux, lesquels étaient parfois traités plus humainement.

De la Genèse à Malachie, l'Ancien Testament est la relation de l'expérience humaine sur terre. C'est l'histoire des civilisations qui ont précédé la venue de Jésus, leurs luttes et leurs erreurs, de même que leurs succès et leurs défaites en tant que peuple de Dieu en route vers son but ultime, la Source dont il est issu. Ce n'est pas l'histoire des Juifs ou des Hébreux. C'est l'histoire d'une humanité primitive, dont les coutumes, religieuses ou autres, ne peuvent, en aucun cas, être un exemple pour les générations qui les ont suivi, y compris la nôtre. L'être humain tire profit de ses erreurs. Il ne les glorifie pas. Les coutumes barbares et désuètes de l'Ancien Testament ont été remplaçées par un comportement plus humain, et, de nos jours, il serait mal vu qu'un père incite sa fille à la prostitution pour sauver un invité dans sa maison:

"Le propriétaire de la maison sortit et leur dit: Non, mes frères, je vous prie, ne commettez pas le mal. Maintenant que cet homme est entré chez moi, ne commettez pas cette infamie! Voici ma fille qui est vierge, je vais donc la faire sortir. Abusez d'elle et faites lui ce que bon vous semblera. 'Mais envers cet homme, vous ne commettrez pas une infamie de cette sorte." (Juges 19: 23-24)

Même si l'Ancien Testament est rempli de ces histoires sordides, il est aberrant de voir qu'un très grand nombre de Chrétiens vivent selon des principes erronées et des coutumes barbares qu'ils ont retrouvé dans ce qu'ils appellent le Livre de Dieu. Telle que présentée, et à l'exception du Livre de Job, qui est une allégorie de l'expérience terrestre, les psaumes, qui sont néanmoins une interminable litanie enfantine de louanges à Dieu, Ecclésiaste, un livre de pensées philosophiques, les proverbes et les Prophètes, l'Ancien Testament n'aurait jamais du être inséré dans la Bible et entre les mains des profanes. Au lieu d'être présenté comme le Livre de Dieu, le livre aurait du être placé dans les classes d'histoire, avec quelques coupures, bien entendu.

C'est précisément parce qu'on a laissé croire que les préjugés et conceptions erronées que l'on retrouve dans la Bible sont sanctionnés par Dieu, qu'il est devenu nécessaire de remettre les livres bibliques dans leur perspective propre. Et ceci, non seulement parce que l'Ancien Testament ne rencontre pas les critères d'une société évolué, mais également parce que, aux yeux d'un grand nombre de Chrétiens, le Lévitique, Samuel, les Rois, les Chroniques et même les Actes des Apôtres sont devenus la source d'enseignement et une sorte de modus vivendi, dépassant en cela, les enseignements de Jésus qui n'ont pas su trouver le chemin de leur coeur. Il suffit d'écouter les prédicateurs du haut de leur chaire et les évangelistes des ministères télévisés, pour se rendre compte que leurs enseignements sont centrés sur l'Ancien Testament et les Actes, lesquels correspondent plus à leur propres préjugés et à leur conception d'un Dieu personnel.

Parce qu'il est difficile de faire la part des choses dans cette panoplie de rois, de guerriers et de prophètes, et aussi parce que l'histoire s'enchevêtre dans les enseignements, l'Ancien Testament est devenu un outil dangereux entre les mains d'enfants immatures et inexpérimentés, qui voient dans ces versets d'une autre époque la Parole infaillible de Dieu. Et non seulement les considèrent-ils comme la Parole, mais encore, ils tentent d'y apporter leur propre interprétation, laquelle contribue encore plus à élargir le fossé entre l'homme et la femme, et à propager les préjugés et l'intolérance que nous connaissons présentement.

La nature de l'homme et de la femme ne peut être définie uniquement dans l'apparence extérieure du corps qu'ils ont endossé à la naissance. Ce costume, le corps féminin et masculin, ne sont que le moyen, librement choisi par l'individu, pour s'exprimer dans le monde physique et accomplir la tâche, également choisie, de sa présente incarnation.

Dire que l'homme et la femme sont égaux en tant qu'entité mentale et spirituelle est une définition exacte en relation avec la Force (ou Énergie) Universelle que chacun représente, car, peu importe ce que l'Ancien Testament peut en dire, l'homme et la femme sont égaux aux yeux de Dieu. Ils ont été créés égaux, proviennent du même moule androgyne (mâle et femelle), et l'allégorie de la 'côte d'Adam' n'a servi qu'à perpétuer le préjugé mâle que l'homme était le maître de son foyer. Ceci, bien sûr, a conduit à l'esclavage physique, mental et spirituel de la compagne que Dieu lui avait donné pour faire l'expérience des mondes physiques. Ce désir de posséder et de contrôler fut la cause de la Chute, et l'homme et la femme furent créés dans le but spécifique de réapprendre les lois d'amour et de compassion pour tout ce qui les entoure, (la nature, les plantes, les animaux etc...) bien sûr, mais plus spécifiquement pour le compagnon ou la compagne de leur expérience terrestre.

