Enseignements de la Nouvelle Renaissance
Enseignements de la Nouvelle Renaissance



Avant-Propos

Personne ne peut l'importance de la famille, et le rôle qu'elle a joué dans les affaires, et l'évolution de l'humanité.
Vous vous souvenez de la chanson:

Love and marriage, love and marriage
Go together like a horse and carriage,
This I tell you brother,
You can't have one without the other.

(L'amour et le mariage, l'amour et le mariage,
Vont ensemble comme carrosse et attelage
Et je vous le dis, sans ambages,
On ne peut avoir l'un, sans avoir l'autre en gage.)

Cette chanson, qui a fait le Hit Parade des années 50, est un très bon exemple de la mentalité qui existait il y a quelques années, alors que faire la cour était le signe avant-coureur de fiançailles, et les relations sexuelles, synonymes de mariage. Et ce n'était pas si mal, après tout, lorsqu'on réalise que, de nos jours, un couple vit ensemble quelques mois, ou quelques années, et s'ils s'aiment encore, du moins assez pour rendre l'engagement officiel, ils iront sceller leur union devant le prêtre, le pasteur ou le juge de paix.

Et après tout, pourquoi pas! Considérant les mariages religieux qui finissent par un divorce, on peut se demander si les contraintes d'une loi d'Eglise ne sont pas plus préjudiciables qu'une période d'essai, où les partenaires tentent de découvrir s'ils sont compatibles et souhaitent passer le reste de leur vie ensemble.

Certains mettront cela sur le compte du déclin moral, ou d'une mauvaise éducation, mais on appelle cela la LIBRE EXPRESSION DE L'INDIVIDU. Et c'est le droit divin de tout être humain de se servir de cette liberté d'expression, au meilleur de ses connaissances et de ses talents.

Le Mariage

Le mariage religieux est une cérémonie par laquelle un homme et une femme, reconnaissant la similitude de leur condition karmique, et se sentant attirés l'un vers l'autre par la loi de cause et d'effet, décident de vivre ensemble, et scellent ainsi leur union devant l'église, qui les unit jusqu'à ce que la mort les sépare.

Cette contrainte crée, dès le départ, un malaise affectif inconscient qui se manifeste dès que surviennent les premières difficultés maritales. Il n'est pas rare d'entendre des expressions telles que 'Je me suis mis la corde au cou', 'je n'aurais pas dû me marier', lesquelles donnent parfois l'impression que le partenaire traîne un véritable boulet, et qu'il est condamné au bagne à perpétuité.

On peut promettre d'être à temps pour diner, On peut aussi promettre de couper le gazon le samedi, mais en aucun temps, pouvons-nous 'promettre' d'aimer quelqu'un, et encore moins pour toute une vie. L'amour avec un grand A se situe sur le plan émotionnel et affectif. On ne contrôle pas les émotions comme on contrôle le thermostat de la maison. Chacun des partenaires désire, bien sûr, que cet amour dure toute une vie, mais le seul véritable lien de leur union, devrait être cet amour qu'ils partagent ensemble, et non une promesse hermétiquement scellée par un Sacrement. C'est ce lien d'amour dont on dit qu'il est un mariage 'béni par le ciel' , et c'est, en fait, celui qui dure le plus longtemps.

Il est dit, quelque part, que Dieu, l'Énergie de toute Vie, a sanctifié le mariage, et c'est bien vrai. Cependant il faut comprendre cette affirmation, dans le sens que Dieu a sanctifié l'engagement lui-même, et n'a rien à voir avec les cérémonies et le rituel qui accompagnent le sacrement dans toutes les religions du monde, cérémonies parfois tellement pompeuses et solennelles, que les parties intéressées perdent de vue le but réel et le sens profond de leur engagement. La cérémonie devient alors un événement social qui éclipse le but premier de leur engagement.

La cérémonie est certes le moyen idéal de cristalliser l'événement dans l'esprit des nouveaux époux et de leur famille, mais les limitations que le sacrement impose, créent subconsciemment un blocage mental dans l'esprit des deux partenaires. La promesse de s'aimer jusqu'à ce que la mort les sépare, renforcée par l'indissolubilité de l'union, supprime graduellement toute autre considération, et fait naître un sentiment égoïste, où le partenaire en vient à croire que l'autre lui appartient vraiment, et qu'il, ou elle, en a l'exclusivité, sentiment qui n'a pas sa place dans une véritable relation amoureuse.

