Enseignements de la Nouvelle Renaissance
Enseignements de la Nouvelle Renaissance



Avant-Propos


Selon le point de vue, ce qui suit peut être perçu comme un argument en faveur de, ou contre, l'homosexualité. Pour éviter toute ambiguité, je dois dire que je m’exprime d’un point de vue hétérosexuel, lequel ne me donne qu’une image incomplète de ce que je tente d’exprimer. Néanmoins, seul m’importe le bien-être spirituel de l’individu, et ces enseignements ésotériques ne tiennent aucunement compte des babillages de soi-disant moralistes, pasteurs et prédicateurs qui perçoivent le monde de la perspective limitée de leur religion et de leurs croyances, et déforment et se servent des Écritures pour imposer leur propre vision de de la moralité et de la spiritualité.

Dans ce chapitre, il est clairement indiqué que, même si elle n’est pas conforme aux us, coutumes et modes de vie des sociétés dans lesquelles nous vivons, l’homosexualité est une expression de vie valide et gratifiante, tout aussi méritoire aux yeux de l’Énergie Suprême que nous appelons Dieu, que toute autre forme de relation sexuelle.

Durant des siècles, ces modes d’expression ont eu préséance sur le droit divin de l’individu de se servir, à son gré et bénéfice, de la forme qui lui sert de corps, tant et aussi longtemps qu’il, ou elle, se conforme aux lois spirituelles d’Amour et de Compassion.

Nous sommes une société intolérante, une société de juges qui rejette, avec ses airs de 'tartuffes', tout ce qui n'est pas conforme à ses croyances religieuses et ses modes de vie. En un mot, nous demandons à son Dieu de pardonner nos faiblesses humaines, mais nous sommes prompts à jeter la pierre à nos frères et soeurs de la terre qui ne partagent pas le même point de vue ou la même expérience de vie.

Ces enseignements sont universels, et ils sont les mêmes pour tous. Le maître Jésus a tenté de transmettre les mêmes vérités, et il fut rejeté. L'humanité doit faire amende honorable, et la bataille d'Armageddon dont il est mention dans la Bible, sera livrée, non sur les champs de bataille, mais à l'intérieur de l'être humain. C'est le combat de l'esprit contre toutes les limitations que nous appelons les 'péchés capitaux', le combat final entre le bien et le mal, alors que tous ceux qui auront surmonté leurs démons intérieurs, pourront prendre part à la Nouvelle Renaissance de l'humanité.

Puisse cet exposé vous aider à comprendre le statut unique de toute forme de vie, et l'amour que Dieu prodigue, sans discrimination, à tous Ses Enfants.

L'Homosexualité

[Mise à jour Septembre 2000]


A travers les siècles, l’homosexualité a toujours perplexé l’humanité qui la considérait comme la déviation d’un être pervers, plutôt qu’une réaction normale à des désirs et des besoins dont l’individu en question ne pouvait définir la cause. Elle a été réprouvée par les sociétés du monde, lesquelles ont tout fait pour ignorer un comportement qu’ils considéraient honteux et contre nature, aidées en cela par l’orthodoxie et l’intolérance des religions qui ont déformé la nature véritable de la sexualité et semé la crainte dans l’esprit de ceux auxquels ils avaient la mission d’enseigner.

Par ignorance et une interprétation erronée des Écritures, les religions ont fait de l’homosexualité ce qu’ils appellent un péché mortel, alors que, en réalité, ce n’est qu’une manière différente d’exprimer le Dieu qui réside en chacun de nous. C’est, en fait, un exutoire à des besoins impératifs et des désirs, lesquels, à cause de considérations karmiques qui vont au-delà de notre entendement, empruntent ce moyen non-orthodoxe (du point de vue de la société) de canaliser le flot d’énergie sexuelle qui est, en fait, l’énergie divine. Tout ceci doit être vu dans une perspective universelle qui englobe toutes les vies que nous avons vécues, car les causes et les conséquences de l’homosexualité s’étendent au-delà de la réalité tridimensionnelle que nous appelons espace et temps. De tous temps, l’erreur a toujours été de nous confiner entre les quatre murs des lois d’église, devenant, par le fait même, des sociétés intolérantes et sans pitié.

Face à de tels tabous et blocages environnementaux, l’homosexualité devint un sujet à être évité, et les homosexuels firent tout en leur pouvoir pour cacher un comportement qui ne rencontrait pas l’approbation du cercle familial et de la société en général. Certains allèrent même jusqu’à fréquenter le sexe opposé et se marier pour normaliser leur statut social. En se confinant ainsi à une vie de frustration, ils entraînaient à leur suite l'infortuné partenaire, lequel, même s’il découvrait que le conjoint avait une vision différente de la sexualité, n'en demeurait pas moins marié. Les contraintes sociales pesaient lourdement dans la balance, et on échappait rarement à l'oeil vigilant de l'église.

Maintenant, le pendule balance dans la direction opposée, où l'on voit les rejetés d'hier refaire surface et réclamer le droit de vivre leur vie et leur sexualité comme ils l'entendent. Ils s'affichent en public, la main dans la main ou enlacés, et ils se comportent en amoureux, se fichant éperdument de ce que les autres pensent de leur comportement. Auparavant honteux de leur propre mode de vie, ils l'affichent maintenant ouvertement. Ils désirent vivre une vie normale, tout simplement parce que, en dépit des vues orthodoxes des églises et de la société, ils sont des gens normaux.

L'humanité a été très dure et intolérante envers les homosexuels, et sa réaction devant un problème qui est beaucoup plus psychosomatique que physiologique, dénote la crainte que l'être humain ressent en lui-même, lorsqu'il se trouve confronté à des situations, ou des comportements qui vont à l'encontre des moeurs et coutumes établies, et semblent menacer l'équilibre de la société dans laquelle il vit.

Par exemple, depuis des temps immémoriaux, les lépreux ont été bannis de la société, non pas parce qu'on les détestait, mais parce qu'il y avait, semble-t-il, danger de contagion. On les confinait à des endroits spécifiques, les isolant ainsi de leurs parents et amis, qui ne pouvaient les voir et converser avec eux que de très loin. Et pourtant, ils sont aujourd'hui acceptés et traités comme les êtres humains qu'ils sont, et le travail du Cardinal Léger en ce sens, a contribué à démystifier la maladie, facilitant ainsi la réintégration des lépreux dans la société.

Si nous examinons le problème de l'homosexualité dans un contexte plus universel, il est possible que nous ayons transposé, sur le plan psychologique, la même crainte que nous avons manifesté envers les lépreux. Nous devons réaliser que l'esprit n'a pas de genre, et que, par le biais des incarnations successives, nous faisons l'expérience de la vie en tant que mâle et femelle. Cette expérience réincarnationnelle est partie intrinsèque de l'être humain, et toutes nos actions ne sont que le reflet des leçons que nous avons apprises durant toutes ces vies. Ainsi, durant les millions d'années de notre existence, nous avons fait l'expérience de la matérialité sous toutes ses formes, y compris, bien sûr, l'homosexualité. Cette expérience est toujours présente en nous. Chaque incarnation terrestre se limite à des leçons spécifiques, et ce n'est pas parce que nous avons choisi une expérience hétérosexuelle, que nous devons, pour cela, rejeter ceux qui explorent une autre voie d'expression. Leur expérience du présent a fait partie de nos expériences passées, et lorsque Jésus a dit,

Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. (Jean 8:7)

, il référait non seulement à la vie présente, mais également à toutes les vies de ceux qui se préparaient à lapider Marie-Madeleine. C'est pourquoi, notre propre vision doit s'étendre au delà des limitations terrestres, et nous devons voir la vie et les êtres dans une perspective cosmique où nous reconnaissons, en toute humilité, que tous, nous avons des leçons à apprendre et des fautes à corriger.