Dire que l'homme et la femme sont égaux en tant qu'entités physiques est, jusqu'à un certain point, une juste définition de leur rôle dans le monde, en tant qu'expression du Dieu qu'ils représentent. Même si leurs perceptions sont différentes, c'est-à-dire, même s'ils voient les choses d'une perspective différente, la perception de l'un est aussi valide que celle de l'autre. Dans une perspective cosmique de la vie, nous avons tous été, à tour de rôle, homme et femme, et l'un ne peut envier l'état de l'autre, car nous avons tous expérimenté ces deux aspects spécifiques de la vie.

Mais alors, pourquoi les hommes tiennent-ils mordicus au rôle de dominateur qu'ils ont assumé depuis des millénaires, et pourquoi tant de femmes se battent pour reconquérir un statut d'égalité, non seulement en esprit, mais également une égalité de talents et de performance où ils se dressent, les uns contre les autres dans une compétition qui ne peut que conduire à la méfiance et au désappointement?

L'Ancien Testament nous présente une vision très limité et biaisée de l'histoire du monde. Il n'y a pas si longtemps, on croyait encore que la terre était le centre de l'univers, et ceci à tel point que la croyance était devenue un dogme de l'Église avec toutes les limitations que ce mot implique: la terre était plate et stationnaire, et ceux qui n'adhéraient pas à cette croyance (entre autres, Galilée et Copernick) étaient torturés et condamnés comme hérétiques.

Les mêmes livres sacrés nous enseignent que la vie sur terre commença il y a quelque six mille ans, et cette croyance faisait également partie de la doctrine que personne ne pouvait réfuter sous peine de sanctions sévères. De nos jours, et même si quelques uns adhèrent encore à ces croyances, il est reconnu que la terre commença son voyage orbital il y a plus de six milliards d'années; que nous sommes entourés d'une infinité de planètes dans notre seule galaxie, et qu'il y a des millions de galaxies dans l'univers. Est-ce assez pour nous rendre plus humble, ou sommes-nous trop centrés sur nous-mêmes pour accepter le fait que l'attention divine n'est pas dirigée uniquement vers la terre, et qu'il y a des millions de planètes habitées dans l'univers dont nous nous croyons les maîtres.

Si l'Ancien Testament était véritablement le miroir de l'évolution et de la mission de l'être humain dans le monde physique, il y aurait lieu de se poser de sérieuses questions quant à notre destinée ultime, car aucun Dieu 'sensé' ne tolèrerait les aberrations que l'on retrouve dans ses pages. Heureusement, tel n'est pas le cas. La vie se manifesta sur de nombreuses planètes il y a des milliards d'années et d'innombrables civilisations ont vu le jour avant celles dont il est question dans les livres bibliques. Tout comme le déluge de la Bible n'est qu'un parmi de nombreux autres qui ont affligé l'humanité, la période de temps qui est définie dans l'Ancien Testament n'est qu'une infime partie de ce grand scenario de la vie.

Les peuples de l'Ancien Testament n'étaient ni meilleurs ni pire que la plupart des civilisations qui les ont précédés, et le continent Atlantis qui sombra dans la mer il y a de cela 12,000 ans, est l'exemple typique d'un peuple qui adorait le veau d'or de la science et de la technologie, et fut détruit par cette même technologie dont il s'était servi à des fins personnelles et égoistes.

Ainsi donc, il n'est pas question ici de dévaloriser une époque de l'humanité dont nous faisions nous-mêmes partie, une époque qui a donné naissance èà Melchisédech, Elijah, Solomon, le Roi David et les prophètes, mais il n'est pas notre intention de les placer sur un piedestal et de les citer comme exemple de vertu. Leurs coutumes et leur comportement étaient loin d'être exemplaires. Ils vénéraient un Dieu de colère et de vengeance, fait à leur image et à leur ressemblance, un Dieu qui approuvait leurs préjugés, leur intolérance et leur conception erronée de la vie. Ils ont été la raison pour laquelle, à la fin de cet Age, un nouvel Avatar nommé Jésus s'incarna dans le monde une fois de plus, afin de montrer à à une humanité égarée, le chemin du Royaume et le secret de la Vie Éternelle.