Toute cette incompréhension concernant le mariage, le divorce et l'adultère, découle d'interprétations erronées des enseignements de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'imbroglio théologique qui entoure ces choix de vie est la conséquence des enseignements erronées des disciples des premiers siècles, qui ne comprenaient pas, ou ne voulaient pas comprendre, les enseignements de Jésus concernant la place de la femme dans le monde. Il est aussi la conséquence de la manipulation des évangiles par la hiérarchie religieuse des siècles subséquents, et ceci afin de satisfaire les préjugés mâles, lesquels sont tellement incrustés dans l'esprit humain, qu'ils ont perduré jusqu'à nos jours.

Dans 'The Aquarian Gospel' (L'Évangile du Verseau, de Lévi), nous trouvons:

L'Amour est l'Énergie Divine qui unit deux êtres en un seul être; aucun pouvoir humain ne peut dissoudre le lien. Les corps peuvent être séparés par l'homme, ou par la mort, pour un certain temps, mais ils seront de nouveau ensemble. Nous avons donc, dans ce lien, le lien du mariage; tous les autres ne sont que des liens de paille, et ceux qui vivent sur la foi de ces liens commettent l'adultère. (98: 11-12)

Cet extrait est une allusion directe à la réincarnation, alors que Jésus déclare, implicitement, que l'amour transcende le temps et l'espace, et que nous nous retrouvons, vie après vie, pour remplir les obligations karmiques de la loi de cause et d'effet, ou karma. Tous les autres liens, y compris, bien sûr, les liens religieux, ne sont que des liens de paille, qui s'envolent au moindre vent.

Un tel enseignement ne correspondait pas aux enseignements de Moïse, et on peut facilement imaginer la réaction des juifs de ce temps-là et le courroux des prêtres devant un tel mépris de la loi Hébraïque. En fait, Jésus affirmait implicitement que le seul mariage qui compte, c'est l'amour qui existe entre deux individus; que, sans cet amour, toutes les formes d'engagement, religieux ou autre, n'avaient aucune valeur, et que ceux qui se sentaient liés par ces seuls engagements commettaient, en fait, l'adultère. C'est donc dire que sans cet amour, le lien n'a plus sa raison d'être.

La traduction de la Bible comporte tellement d'inconsistance et d'incongruité, qu'il est difficile de faire une interprétation juste et équitable des enseignements de Jésus. Par exemple, on retrouve quelques versets plus loin:

Je vous le dis, si quelqu'un répudie sa femme -sauf en cas d'union illégale- et en épouse une autre, il est adultère. (Mat.19:9)

Ce verset va à l'encontre du verset que nous venons de citer où Jésus nous dit qu'un mariage sans amour est un mariage adultère. Un tel extrait démontre bien que ceux qui ont transmis les enseignements du Maître éprouvaient beaucoup de difficulté à se démarquer de certains enseignements périmés de l'Ancien Testament, et il semble bien que celui-ci a de la difficulté à se maintenir à flot: la répudiation de ce temps-là étant le pendant de notre divorce d'aujourd'hui, il faudrait donc en conclure que les divorcés sont tous adultères, ce qui n'est évidemment pas le cas. De plus, les versions anglaises de la Bible parlent, non pas d'union illégale, mais d'infidélité, ce qui tend à prouver que , au cours des siècles, chacun y est allé de son interprétation personnelle des enseignements de Jésus. Il n'est donc pas étrange d'y retrouver les préjugés mâles concernant la femme, comme on vient de le voir dans ce verset biblique, où il est question, non pas de l'infidélité en général, mais bien plutôt de l''infidélité de l'épouse, sur laquelle le partenaire masculin avait, en ces temps-là, toute autorité. Il faut donc être circonspect de certains des enseignements que nous retrouvons dans la Bible, car nombreux sont ceux qui reflètent, non pas la pensée de Jésus, mais les moeurs et coutumes d'une époque révolue.