C'est pourquoi, dans les écoles de l'astral et les dimensions plus élevées, on nous apprend les leçons inhérentes au type de corps et à la mission de vie que nous avons choisis, libre à l'individualité que nous sommes de profiter de ces leçons ou de répéter les mêmes erreurs une fois de plus. Plus nous écoutons notre petite voix intérieure, plus nous sommes en accord avec la loi de cause et d'effet, et plus nous sommes à même d'accomplir notre mission de vie.

La perception que nous avons de nous-mêmes et des autres est subordonnée à cette loi de cause et d'effet, et nos engagements karmiques ont préséance sur nos désirs conscients, nos émotions et nos contraintes. Même si, par manque de conseils appropriés, ils ne comprennent pas très bien ce qui leur arrive, les homosexuels décident finalement d’écouter leur voix intérieure et de vivre pleinement leur vie. Ainsi, on a vu certains homosexuels mariés, décider finalement de quitter leur conjoint, et de vivre une expérience homosexuelle valable et enrichissante, même si celle-ci n'est pas en accord avec les modes et coutumes de la société dans laquelle ils vivent.

Ainsi, notre perception de la sexualité est filtrée par l'esprit, et, selon les leçons à apprendre, chacun de nous emprunte la voie qui servira le mieux son expression karmique et sa mission de vie. L'expérience sexuelle étant également en fonction des engagements karmiques que nous avons pris, chacun de nous s'exprime sur la base des données qu’il reçoit de l’intérieur, ou encore selon ce qu'il considère la voix de la conscience, ou ses propres valeurs intuitives. Ainsi, même si (pour une majeure partie de l’humanité, les relations hétérosexuelles représentent l'expression naturelle de la sexualité, les relations entre personnes de même sexe ont leur raison d'être, car elles sont l'effet d'une cause, et personne ne peut se soustraire à la loi de cause et d'effet, ou karma. Toutes les expériences terrestres ont été choisies avant de venir en ce monde, et c'est une violation flagrante de la libre expression de l'individu, de juger, ou de ridiculiser, l'une quelconque de ces expressions de vie.

Une bonne éducation est l'épine dorsale de la spiritualité et la promesse d'une vie saine et fructueuse. L'éducation que les enfants reçoivent dès le bas âge, aura une influence considérable sur leur comportement futur. Ce sont les principes de base qui les aideront à déterminer le cours de leurs futures relations familiales, sociales et amoureuses. Et c'est pourquoi il est important de leur faire prendre conscience de leur corps, des particularités inhérentes à leur propre sexe, et de leur faire réaliser la singularité de leur expérience de vie, dans le corps qu'ils ont eux-mêmes choisi avant de se réincarner sur terre une fois de plus.

Plus nous sommes conscients de notre rôle individuel dans le monde, et plus nous sommes tolérants envers les autres. L'intolérance n'est que le produit de nos doutes et de notre incertitude, et lorsque nous sommes confrontés à un comportement tel que l'homosexualité, il est possible que ces doutes et cette incertitude, nous portent (inconsciemment) à craindre l'émergence de problèmes se rapportant à notre propre comportement sexuel. Cachée tout au fond de nous, cette crainte peut se transformer en répulsion, ou se manifester à l'intérieur de concepts de moralité qui sont le cheval de bataille de tous ceux qui s'agrippent au matérialisme et aux limitations des lois d'église, au lieu de reconnaître la nécessité de toutes les expériences de vie.

Tous ces prédicateurs et évangélistes qui brandissent l'épouvantail de l'enfer, et présentent l'homosexualité comme un acte pervers et un crime contre Dieu, ne font en somme que matérialiser leurs propres craintes et leurs propres déviations, conscientes ou inconscientes. Les moralisateurs et les accusateurs sont très souvent ceux qui sont en conflit avec leurs propres formes de pensée négatives. Tentant de se punir et de se flageller eux-mêmes, ils ne peuvent s'empêcher de punir et de flageller en même temps toute l'humanité. Lorsqu'une personne est en paix avec elle-même, elle ne ressent pas le besoin de juger les autres.

La spiritualité est exactement ce que le mot suggère: des vérités spirituelles qui englobent un monde multidimensionnel de créativité et de liberté infinie, un monde qui n’a rien à voir avec les concepts négatifs de péché, de punition et d’enfer. Durant les nombreuses vies que nous avons vécues et que nous vivrons, nous avons tous vécu en tant que mâle ou femelle, mari ou femme, prostituée ou vierge, homosexuel ou hétérosexuel, meurtrier ou victime, et la liste peut s'allonger ainsi indéfiniment. La terre est une école d'expériences, et le chemin est parsemé de limitations et d'embûches que nous devons surmonter, afin de progresser toujours plus avant sur la voie de la spiritualité et de l'universalité.

Encore une fois, et Jésus le disait souvent, Ne vous posez pas en juges et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés, acquittez et vous serez acquittés. (Luc 6: 37) Et, au lieu de nous concentrer sur l'expression matérielle et le comportement des individus, et de nous appuyer sur les faux concepts de moralité du monde, nous devrions nous concentrer sur notre propre expérience de vie, acquérant ainsi la sagesse et ouvrant la voie à la réalisation de notre mission spécifique dans le monde. Tant et aussi longtemps que nous serons absorbés à surveiller le comportement des autres, il nous sera extrêmement difficile, et même impossible, de progresser spirituellement. Notre mission terrestre n'est pas de dire aux autres ce qu'il faut faire, mais bien plutôt de leur montrer le chemin, en vivant notre vie comme de véritables fils et filles de Dieu.

Un homosexuel (ici, le mot est pris dans son sens le plus large et s'applique indifféremment aux deux sexes) est, selon le dictionnaire, une personne qui éprouve une attraction sexuelle et affective pour les personnes de même sexe. (Le dictionnaire encyclopédique de la langue française) Si le dictionnaire le définit comme tel, il n’en est pas de même des religions qui en ont fait une tare sur la conscience de l’être humain: l’homosexualité est une perversion! L’homosexualité est un péché!
Ainsi, par ignorance et manque de charité, l’homosexualité est devenue un des boucs émissaires qui ont permis à tous les pharisiens du monde de prier Dieu en toute conscience, O Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont voleurs, malfaisants, adultères... (Luc 18: 11)

Notre éducation spirituelle est basée sur de faux et rigides principes qui ne tiennent pas compte de la liberté d’expression de l’individu et son droit divin de s’exprimer, non pas à travers les yeux de la société, mais selon ses propres perceptions et les directives de l’Esprit Divin qui réside en lui. Fermement ancrés dans toutes les grandes religions, ces principes erronés ont été à l’origine de toutes les guerres et calamités qui ont dévasté les mondes physiques, et ils sont le principal obstacle à l’épanouissement ou l’émergence du Christ en chacun de nous.