A l'exception des Évangiles, lesquels, même s'ils ont été modifiés, présentent tout de même une image plus juste de la Déité, le Dieu de la Bible n'existe tout simplement pas. C'est un Dieu créé par l'homme, un Dieu d'argile, un Dieu personnel qui se nourrit des louanges de ses créatures, un Dieu qui disparait graduellement à l'aube de cette nouvelle renaissance de l'humanité. Le Dieu de cette nouvelle humanité est un Dieu d'amour et de compassion. Il est le serviteur de toutes ses créatures et n'attend que leurs requêtes pour accomplir tous leurs désirs. L'être humain n'est pas au service de Dieu. C'est Dieu qui est au service de toutes ses créatures.

J'entends déjà les grincements de dents de tous ceux qui vivent leur vie selon des principes qu'ils retrouvent dans l'Ancien Testament, dans les Actes des Apôtres, et dans les Lettres aux églises de ce temps-là. Ces écrits sont, pour la plupart, la relation de la vie sociale et religieuse de ces peuples et ne peuvent, en aucun cas, être considérés comme des enseignements issus de la Parole Divine. Les lettres de Paul, un nouveau converti, sont teintés de préjugés issus de l'Ancien Testament et perpétués par ses contemporains, et ne sont pas vraiment représentatifs des enseignements de Jésus.

Le vrai Dieu de l'Ancien Testament n'approuvait pas leurs coutumes et leurs modes de vie, et la destruction de Sodome et Ghomorre n'a été qu'une des nombreuses calamités qui se sont abattues sur toutes les civilisations qui se sont éloignées du droit chemin et ont oublié leur origine divine. Toutefois, ces calamités étaient le fait de l'homme, ou, si vous voulez, la conséquence logique de l'ignorance de l'homme qui avait désobéi aux lois de la création. Dieu ne punit jamais. C'est la Loi elle-même qui s'accomplit, et ainsi, la cause et l'effet de toute forme de vie maintient l'équilibre de toute la création.

Et voilà comment, au lieu de profiter de leurs erreurs, ces peuples avaient inventé un Dieu qui comprendrait et approuverait leur mode de vie, mais aussi un Dieu qui pourrait prendre leur relève et punir ceux qui dérogeraient à 'leurs' lois. Ainsi donc, en l'absence de Moïse, ils demandèrent à Aaron de leur construire un veau d'or, un Dieu qu'ils pourraient voir et louanger, un Dieu qui se tiendrait tranquille et ne ferait pas trop de vagues.

Et comme l'histoire le raconte, Moïse descendit de la montagne et, dans un excès de colère, brisa les tables de la loi et jeta au feu le veau d'or qu'ils avaient construit avec l'or de leurs bijoux et de leurs ornements. Et enfin, le le coup final porté par Dieu lui-même:

"Ainsi parle le Seigneur Dieu d'Israël: mettez chacun l'épée au côté, passez et repassez de porte en porte dans le camp et tuez, qui son frère, qui son ami, qui son proche. Les fils de Lévi exécutèrent la parole de Moïse, et dans le peuple, il tomba environ trois mille hommes." (Exode 32: 27-28)

Maintenant, en vous servant de votre jugement, de votre propre sesn de déduction, croyez-vous vraiment qu'un Dieu bon et miséricordieux aurait ordonné une telle tuerie après avoir donné à Moise les tables de la Loi ou il était écrit: 'Tu ne tueras pas!'? Sommes-nous si étroits d'esprit qu'il nous est impossible de faire la part des choses, de séparer le bon grain de l'ivraie? Sommes-nous esclaves de l'orthodoxie des religions, et à ce point immuables dans nos convictions, que nous n'osons même pas questionner la logique de ce que nous trouvons dans un livre, fut-il la Bible, le Baggavah-Gita ou le Coran? Prenez la peine de feuilleter l'Ancien Testament. Constatez avec quelle astuce on y a entremêlé les enseignements et les modes de vie, et vous comprendrez pourquoi tous ces préjugés et conceptions erronées font encore partie des modes de vie d'une grande partie de la Chrétienté.

Jésus a ainsi résumé tous ses enseignements: 'Aimez-vous les uns les autres' et voyez ce qu'on en a fait! On les a déformés et modifiés tout comme on a déformé et modifié les enseignements des prophètes qui l'ont précédé, afin de justifier un comportement égoïste et intolérant que l'on retrouve encore de nos jours.

La relation entre homme et femme a toujours été contrecarrée par cette autorité patriarcale émanant , en grande partie, des livres bibliques, lesquels, d'un coté, nous enseignent que Dieu nous créa tous égaux, alors que de l'autre, ils endossent une suprématie des hommes sur les femmes qui ont, néanmoins, été créées, non en tant qu'esclaves, mais comme compagne de route de l'homme, tout comme l'homme a été créé comme compagnon de route de la femme. Si tout ce que nous retrouvons dans l'Ancien Testament, les Actes et les Lettres est partiellement vrai, on ne peut qu'en venir à la conclusion que le Dieu des Chrétiens est, soit un Dieu masochiste et sans coeur, ou alors la Bible n'est pas le Livre de Dieu.