La Bible nous dit encore:

C'est pourquoi, l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme et les deux ne feront qu'une seule chair. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. [Matt. 19:5]

Ce verset signifie que l'amour véritable entre deux individus est encore plus fort que les liens familiaux; que personne n'a le droit de s'objecter à l'union de deux êtres qui s'aiment, car cet amour est l'attraction mutuelle, ou, si vous voulez, l'accomplissement de la loi de cause et d'effet, ou karma, et cette loi est la même pour tous.

Comme vous pouvez le constater, il y a diverses façons d'interpréter les livres bibliques, et ceux qui se disent enseignants spirituels, pasteurs, ou évangélistes, se doivent de consulter, non seulement la Bible, mais leur propre livre de vie, et tenter de trouver, au fond de leur coeur, la véritable signification des paroles qu'ils citent, sans trop en comprendre le sens.

Les disciples, eux-mêmes, ne comprenaient pas toujours ce que Jésus leur enseignait, et c'est pourquoi (surtout parce que les évangiles furent écrits longtemps après le départ de Jésus) certains enseignements que nous retrouvons dans la Bible, pourraient être, non pas les véritables enseignements de Jésus, mais bien plutôt des bribes de phrases, glanées ici et là, parmi ceux qui avaient suivi Jésus, pour être ensuite embellies et adaptées aux besoins ritualistes et matérialistes de l'Église croissante. Les enseignements qui se rapportent au mariage ne font pas exception, d'autant plus que l'Église a cru bon d'instaurer ses propres lois, lesquelles ne concordent pas toujours avec le véritable message des Évangiles et les lois spirituelles du cosmos.

N'est-il pas vrai que, dans le passé, l'Église et les autres grandes religions ne se sont jamais objectées aux mariages d'intérêt, ou de convenance, où l'argent et le statut social étaient le véritable enjeu, et où l'amour était relégué au rang de commodité agréable, et faisant partie de la 'transaction'. La plupart de ces mariages d'état, ou de noblesse, ont été encouragés et approuvés par l'Église, même si tous les individus concernés étaient conscients que les deux partenaires ne s'aimaient pas, et avaient accepté de s'épouser pour des raisons politiques, ou pour accroître le patrimoine familial. Il en était de même des mariages royaux, lesquels étaient célébrés dans le seul but de renforcer les liens, non pas entre les deux époux, mais bien plutôt entre leurs deux pays.

Même aujourd'hui, nombreuses sont les unions malheureuses, où, pris dans l'enchevêtrement de leur rigide doctrine, et de leur conception erronée de la vie concernant le mariage, les partenaires demeurent ensemble avec le sentiment profond que c'est leur devoir, et qu'un tel sacrifice sera éventuellement récompensé. Le martyr n'est pas une fin en soi, et les individus qui sacrifient leur propre joie et leur propre bonheur sous la pression de contraintes religieuses ou sociales, devraient savoir qu'il est physiquement, mentalement, et spirituellement malsain de demeurer dans une relation de couple, où l'amour a fait place à l'indifférence, le ressentiment, et parfois même la haine.

Lorsque Jésus s'adressait à ceux qui voulaient lapider Marie Madeleine, leur disant, que celui qui est sans péché lui lance la première pierre, il avait lu dans le coeur de tous ces gens qui, pour la plupart étaient mariés, et il confirmait ainsi ouvertement que l'adultère est, non pas un acte physique, mais un état mental qui peut se concrétiser, non seulement hors du foyer, mais dans le lit conjugal. L'adultère est un déséquilibre émotionnel qui draine le système énergétique du corps, parce que les partenaires ne sont pas au même niveau vibratoire. Ils ne sont pas en harmonie l'un avec l'autre. En un mot, même s'il y a interaction physique, il n'y a pas, ou peu, d'interaction mentale entre les deux partenaires, ce qui cause une adultération du fluide énergétique qui devient ainsi inopérant.