Encore une fois, l’homosexualité est une réalité karmique qui relève de la loi de cause et d’effet, réfutée par la plupart des grandes religions occidentales. Les ententes karmiques que nous avons conclues avant de revenir sur terre une fois de plus, définissent le cours de notre vie et le chemin que nous devons suivre afin d’apprendre les leçons inhérentes à cette incarnation. A cet effet, il y a, en chacun de nous, une mémoire indélébile de toutes les vies que nous avons vécues et toutes nos pensées et actions, bonnes ou mauvaises, sont inscrites, ou imprégnées à jamais en nous, car chaque esprit qui se réincarne est la somme de toutes les vies qu’il a vécues depuis le début de la créativité. C’est donc dire que le facteur réincarnationnel joue un rôle important dans notre vie, et il va sans dire, dans la vie des homosexuels, car l’homosexualité est la conséquence directe ou indirecte de la loi de cause et d’effet.

Conséquence directe, parce que la plupart des homosexuels ont délibérément choisi cette forme d’expression afin d’apprendre les leçons inhérentes à leur mission terrestre et parvenir ainsi à l’équilibre physique, mental et spirituel dont ils ont besoin pour transcender le monde tridimensionnel et devenir ainsi de véritables fils et filles de Dieu. Quelque puisse être la leçon à apprendre, que ce soit celle d’exprimer la féminité dans un corps masculin ou vice-versa, cette leçon sera apprise dans un environnement délibérément choisi par l’esprit. Plus la leçon est difficile, plus grands sont les bénéfices.

Ignorant la raison qui les a fait naître dans cette condition, et rélégués au rang de pécheurs par leur dénomination religieuse et la société, certains d'entre eux se retirent en eux-mêmes, inconscients des bénéfices qu’ils peuvent récolter s’ils vivent leur vie selon les lois universelles d’amour et de compassion. Il est évident que les chrétiens homosexuels qui se croient en état constant de péché auront beaucoup de peine à surmonter les difficultés de leur présente condition. C’est pourquoi il est important pour eux, tout aussi bien que pour tout autre individu, de comprendre que, en tant que fils et filles de Dieu, ils sont au-dessus de toutes croyances ou religions, lesquelles ne sont pas, de nos jours, représentatives de la véritable spiritualité.

Conséquence indirecte, parce qu'il est possible qu'un esprit se réincarne prématurément, sans avoir fait, au préalable, une évaluation de sa vie passée et une étude approfondie du facteur biologique et des changements de comportement que ce nouveau corps manifestera dans le monde physique. S’il choisit un corps de même sexe que celui de sa précédente incarnation, il pourra peut-être s’en tirer sans trop de difficultés, mais s’il choisit un sexe différent, le peu de temps passé dans les mondes transitionnels de l’astral ne sera peut-être pas suffisant pour effacer les formes de pensées de sa vie précédente. Si ces formes de pensées envahissent le subconscient de l’individu, elles peuvent faire ressurgir assez de souvenirs de cette vie passée pour susciter des tendances homosexuelles qu’il lui sera difficile de refréner dans la présente incarnation. Il aura des difficultés à s’adapter à ce nouveau corps à moins, bien sûr, de faire sienne et d’accepter cette nouvelle orientation que la loi karmique place sur son chemin.

Ceux qui ne sont pas familiers avec le concept de réincarnation trouveront peut-être absurde une telle théorie, mais elle a, au moins, le mérite d'offrir une alternative raisonnable pour expliquer un comportement qui a confondu l'humanité depuis des millénaires. Il est malheureux pour tous les groupes marginaux que l'humanité ait choisi de vivre son incarnation terrestre à l'intérieur de concepts 'faits sur mesure,' et de principes qui atrophient ses perceptions spirituelles et intuitives, cachant ainsi à sa vue la beauté, la grandeur et l'immensité de l'univers qui l'entoure. A l'intérieur de ces concepts, l’être humain s'est créé un univers bien à lui, un univers où Dieu est à son image et à sa ressemblance. Et c'est pourquoi les livres bibliques nous parlent de 'peuple choisi,' que nombreux sont ceux de la race blanche qui se croient supérieurs aux autres races, et que chaque religion se prétend dépositaire de la foi, et seule représentante de Dieu sur terre. De là, sont nées toutes les divisions et tous les conflits qui ont affligé l'humanité depuis la chute de l'homme.

La survivance économique, le nationalisme, le patriotisme et la défense de la foi ne sont que des paravents derrière lesquels l'être humain cache sa peur, car il a vraiment peur de tout: peur d'aimer, peur d'exprimer ses sentiments, peur d'avoir faim, peur qu'on lui enlève son bien, peur de mourir, peur d'être damné, peur d'avoir peur. Cette peur nous a conduit à la ségrégation, l’isolation des autres cultures et un esprit de clocher qui n’a pas sa place dans la famille humaine. L’âme n’a pas de couleur. Nous sommes tous issus de la même Source Universelle et nous exprimons la vie à partir de cette Source. Et pourquoi faudrait-il s’isoler des autres, alors que le but ultime de toute vie est de s’ouvrir au concept d’universalité et de fraternité. Pourquoi tenir tant à une parcelle de terre, alors que nous savons, ou devrions savoir, que toute matière physique est éphémère.

Devant une performance aussi pitoyable, l’être humain a finalement peur de se regarder en face, préférant regarder et juger les autres. Il se cache ainsi derrière le voile de ses propres limitations, afin que l'ego (la personnalité consciente) puisse se sentir confortable dans le contexte d'une expression physique aussi limitée. De cette façon, il en vient à se fabriquer une idéologie personnelle, un royaume bien à lui, où seuls sont admis ceux qui pensent et agissent comme lui. En fait, il s'hypnotise lui-même, et cette amnésie temporaire lui fait malheureusement oublier le véritable but de sa mission sur terre, une mission d'amour au service des autres.

Par ignorance et incompréhension, l'humanité s'est immergée dans ses concepts pré-établis, ses dogmes et ses doctrines confortables. Elle est devenu un monstre d'intolérance, et cette intolérance s'est propagée à toutes les sphères de la société, et à toutes les conditions de vie. Cependant, l'intolérance est un puissant boomerang qui revient toujours vers celui qui l'a lancé. Ceux qui se moquent méchamment des homosexuels, ceux qui fouillent la vie des gens pour y découvrir des secrets cachés et causer le scandale, et tous ceux qui tentent de rabaisser les autres pour leur propre gloire et bénéfice, ne sont pas au bout de leurs peines. La roue karmique tournera pour eux comme pour tous les autres, et transcendant les âges, elle ira les relancer, partout où ils seront, afin de leur faire comprendre qu'on récolte toujours ce qu'on a semé.

Nous jugeons les homosexuels selon notre perception de ce qui est normal ou anormal, mais il ne faut pas oublier qu'ils font de même. Pour eux, il est normal de se comporter ainsi, puisqu'ils ne font que répondre, non pas aux normes de la société dans laquelle ils vivent, mais aux désirs de leur coeur qui sont un écho de leurs expériences passées. Il est tout simplement malheureux que l'objet de leurs désirs ne corresponde pas à la réalité telle que nous la concevons dans notre monde tridimensionnel.