Et pourtant, même si de nombreux versets de l'Ancien Testament sont en totale contradiction avec les enseignements de Jésus, nombreux sont ceux qui vivent leur vie selon ces principes démodés et erronés. Les Actes des Apôtres ont également leurs imperfections, et certaines Lettres de Paul laissent à désirer et montrent des signes évidents de la mysogynie qui existaient en ce temps-là. Il existe de nombreux passages qui n'ont rien à voir avec les enseignements de Jésus, et sont plutôt des conseils se rapportant à la discipline interne des églises dont Paul était le chef incontesté. Par exemple, dans Cor.7: 1,2 & 8-9, Paul écrit: "Il est bon que l'homme s'abstienne de la femme. Toutefois, pour éviter tout dérèglement, que chaque homme ait sa femme et chaque femme, son mari." et plus loin il écrit: "Je dis donc aux veufs et aux célibataires qu'il est bon de rester ainsi, comme moi, mais s'ils ne peuvent vivre dans la continence, qu'ils se marient."

Il n'est pas indiqué si ce conseil s'applique aux disciples seulement , ou s'ils concernent la vie maritale en général. C'est, tout de même , venant d'un enseignant spirituel, un conseil assez étrange à à à donner à ses disciples. Marié ou célibataire, l'état de vie de l'individu n'a pas de rapport direct avec le progrès spirituel. L'être h7umain n'est pas jugé sur l'état de vie qu'il a choisi, mais sur l'expérience et les progrès spirituels qu'il en retire. Le prêtre n'a pas de statut particulier aux yeux de Dieu, non plus que le Pape, les évèques, les rois et les ministres. Jésus n'a-t-il pas dit: "Les premiers seront les derniers."

Le célibat des prêtre fut la plus grande erreur de l'Église, erreur qui se perpétue de nos jours, et il est une des causes de la désaffection des prêtres et des fidèles au cours des dernières décennies. Un ministre Protestant qui se marie a autant de valeur aux yeux de Dieu, qu'un prêtre catholique qui demeure célibataire, et peut-être même plus, car dans ce dernier cas, il existe une contrainte doctrinale (le célibat) qui n'est pas en accord avec la Loi Divine. Cette contrainte est le pire obstace a la progression spirituelle. Et de croire que le célibat est un atout dans les relations entre prêtre et fidèles dénote une incompréhension totale de la vie, et c'est le cas de tous ces membres de la Curie qui sont enfermés dans leur tour d'ivoire et ne peuvent comprendre les problèmes qui assaillent les couples et les difficultés de la vie maritale. On ne peut donner des conseils sur un sujet que l'on ne connait pas, et c'est pourquoi l'Église a tant de difficultés doctrinales avec le mariage, le divorce, l'avortement et l'homosexualité.

Donc, à l'exception des enseignements de Jésus, l'Ancien et le Nouveau Testament ne sont définitivement pas un terre fertile à l'amélioration des relations entre homme et femme, non plus qu'ils sont une fontaine de sagesse pour tous ceux qui désirent progresser sur la voie spirituelle.

C'est pourquoi, à la lumière des grands changements dont nous subissons les premiers soubresauts, et à l'aube d'une nouvelle humanité, il est impératif de mettre de côté les manifestations extérieures de culte, les rites, les icones et toutes les représentations de la Déité, car cette Déité est là, tout près, à l'intérieur de cette forme qui vous sert de corps.

Une fois de plus, on vous enseigne les mêmes concepts et les mêmes vérités universelles que le Maître Jésus vous a enseignées. Une fois de plus, on vous dit que vous êtes la manifestation de Dieu sur terre; que vous avez les mêmes prérogatives que Jésus et que vous pouvez accomplir tout ce qu'il a accompli, y compris devenir un Christ de Dieu. Tout cela est possible pour vous: il suffit de vous débarrasser de toutes ces limitations qui vous ont retenus captifs durant tant de millénaires.

Au lieu de feuilleter l'Ancien Testament, il serait beaucoup enrichissant de vous concentrer sur les enseignements de Jésus. Essayez de lire entre les lignes et de découvrir les concepts universels d'amour et de compassion qui se cachent derrière les paraboles. Un peu plus tard, vous découvrirez que tous ces concepts se retrouvent également à l'intérieur, dans votre propre Livre de Vie.



  Retour à Index Principal