Par une approche matérialiste de la vie, les religions ont considérablement limité la liberté d'expression et l'individualisation de l'homme et de la femme dans le monde, et indubitablement, le mariage est l'institution qui a eu le plus grand impact sur toutes les civilisations du monde. S'il est vrai que le mariage lui-même consacre l'amour des deux partenaires, il est également vrai, et il est bon de le répéter, que les limitations qu'impose le Sacrement, la promesse de 's'aimer jusqu'à ce que la mort les sépare', et la stricte ordonnance de l'Église concernant le divorce, l'avortement, et la sexualité en général, font naître un sentiment de culpabilité et de ressentiment, qui va s'amplifiant, lorsque l'un des partenaires, ou les deux, désirent mettre fin à l'engagement, mais s'abstiennent, faute de pouvoir surmonter la crainte d'un Dieu vengeur et les doutes, semés dans leur esprit, par une religiosité matérialiste et ignorante.

Le mariage devrait être l'aboutissement normal de l'amour, et non pas vice-versa. L'amour désintéressé est le seul véritable lien d'une relation amoureuse durable. C'est le baromètre qui détermine la force et la durée de l'association, et le seul critère par lequel on devrait décider d'une séparation, ou d'un divorce.

Il en est de même de la procréation qui, elle aussi, devrait être l'aboutissement normal de l'amour, et non pas, comme certains le croient, l'accomplissement d'un devoir conjugal devant mener à une grossesse. Il est encore plus en conformité avec les lois de Dieu de prendre la pilule ou de mettre fin à une grossesse, que de donner naissance à un enfant non désiré.

Dans notre société de consommation où le dollar est roi, il est humain, d'y penser à deux fois, avant de faire un enfant. On ne décide pas d'une naissance comme on décide de l'achat d'une voiture. La planification est un excellent moyen de combiner le désir d'élever une famille, avec une juste évaluation des besoins et des obligations que cette naissance ne manquera pas de créer, par exemple, dans le cas d'une famille déjà nombreuse, ou les exigences d'une carrière. Dans le contexte d'une civilisation matérialiste telle que la nôtre, il est normal et excusable, de peser le pour et le contre, et de décider, en fonction du bien-être et de l'éducation du futur enfant, et aussi de l'impact de cette naissance sur les deux partenaires. En toute dernière analyse, c'est surtout une question de générosité, le désir, latent chez tout être humain, de permettre à un autre esprit de se manifester dans le monde.

Ainsi, le processus de procréation ne sera pas lié à une contrainte religieuse. Il sera le résultat d'un amour altruiste, où les époux se donnent l'un à l'autre, dans le but de former un noyau familial. La planification doit se faire sans égard aux pressions sociales ou religieuses, et si, en cours de route, l'épouse change d'avis, et décide de mettre un terme à la grossesse, c'est son droit indéniable et personne, pas même l'époux, ou un mouvement religieux quelconque, n'a le droit d'intervenir dans sa décision. On peut conseiller cette personne et l'encourager, mais la loi divine interdit à quiconque de s'interposer dans le processus karmique d'un autre individu, et les conséquences sont extrêmement graves pour celui, ou celle, qui assume une telle responsabilité.

Alors que les individus évoluent selon la perception qu'ils ont d'eux-mêmes et du monde qui les entoure, les sociétés évoluent en fonction d'une conscience collective, qui fait que les plus faibles parmi les membres de cette société, se sentent emportés par le courant positif ou négatif émanant de cette même société (par exemple, les révolutions, ) et c'est dans ce sens qu'il est dit:

Ne juge pas, si tu ne veux pas être jugé

Ainsi, plus nous imprégnons cette conscience collective de pensées positives, plus nous devenons une société spirituelle. De la même manière, si nous l'imprégnons de pensées négatives, nous ne pouvons que devenir une société décadente et matérialiste. La conscience collective est l'effet d'une cause, et tant que cette cause ne sera pas en accord avec le Principe Supérieur de vie, il nous sera extrêmement difficile de transcender la matérialité et de devenir de véritables enfants de Dieu. C'est d'ailleurs pourquoi il est si difficile de modifier le comportement des sociétés, car le changement doit venir de l'intérieur, non de l'extérieur. Connais-toi, toi-même est, non seulement, un excellent conseil philosophique, c'est également la clé de notre évolution spirituelle et de tous les soi-disant mystères de la vie

Les révolutions sont un bon exemple d'une conscience collective d'abus, de colère et de haine refoulée, qui s'accumulent et s'amplifient durant des décennies, jusqu'à ce qu'elle éclate à la face de l'histoire. Imaginez une conscience collective de fraternité humaine, d'amour et de compassion, et vous avez, là, tous les ingrédients nécessaires pour une Nouvelle Renaissance de l'humanité.