L’expression hétérosexuelle étant enracinée et considérée comme le modus vivendi dans le conscient collectif de l’humanité et dans les us et coutumes des sociétés, je ne rendrais pas service aux homosexuels si je disais que leur comportement est normal. Je dirais plutôt que c’est une manière différente d’exprimer l’amour et d’apprendre de cette façon les leçons de la vie.

Étant hétérosexuel. je pourrais facilement être tenté de dire que la structure biologique de l’homme et de la femme suggère une approche hétérosexuelle. Si j’étais une personne religieuse, j’ajouterais que toute autre forme de sexualité est contraire aux enseignements de la Bible, et si j’étais un chrétien fanatique j’essaierais de trouver dans la Bible ou l’Ancien Testament, un passage ou un verset qui démontrerait à quel point ces gens sont pervers et dépravés.

Mais voilà, je ne suis pas certain que Dieu avait uniquement le sexe en tête lorsqu’il créa l’homme et comme je ne me préoccupe pas de religion dans le sens accepté du mot, je ne suis pas entravé par l’orthodoxie et toutes ces pierres d’achoppement qui cachent à notre vue une perspective beaucoup plus vaste de ce que nous sommes et du pourquoi de notre incarnation terrestre. C’est pourquoi je dis que l’homosexualité est une autre façon d’exprimer l’amour qui est au-dedans de l’être humain, et même si ce moyen d’expression ne rencontre pas les standards de la réalité tridimensionnelle terrestre, il est définitivement une expression valable et méritoire et pleinement acceptable aux yeux de la Suprême Énergie qui réside à l’intérieur de tout être humain.

C’est, en fait, une question de perception. Dieu, pas plus que Jésus d’ailleurs, n’a jamais écrit de lois divines. Les lois d’église ont été faites par des théologiens qui ont transformé en doctrine tout ce que les dirigeants des églises et les rois et empereurs du temps considéraient comme un comportement social et spirituel normal, c’est-à-dire, qui correspondait è leur perception de la normalité. En somme, Jésus n’a promulgué qu’un seul enseignement: Aimez-vous les uns les autres, car c’est le seul et unique moyen d’obéir aux lois spirituelles d’Ordre, de Balance, d’Harmonie, de Croissance, de Perception, d’Amour et de Compassion.

Parce que les homosexuels sont, et ont toujours été, une infime minorité, l’hétérosexualité a toujours été considérée, et par la société et par les religions, comme le seul comportement sexuel normal. S’ils avaient été en nombre égal ou majoritaires, ils seraient probablement considérés aujourd’hui comme des gens normaux et l’homosexualité n’aurait pas trouvé place sur la liste noire de ces mêmes religions. Et alors qu’elles jugent si durement les homosexuels, il est tout de même étrange de réaliser que, en dépit de la force qu’elles représentent dans le monde économique, les religions du monde n’ont jamais véritablement condamné la guerre. Si tel était le cas, les prêtres et les pasteurs la condamnerait ouvertement du haut de leur chaire, et ce, non pas seulement lors de conflits mondiaux, mais en toutes circonstances. Le fait que nos armées ont acquis le statut de protecteurs de leur pays, ne leur donne pas un statut équivalent aux yeux de Dieu. Mëme si St. Augustin a tenté de légitimiser la guerre en invoquant les circonstances atténuantes, personne n’a le droit de tuer un autre individu quelque soit la circonstance. Et c’est précisément parce que les religions sont demeurées des observateurs passifs que les guerres durent encore. L’Église catholique elle-même a livré quelques batailles dans le passé, et le temps n’a pas effacé le souvenir des croisades meurtrières et la cruauté et l’inhumanité de son Inquisition.

C’est dans l’atmosphère de favoristime et d’intrigues des premiers siècles que les lois d’église ont été instaurées et transformées au cours des siècles pour devenir une doctrine à l’image de ses créateurs, une doctrine où l’intransigeance et l’intolérance a remplacé l’Amour et la Compassion. C’est ainsi que plus de un demi-milliard de chrétiens sont pris dans les filets de doctrines dépassées qui leur permet de condamner l’homosexualité et, du même souffle, demeurer sinon passifs, à tout le moins tièdes, alors que les guerres éclatent sur toute la planète.

Les générations du début du 20e siècle subissaient les foudres de l’Église catholique lorsqu’il était question de moyens contraceptifs ou simplement d’abstinence, et les prêtres de ce temps-là ne manquaient pas de fustiger ceux et celles qui dérogeaient à la sacro-sainte règle du mariage: procréer. procréer et encore procréer. Aujourd’hui, la pression populaire a fait que les familles ont les enfants qu’ils désirent, et même si l’Église maintient encore la ligne dure lorsqu’il s’agit de contraception ou d’avortement, elle a déjà perdu la bataille. Il en sera de même un jour pour l’homosexualité, car l’amour et la raison triompheront toujours de la stupidité et de l’intolérance.

Toutes les formes d'expression ont leur raison d'être. Elles sont la responsabilité propre de ceux qui les assument car, dans la perspective cosmique des êtres et des choses, chacun de nous est une île, un univers dont personne n'a le droit de troubler la quiétude et la sérénité. Il n'est pas question, ici, d'approuver, ou de réprouver, un tel comportement, mais bien de reconnaître le droit de chaque être à l'autodétermination. Il faut bien comprendre que chaque individu, en tant que fils ou fille de Dieu, a le droit divin de vivre sa vie comme il, ou elle, l'entend, et selon les dictées de sa conscience, cette petite voix intérieure qui est, en somme, le chemin le plus direct qui mène à la Source. C’est de cette façon seulement que nous pouvons rencontrer nos obligations karmiques et rétablir ainsi l’équilibre de notre corps physique, mental et spirituel.

Du point de vue spirituel, l'amour physique que l'homosexuel manifeste envers le partenaire de même sexe, a autant de valeur que l'amour hétérosexuel, et même s'il ne répond aux us et coutumes de la société, il n'en est pas moins une véritable expression de vie. L'amour n'a de frontières que celles que nous lui imposons. L'expression sexuelle n'est que le moyen physique par lequel deux individus tentent de concrétiser l'attraction et l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. Nous confondons le moyen avec le but, et dans toute activité humaine, c'est le but qui donne un sens véritable à notre vie, et non pas l'acte lui-même.

Se sentant ainsi attiré vers une personne de même sexe, l'homosexuel tente d'exprimer cet amour de manière tangible, selon sa perception de la sexualité et sa propre conception de la vie. En raison de considérations karmiques que l'humanité ne comprend pas, il ressent, en lui-même, et sans qu'il sache pourquoi, toutes les sensations inhérentes à l'autre sexe, et il perçoit la sexualité de cette perspective.

L’amour physique est une saine et gratifiante expérience de vie. L’homosexualité n’est qu’une autre façon de vivre cette expérience. C’est, en fait, la recherche de l’amour, et dans l’esprit de ces individus, cet amour prend la forme d’une personne de même sexe. Nous vivons notre vie terrestre selon des concepts préétablis et le plus enraciné d’entre eux est la sexualité. Le concept préétabli concernant la sexualité est que le sexe est l’interraction entre un homme et une femme et tout le monde sait que ce petit pénis est là pour faire des enfants! Telle est la croyance commune qui a fait partie de nos us et coutumes depuis des millénaires. Et pourtant, tous les gens mariés, non, la plupart des gens mariés, savent que ce n’est pas là le seul moyen de jouir du sexe, et que l’interraction entre homme et femme n’est pas limité à la seule pénétration. Maintenant, s’il on met de côté l’élément religieux, qu’est-ce que ça peut vous faire, à vous en tant que personne, s’il s’agit d’un homme avec une femme, d’un homme avec un homme ou encore d’une femme avec une femme? Le but de notre incarnation terrestre est de faire l’expérience de la matérialité sous toutes ses formes. C’est une réalité dont nous ne pouvons nous soustraire si nous désirons un jour atteindre un niveau de conscience plus élevé.

Tous, nous sommes à la recherche de l’amour et et nous visons tous le même but, être heureux avec la personne qu’on aime. C’est un impératif auquel on ne peut se soustraire. C’est seulement une question de focus: il suffit d’être attentif aux perceptions des cinq sens physiques qui sont, et non seulement les yeux, le miroir de l’âme et le moyen par lequel nous pouvons accomplir la loi de cause et d’effet. Cette loi fonctionne impartialement pour les hétérosexuels tout aussi bien que pour les homosexuels et une fois ce fait pleinement reconnu par l’humanité, les minorités seront acceptées pour ce qu’elles sont en réalité, et non pour ce que les autres voudraient qu’elles soient. C'est ainsi que l’harmonie reviendra sur terre.

Le sentiment de culpabilité que certains homosexuels peuvent éprouver provient, non pas de l’essence de l’individu qui répond, comme nous tous, à des besoins, mais bien plutôt des pressions et du conditionnement des religions et de la société en général, et du comportement de ceux qui, se considérant sans reproches, sont pressés de juger les autres sur la base de leurs préjugés et leur incompréhension de la vie. Encore une fois, personne n’a le droit de s’ingérer dans le processus karmique d’un autre individu et celui qui le fait se prépare pour lui-même un autre chemin de vie où il devra apprendre, à travers la loi de cause et d’effet, à faire aux autres ce qu’il voudrait que les autres fassent pour lui.

Une fois que les parents et éducateurs auront compris que l'homosexualitacute; a une origine karmique et psychique dont les causes et les conséquences se situent bien au-delà des conceptions limitées de notre société; lorsqu'ils découvriront le but véritable qui se cache derrière ce qu'ils considèrent maintenant comme un comportement honteux et contraire à la loi divine, ils laisseront de côté tous ces préjugés et tabous dont ils ont été nourris durant des siècles, pour ouvrir enfin les yeux à une plus grande compréhension, et aider ceux de leurs enfants qui ont choisi ce chemin de vie. Au lieu de dire, ‘Où ai-je manqué dans l’éducation de mon enfant?’, ils diront, ‘Je t’aime et je comprends ce qui se passe en toi.’ C’est tout ce dont ils ont besoin. Ils n’ont pas de problème avec eux-mêmes. Ils ont un problème avec une société qui ne comprend pas. Là réside toute la difficulté!

Il est vrai que le facteur environnemental exerce toujours une certaine influence sur le comportement et le développement de l'enfant, mais il ne peut, en aucun cas, le conduire à l’homosexualité s’il n’a pas d’inclination en ce sens. Songez seulement à tous ces enfants qui ont été placés dans les crèches et fréquenté les écoles dirigées par des religieux. Nombre d’entre eux ont été violés par des adultes de même sexe qu’eux, et dans un film canadien, on raconte de tels événements qui se sont produits vers le milieu du 20e siècle et où les frères de communautés religieuses avaient abusé de manière répétitive les enfants dont ils avaient la garde. Il semblerait que, parmi ceux qui ont dénoncé les abus et les viols, plusieurs étaient des gens mariés qui avaient été traumatisés, bien sûr, mais n’étaient pas devenus homosexuels pour autant, même s’ils avaient été exposés à l’homosexualité pour une longue période de temps. Il y eu, bien sûr, des séquelles à tous ces abus, et certains d’entre eux sont peut-être homosexuels aujourd’hui. Pour ces derniers, le viol fut peut-être le déclenchement qui éveilla en eux de tels désirs, mais cet éveil aurait pu se faire à n’importe quel moment de leur vie, dans le milieu familial ou lors d’une rencontre avec une autre personne. On ne devient pas homosexuel volontairement ou par la force. C’est un désir qui se manifeste tout simplement.

La sexualité est la plus irrésistible de toutes les expressions de vie et une leçon trés difficile à apprendre. C’est pourquoi de nombreux homosexuels feront l’expérience de cette forme d’expression durant leur vie entière et ils formeront des relations sur la base de ce qu’ils croient être la bonne route à suivre. C’est une question de choix de vie. Ce n’est pas une punition pour des erreurs passées. C’est tout simplement une autre chance d’apprendre des leçons et de croître en sagesse et en connaissances.

Il est important de comprendre que l’attraction physique entre deux individus est gouvernée par la loi d’adhésion des énergies (le contact visuel ou la mémoire de l’âme) à laquelle personne ne peut se soustraire. Cette loi fonctionne conjointement avec la loi de cause et d’effet, donnant ainsi aux individus la chance de faire face à leurs obligations karmiques.


Malgré la réticence des églises à se rallier au concept de la réincarnation, il devient de plus en plus évident à une majorité de gens, que la théorie des vies successives offre une meilleure alternative que tous les faux concepts de moralité qui ne font que susciter la haine et la discorde entre les êtres humains. Ainsi, il devient plus facile de comprendre le dilemme dans lequel se démènent les homosexuels qui se trouvent confrontés à un phénomène physique qui les trouble et les déconcerte, et dont ils doivent s'accommoder, en dépit des nombreuses embûches qui les guettent en cours de route.

La théorie des vies successives, va droit au coeur du problème, et nous présente l'homosexualité sous un jour nouveau. Loin de la considérer comme une déviation perverse, elle en fait, au contraire, le centre, le pivot d'un drame réincarnationnel qui se joue de vie en vie, et ce, tant et aussi longtemps que les leçons n'auront pas porté leurs fruits. Ce facteur réincarnationnel demeure l'élément-clé de tous nos choix de vie, y compris l'homosexualité, et là se trouve la solution d'un dilemme qui a troublé l'humanité depuis des millénaires.

Le karma prend de nombreux déguisements, mais, quelque soit le moyen employé, il atteint toujours son but, et tous les humains, sans égard à la race, la couleur, ou la religion, y sont assujettis. L'intolérance est tout simplement l'ignorance de cette loi. Encore une fois, ceux qui se moquent méchamment des homosexuels, ou tentent de les priver de leurs droits, sont en train de créer leur propre karma, et ils devront, tôt ou tard, rendre compte de leurs actions. De par les lois de la création, personne n'a le droit de s'immiscer dans les affaires de cette expression de Dieu que nous sommes, car Lui seul connaît le secret de notre coeur et les raisons qui nous portent à choisir une expérience de vie plutôt qu'une autre. La seule véritable attitude à adopter en de telles circonstances, c'est de vivre et laisser vivre, et de tenter de comprendre ceux qui vivent ces expériences, en les aidant à s'adapter à la société dans laquelle ils évoluent. Encore une fois et je ne le dirai jamais assez, l’attraction sexuelle entre deux personnes de même sexe est un comportement spirituel normal, car, quelque soit le moyen d’expression, l’amour est le but ultime de toute vie.