Même si une grande majorité croit qu'il existe un Pouvoir, une Force Supérieure qui veille sur nous, chaque société a sa propre perception de ce Pouvoir. Ainsi, si les chrétiens ont une conscience collective d'un Dieu personnel, formé de la Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, les Hindous ont aussi leur Trinité, composée de Siva, Brahma et Vishnu, lequel, avec le temps, en est devenu la principale déité. De leur côté, les Bouddhistes croient à une forme supérieure de vie, avec Bouddha, l'Illuminé, comme modèle, et les Musulmans croient à un Dieu unique (Allah) qui se manifeste par les prophètes.

Toutes ces croyances font partie de la conscience collective des peuples et indirectement, elles ont servi à façonner les moeurs et coutumes de toutes les sociétés du monde. C'est ainsi, que chacun croit que les modes de vie de sa société, incluant le mariage, sont les véritables modes de vie pour tous, et qu'ils sont sanctionnés par leur Dieu.

Ainsi, alors que le chrétien pense en termes de monogamie et croit, sincèrement, que Dieu l'oblige à n'avoir qu'une seule épouse, de nombreux musulmans et mormons considèrent la polygamie comme une façon de vivre tout à fait normale, et ils trouveront, dans le Coran ou dans la Bible, l'entérinement de leur conduite et la sanction de leur Dieu.

Qui peut dire si l'un ou l'autre de ces modes de vie correspond à la loi divine? Le fait est, que Dieu n'impose aucune limitation au comportement humain, et il sanctionne tous les modes de vie, tant et aussi longtemps que l'individu se conforme aux lois d'Ordre, de Balance, d'Harmonie, de Croissance, de Perception Divine, d'Amour et de Compassion, qui sont, en fait, les lois spirituelles de l'Univers. Ainsi, qu'un individu prenne une ou trois épouses n'a pas tellement d'importance. Ce qui est important, c'est la liberté d'expression des individus concernés, l'amour qu'ils manifestent les uns envers les autres, et l'impact que cet amour peut avoir sur leur propre environnement. C'est le seul critère sur lequel ils seront jugés. Tout le reste n'est que conventions, et, même si ces conventions font partie du processus évolutif de la vie physique, elles ne peuvent, en aucun cas, supplanter le droit de l'individu à la libre expression. Et c'est cette liberté d'expression qui est le facteur dominant des relations humaines.

Bien entendu, mêmes s'il existe des mariages polygames à l'intérieur de certaines sectes, il n'est pas conseillé de contracter des unions polygames dans notre civilisation occidentale, car nos modes et coutumes sont basés sur un système monogame d'union matrimoniale. Cependant, ce ne sont là que des considérations humaines et, du point de vue spirituel, Dieu ne sanctionne que l'amour et la compassion qui doivent exister entre tous les individus, et sont, en fait, le but réel de notre incarnation terrestre.

Les religions ont malheureusement exercé une influence négative considérable sur le mariage et son aspect procréatif. Il fut un temps, où un couple marié sans enfant était questionné, de manière parfois directe, et surtout au confessional, quant à la fréquence de leur relations sexuelles. Il en était de même des couples non mariés qui subissaient les foudres de leur curé jusqu'à ce qu'ils se soumettent aux directives de l'Église, ou quittent tout simplement la paroisse. Les femmes étaient naturellement les principales cibles, et le confessionnal a joué un rôle primordial dans l'accroissement de la population et le 'boom' du début du siècle. Même si la maternité est une expérience valable, méritoire et enrichissante, personne, que ce soit un mari, une religion ou la société elle-même, ne peut contraindre une femme à procréer, non plus que l'empêcher de mettre fin à une grossesse.