Même si ce n’est pas en accord avec les lois naturelles telles que comprises par les sociétés de notre monde, l’homosexualité n’est pas un péché comme les religions veulent bien nous le faire croire. C’est néanmoins un désiquilibre émotionnel entre le corps et l’äme, alors qu’une expérience de vie passée tente de s’imposer au conscient de l’individu, déformant ainsi sa perception de la réalité physique, c’est-à-dire, le consensus de la société en ce qui a trait au comportement humain quelqu’il soit. Ainsi, même si c'est son droit absolu de vivre sa vie comme il l'entend, l'homosexuel doit tenter de comprendre les implications karmiques de son choix de vie et réagir en toute objectivité et sincérité, car c’est sa mission de vie de grandir et de progresser dans l’environnement qu’il a choisi et d’exprimer, de son propre centre de rayonnement, le Dieu qui réside en lui.

Les contraires s’attirent, et ce n’est pas sans raison que la forme androgyne, l’homme cosmique, devint l’homme et la femme des mondes physiques. C’est cette forme androgyne qui se sépara de ce qu’on appelle le Paradis Terrestre, et ce fut là un plan très ingénieux de l’Énergie Créatrice, d’individualiser l’énergie positive et négative de cette forme (androgyne) pour créer l’homme et la femme du cosmos. Ces nouvelles formes furent créées pour se compléter l’une et l’autre et, à travers l’énergie sexuelle, en venir à une plus grande compréhension des attributs masculins et féminins en chacun d’elles. Cette fusion dont la culmination est l’orgasme, est le plus grand défi de la réalité physique, mais il n’était pas dans l’intention du Créateur d’établir des règles quant à la méthode choisie pour y parvenir.

Imaginez que votre corps est une automobile de luxe, avec tous les derniers gadgets en vogue, radio AM/FM stereo, lecteur de disques compacts, ouvre-porte automatique, contrôle de vitesse, démarrage à distance, et j’en passe. Aucun de ces accessoires n’est nécessaire au bon fonctionnement de l’automobile. Ils sont là pour votre plaisir et satisfaction, et vous êtes libre de vous en servir si tel est votre désir. Le voisin ne viendra pas vous en faire le reproche si vous n’utilisez pas l’ouvre-porte automatique ou le démarrage à distance. Il en a assez de s’occuper de son propre véhicule sans se soucier de ce qui se passe dans le vôtre.

De la même façon, le corps que nous endossons à la naissance a tous les outils nécessaires pour fonctionner dans le monde physique. C’est notre prérogative de nous en servir au meilleur de notre connaissance et de nos besoins et de la maniere que nous jugeons la plus apte à accélérer notre progrès spirituel, à condition, bien sûr, de mettre en pratique l’admonition de Jésus, de faire aux autres ce qu’il voudrait que les autres fassent pour nous. Nous sommes le seul juge. Le choix est le nôtre et nous avons le droit de laisser de côté les expériences de vie que l’on considère comme usuelles ou normales sans désobéir aux lois divines.

Par exemple, cette complémentarité dont la culmination est l’orgasme, est habituellement liée à l’interraction d’un homme et d’une femme dans une relation amoureuse. Et pourtant, nombreuses sont les femmes mariées qui disent ne pas être capables de se rendre à l'orgasme, ou encore prétendront en avoir un pour plaire au partenaire. Et qui nous dit que c'est la seule façon d'avoir un orgasme. Il existe plusieurs zones érogènes sur le corps et, quelque forme qu'elle puisse prendre, la stimulation se produit à tous les niveaux de conscience, le physique, le mental et le spirituel. Un homme peut avoir une rêve ou il s’imagine en train de faire l’amour, et avoir ainsi une éjaculation nocturne sans aucune interraction physique. Les femmes peuvent jouir de la même manière. Tout ça est fonction de notre imagination. Et puisqu’il en est ainsi, peu nous importe d’où la stimulation provient. C’est le résultat qui compte!

Les hétérosexuels s’appliquent à stimuler le partenaire de tous les manières, mais, en général, le tout culmine à la pénétration, car leurs formes de pensée ont été nourries en ce sens.

Les homosexuels se servent des mêmes moyens de stimulation, mais pour des raisons évidentes, ils ne peuvent se rendre à la pénétration telle que pratiquée par les hétérosexuels. Ainsi, les hommes se font des caresses et pratiquent la fellation, mais le coït anal est définitivement à déconseiller, car employé à cet usage, l’anus ne remplit pas la fonction pour laquelle il a été créé, et il y a toujours le danger de rupture de vaisseaux sanguins et d’infection.

Les zones érogènes sont plus nombreuses chez la femme, les plus évidentes étant les seins et les organes génitaux. Par ailleurs, on sait que le clitoris est un puissant moyen de stimulation qui peut facilement conduire la partenaire à un orgasme tout aussi satisfaisant qu'une pénétration. Pour cela, bien sûr, il faut que la pensée soit sur la même longueur d'ondes que le corps. Par exemple, une auto-masturbation ne sera jamais totalement satisfaisante puisqu'elle n'est qu'un palliatif à l'interraction entre deux personnes. Ceci dit, il est bien évident que chacun réagit en fonction de ses besoins personnels et quelque soit le moyen qu'il, ou elle, ermploie, c'est, en fin de compte, le résultat qui compte.

Ainsi donc, chacun semble trouver son compte, à l’exception des moralistes et de tous ceux qui jouent les prudes et les dévots, et se servent de la religion pour susciter le doute et la peur et limiter ainsi, de manière indue, la liberté d’expression qui est le droit divin de tout être humain. C'est donc dire, qu'il doit y avoir un impératif beaucoup plus puissant qu'une simple déviation perverse pour forcer un individu à se mettre volontairement à l'écart de la société et subir l'indifférence, le ridicule et, parfois, la haine de cette même société.

Ceci ne veut pas dire que les homosexuels ne peuvent atteindre un plus haut niveau de conscience en cette vie. En autant que leur vie spirituelle est concernée, il leur est possible de progresser aussi, et même plus, rapidement que les hétérosexuels, s'ils vivent leur vie selon les principes d'amour et de charité qui font de nous de véritables fils et filles de Dieu. Personne ne les oblige à changer leur manière de vivre. Reconnaître l'origine karmique de leur condition, est, bien sûr, un pas dans la bonne direction, mais ce n'est pas un pré-requis. En somme, tout ce qui leur est demandé, c'est d'être honnête avec eux-mêmes. Il ne faut pas oublier que, du point de vue spirituel, les relations sexuelles entre deux personnes de même sexe ont autant de valeur que les échanges amoureux entre un homme et une femme, et s'ils sont accomplis dans un esprit d'amour et de don de soi, ils sont agréables à Dieu.

Les restrictions que la société et l'Église nous ont imposé, en ce qui concerne le mariage, le divorce, l'avortement, l'homosexualité et la sexualité en général, n'ont absolument rien à voir avec la spiritualité et la justice divine. Elles sont, en fait, les sous-produits de l'ignorance et des préjugés qui nous ont été transmis, de génération en génération, par des enseignants qui ignoraient tout des lois spirituelles et stigmatisaient l’être humain en le considérant pécheur (le péché originel) dès la naissance.

Par ailleurs, on a grandement exagéré les conséquences spirituelles de l'homosexualité, et, tel que mentionné auparavant, nombreuses sont les religions chrétiennes qui considèrent ce mode d'expression comme une déviation perverse et une source de péché. Et toujours par ignorance, on relie ce comportement à un aspect négatif de la spiritualité, alors qu'en réalité, ce n'est qu'une autre façon pour Dieu, de s'exprimer en chacun de nous.

Certains diront que l’homosexualité n’est pas le moyen idéal d'exprimer l'amour physique mais c'est une question de choix, car chacun de nous est une expression de la Divinité et, comme tel, nous avons liberté pleine et entière en tout ce qui a trait à notre comportement sexuel, et ceci, encore une fois, tant et aussi longtemps que cette liberté d'expression n'entrave pas celle d'un autre individu.

Pour être plus explicite, ce que deux adultes consentants font dans la solitude du foyer ou d'une chambre de motel est leur affaire. Et après tout, qui sommes- nous pour juger des circonstances atténuantes qui entourent une activité de vie? Et de quel droit nous immisçons-nous dans la vie des autres? Au nom de la morale? Et qu'est-ce que la morale sinon le reflet des sociétés et les perceptions, trop souvent déformées, des individus qui la composent.

Par exemple, dans notre société, il est immoral d'avoir plus d'une épouse, alors que certains peuples orientaux considèrent la vie de harem comme tout à fait normale. Aux Indes, la vache est considérée comme un animal sacré, alors qu'ailleurs dans le monde on l'envoie à l'abattoir pour être ensuite vendue sur l'étal du boucher. Chaque religion a sa façon de servir Dieu: les juifs ont le Mur des Lamentations et la Kabbalah; les musulmans, la Mecque et le Coran; les protestants, la Bible et les évangélistes, et les catholiques, les sacrements et le Vatican. Et pourtant, les lois spirituelles sont les mêmes pour tout le monde, et c'est le même Dieu qui nous aime et veille sur nous. Tourner ses pensées vers la Mecque, ou le Vatican, ou avoir une ou dix épouses, ne compte pas sur la balance divine, car nous serons jugés, non pas sur la base de rites et coutumes sociales, mais sur la façon dont nous aurons traité les autres et partagé avec ceux qui sont moins fortunés. Tous ces rites et coutumes ont une grande importance pour nous, parce que nous avons été élevés de cette façon, et aussi parce qu'elles font partie de la diversité des mondes physiques, alors que nous nous incarnons dans un environnement religieux et social spécifique, afin de faire l'expérience de ces diverses facettes de la vie. C'est pourquoi, il est important de comprendre que la véritable morale est de vivre et laisser vivre, et l'humanité a besoin, non pas de ces moralisateurs qui voient toujours la paille dans l'oeil du voisin, mais bien plutôt de véritables enseignants, qui ont à coeur le développement spirituel de l'individu, et placent son bonheur et son bien-être au-dessus des doctrines et des religions.

L'amour est la loi suprême de l'univers et, quelque soit le comportement d'un individu, s'il est motivé par l'amour véritable, il est agréable à Dieu. Ce qui importe, ici, n'est pas l'expérience elle-même, mais le gain que l'on en retire. On reconnaît l'arbre à ses fruits, et sur la balance spirituelle, un seul acte d'amour vaut mieux que cent millions de litanies. Dieu ne se laisse pas endormir par les démonstrations de piété, et Il réprouve la fausse dévotion et l'hypocrisie de tous les tartuffes de l'univers. L'important n'est pas de vivre en conformité avec les principes que la religion nous impose, mais bien plutôt d’agir en accord avec les dictées de notre conscience, lesquelles sont malheureusement et plus souvent qu'autrement, faussées par notre logique et notre approche intellectuelle de la vie, nos réactions envers ceux qui nous entourent et nos perceptions limitées de l'univers multidimensionnel que nous habitons. Le Connais-toi toi-même de Socrate est autant d’actualité aujourd’hui qu’il l’était il y a 2500 ans, car la recherche intérieure est la clé qui nous ouvrira les portes de la connaissance et de l’illumination.

L’hétérosexualité et l’homosexualité ne sont que des moyens d’expression, et ils sont également valide au yeux de Dieu. Ils sont l’effet et la cause d’une loi beaucoup plus importante que la loi des hommes, la loi karmique, et celle-ci nous permet d'apprendre les leçons inhérentes à la mission de vie que nous délibérément avons choisie. Encore une fois, nos actions physiques n'offrent que peu d'intérêt pour les forces spirituelles qui nous entourent. C'est ce que nous apprenons et imprégnons dans notre propre force spirituelle qui importe vraiment et nous permet de progresser toujours plus avant dans les cercles de vie. L’homosexualité et l’hétérosexualité ne sont que le moyen par lequel cette progression est rendue possible. Cette intégration, ou harmonisation, de toutes nos expériences de vie, homosexuelle ou autre, nous permet de rétablir l’équilibre de notre corps physique, mental et spirituel et de progresser ainsi vers les sphères supérieures ou cercles de vie.

Aujourd'hui, les homosexuels réintègrent peu à peu les rangs de la société. Ils s'affichent ouvertement, réconfortés à la pensée qu'ils ne sont plus seuls et qu'il y en a beaucoup d'autres qui, comme eux, ont décidé de vivre leur vie au grand jour. Toutefois, l'amour est un sentiment trop profond pour être galvaudé sur les bancs publics ou à la vue de tous, et tous ceux, hétéro ou homosexuels, qui en font une démonstration excessive en public sont des adultes qui n’ont pas grandi, et leurs agissements sont beaucoup plus un défi à la société, que l'expression d'un véritable sentiment amoureux. L'amour véritable recherche une intimité où les gestes et les mots ont peu d'importance et ne sont que le complément, ou la culmination, des sentiments profonds qui unissent les deux partenaires, hétérosexuels, ou homosexuels.

Toutefois, si l'homosexuel reprend sa place dans la société, ce n'est certes pas pour imposer sa propre conception de la sexualité, mais bien plutôt pour que cette société l'accepte tel qu'il est, en toute fraternité de corps et d'esprit. Les deux points de vue sont irréconciliables, car ils émanent de l’essence même de l’être humain. On ne peut empêcher un homosexuel d’être ce qu’il est, pas plus qu’on ne peut convaincre un hétérosexuel de changer d’orientation sexuelle. Il y a, bien sûr, les bisexuels qui alternent entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, mais, tôt ou tard, l’une des deux orientations prend le dessus.

L'homosexuel a les mêmes droits que nous tous. Il a sa place dans toutes les sphères de la société, qu'il s'agisse de religion, de politique, ou de commerce. Il a le droit d'enseigner, et il ne constitue pas une menace pour la société tant et aussi longtemps qu'il s’en tient à la matière qu’on lui demande d’enseigner. Je n’ai jamais entendu parler de professeurs homosexuels qui tentaient d’imposer aux enfants leur perception de la sexualité.

Il y a toutefois et il sont plus nombreux qu’on le pense, des perverts hétérosexuels et homosexuels qui font des avances et séduisent les enfants, et il est certain que ces gens ont un problème grave de comportement et doivent recevoir l'aide qui s'impose. Il y a cependant une énorme différence entre des perverts qui séduisent les enfants et des adultes consentants qui expriment leur sexualité en toute liberté d’expression. Ainsi, il y a des perverts dans toutes les sphères de la société, célibataires, gens mariés, prêtres, enseignants, avocats et j’en passe. Mais là encore, n'allons pas jeter la première pierre, car ils font, eux aussi, partie de cette société. Même si c'est leur propre expérience de vie, nous partageons en tant que partie d’un tout, la responsabilité de ce qu'ils sont devenus.

Les scandales, qui ont éclaté dans certaines communautés religieuses où des prêtres et des frères ont été trouvés coupables de délits sexuels envers de jeunes enfants, ne sont que la pointe de l'iceberg, mais cela ne veut pas dire que tous les prêtres et frères sont pervertis. La société ne tient pas rigueur à toute une communauté, pour les écarts de quelques-uns de ses membres, et nous devrions avoir la même ouverture d'esprit envers les homosexuels. En fait, sans avoir fait d'enquête à ce sujet, je parierais qu’ils ont probablement le plus bas taux de criminalité de tous les groupes marginaux qui composent notre société. Ils sont, en général, pacifiques, charitables et obéissants des lois, et ce n'est que notre manque de charité et notre intolérance, qui les mettent à l'écart de la société et en font des proscrits.

Le monde est un vaste champ, la société est le sol, et l'individu est la semence. Si vous plantez une graine de semence dans un sol fertile, elle ne peut que croître et porter des fruits. Si vous la plantez dans un sol plein de mauvaises herbes, la plante pousse, mais elle est bientôt étouffée et elle meurt. Ainsi en est-il des esprits qui se réincarnent en ce monde pour croître et porter des fruits, mais se retrouvent étouffés par les mauvaises herbes d'une société matérialiste et décadente. Nous sommes Un, et ce qui affecte l'un affecte tous les autres. C'est pourquoi il est important d'être le gardien de nos frères et soeurs du monde, car c'est de cette façon que nous pourrons atteindre notre but ultime sur terre.

Les églises, et la société en général, se doivent de ne pas considérer les homosexuels comme un groupe à part, ce qui ne ferait que renforcer leur propre conviction qu'on ne veut pas d'eux, et qu'ils doivent se tenir ensemble s'ils veulent survivre. En les acceptant tels qu'ils sont, et en les intégrant dans notre société, nous leur donnons la chance d'être témoins de notre propre mode de vie. Cette promiscuité ne pourra que leur être profitable et les aider dans leur recherche de la vérité et de la raison ultime de leur incarnation terrestre.

Le virus du sida a fait son apparition durant les dernières décennies et il est considéré comme la pire menace du nouveau siècle. Comme cela se produit trop souvent dans notre société, les homosexuels en sont devenus les boucs émissaires, et on semble croire qu'ils en sont les propagateurs. En fait, nous sommes tous à blâmer, car nous sommes tous responsables de ce fléau, qui est beaucoup plus le fruit de nos pensées négatives et du déclin de cette génération, que le résultat d'un comportement singulier attribué à un groupe spécifique.

A l’état normal, le corps humain est construit de telle sorte qu'il peut très bien se défendre contre toute attaque virale, bactériologique ou autre, venant de l'extérieur, mais si le système est affaibli par les doutes, frustrations, sentiments de culpabilité, pensées négatives et conceptions erronées de la vie, il devient la proie de tous ces virus qui ne demandent qu'à croître et se propager dans l'organisme. Nous sommes, tous et chacun, la cause de tout ce qui se produit dans notre propre corps. Ce corps est une forteresse imprenable jusqu'au moment où, conséquence de notre égoïsme, de notre intolérance, et de nos pensées négatives, une brèche s'ouvre dans notre système de défense éthérique et se transpose dans le système immunitaire du corps humain. Autrement dit, la loi de cause et d’effet vient nous relancer où que nous soyons. Nous nous retrouvons alors à la merci de tous les virus auxquels nous avons permis de se développer en nous. Il serait, donc, plus adéquat de dire que le sida est un problème de société, issu des pensées négatives de l'humanité, et de son refus de se conformer aux lois divines d'Ordre, de Balance, d'Harmonie, de Croissance, de Perception Divine, d'Amour et de Compassion.

Le seul moyen de vaincre un tel virus, c'est de reconnaître que nous avons tous notre part de responsibilité. Au lieu de jeter le blâme sur les autres, nous devons tous faire front commun et affronter ce nouveau fléau en toute fraternité de corps et d'esprit. Il est évident que lorsqu'un virus prend des proportions épidémiques, on a toujours tendance à trouver des boucs émissaires qui nous mettent hors de cause, et c'est ce qui s'est produit dans le cas du sida. Mais s'il fallait déterminer la responsabilité de chacun pour tous les fléaux qui rongent (littéralement) notre société, la liste serait trop longue, et très peu de gens pourraient s'y soustraire. Ce n'est pas un groupe spécifique, mais nous tous, qui sommes à blâmer. Nous sommes Un et la conscience collective que nous représentons fait déferler sur nous toutes les maladies, maux et fléaux qui dévorent (littéralement) notre société.

La pollution, elle-même, est à l'origine de nombreuses maladies. Les dépotoirs à ciel ouvert et les accumulations de déchets de toutes sortes, produits chimiques nocifs et autres matières dangereuses, ont été directement ou indirectement la cause des nombreux fléaux qui se sont abattus sur l'humanité depuis les débuts de l'industrialisation.

Le sida est certainement la pire épidémie de ce siècle et probablement de tous les siècles. La maladie n'a pas de remède connu, et elle menace non seulement la vie, mais encore, elle met en péril le secteur le plus vital des relations humaines, la sexualité, détruisant ainsi la confiance mutuelle qui est le lien le plus fort d'une véritable relation entre les individus quelque soit leur orientation sexuelle. Lorsque nous réaliserons que nous sommes tous à blâmer; que nous, en tant que société, avons refusé de reconnaître notre parenté avec Dieu; que nous avons souillé la nature au point qu'elle est devenue une menace pour nous, alors nous pourrons trouver un remède à ce fléau.

L'idée d'un condom n'a rien d'un stimulant pour les relations amoureuses. La véritable expression de la sexualité est le contact de la chair, et un tel moyen de prévention ne peut que susciter un sentiment d'insatisfaction et de crainte. Bref, le condom n'est pas une garantie absolue contre le sida, et il existe de nombreux autres moyens d'attraper le virus, par exemple, les transfusions de sang, les injections et les blessures de toutes sortes. Ceci dit, cette épreuve fait aussi partie de l'expérience karmique de l'humanité, car il y a beaucoup à apprendre lorsqu'un comportement humain aussi vital que la sexualité est menacée.

C'est définitivement un signe des temps, et un prélude au temps de purification que les Écritures nous présentent comme les Derniers Jours, mais qui sont, en fait, le début d'une nouvelle humanité. Ce n'est certes pas la fin du monde, mais la fin d'un monde. C'est un test pour nous, et la chance ultime de comprendre le véritable sens de l'amour et de la fraternité humaine, et de faire partie du Nouvel ge dont nous venons de franchir le seuil.