La perpétuation des espèces est un mythe et un concept matérialiste. La conception d'un enfant est un besoin biologique. Ce n'est que lorsqu'il y a un désir véritable de donner naissance à un enfant, et d'aider cet enfant à faire ses premiers pas dans la vie, que la maternité devient une véritable vocation. Que la population augmente ou diminue n'est pas important. Nous vivons éternellement, dans tous les mondes et toutes les dimensions, et nos plans de vie sont préparés, non pas en fonction des us et coutumes des sociétés dont nous faisons partie, mais bien plutôt en fonction des engagements karmiques que nous avons pris avant de revenir sur terre une fois de plus.

Ainsi pouvons-nous voir que, par une approche matérialiste de la sexualité, l'humanité a oublié que l'amour surpasse toutes les autres lois, y compris les lois d'église, lesquelles, plus souvent qu'autrement, ont tendance à perpétuer les coutumes d'une société, plutôt que de prôner et de renforcer l'amour qui doit exister entre tous les êtres humains.

L'amour est un sentiment merveilleux qui s'exprime librement, et en dehors de toute contrainte religieuse, ou sociale. Bien sûr, on ne peut blâmer le policier qui arrête un couple, parce qu'ils ont fait l'amour sur un banc de parc, ou qu'ils se sont promenés en costume d'Adam. Même s'ils ne sont pas répréhensibles en soi, et qu'ils pourraient être considérés comme normaux dans d'autres civilisations, de tels comportements ne font pas partie des moeurs et coutumes de notre société, et celui ou celle qui y déroge doit en subir les conséquences.

Par ailleurs, ce que deux individus adultes et consentants, hétéro ou homosexuels, font dans une chambre à coucher de maison, de motel, ou autre, est entièrement leur affaire, et, encore une fois, personne n'a le droit de s'immiscer dans les relations personnelles entre individus, tant et aussi longtemps que les individus sont majeurs, que leur comportement est volontaire et n'affecte pas le bien-être et la santé des autres.

Le mariage, civil ou religieux, est une institution valable, mais il est, néanmoins, un palliatif, une coutume établie pour apporter un semblant d'ordre dans un monde égoïste et matérialiste. Les relations sexuelles ne se limitent pas seulement au mariage, et l'énergie sexuelle spirituelle, qui est libérée durant les ébats amoureux, transcende toutes les limitations et tous les édits dogmatiques, qui ne font que souiller la pureté de l'expérience. Cette énergie n'est liée, en aucune façon, à l'engagement religieux ou civil. Elle est la culmination (le principe orgasmique) d'une véritable expression d'amour, rehaussée par le désir de donner, sans attendre quoi que ce soit en retour. Ce n'est pas une question de 'positions', comme certains sexologues semblent le croire. C'est une question d'amour et de (com)passion. La sexualité ne s'apprend pas, elle s'exprime. Lorsque deux êtres sont véritablement en amour, il est facile de trouver les mots justes, les caresses qui plaisent et les bonnes positions.

Dans une lecture de vie spéciale où il s'était manifesté pour renforcer ma propre force spirituelle, et commenter certains aspects de ma vie, Vishnu, ou plutôt, la Force Spirituelle que nous appelons Vishnu, commentait ainsi la sexualité:

Le sexe est une normalité de la nature et une prérogative de tous les individus qu'animent les Forces de création et de procréation. Et il est partie intrinsèque de la nature, de la Force des mondes, et de tout ce qui permet aux lois naturelles de se manifester, dans ce qu'on pourrait appeler le principe orgasmique de la vie... Il n'est pas question ici de négativité, comme on le prétend dans votre ordre social, mais d'une simple procédure qui honore la conception artistique, non seulement de la chair, mais des Forces vitales de Dieu en mouvement.

Le péché n'a pas de vie en soi. Il n'est qu'un produit de l'esprit humain, et il puise sa force dans les pensées négatives de l'humanité, alimentées par les taboos et les fausses conceptions d'une société religieuse intolérante, qui profane ainsi le caractère sacré de l'aspect procréatif de la vie. Le sexe est une expérience pure et enrichissante. Il n'est adultéré que par l'absence d'amour, et c'est l'amour qui devrait être le seul véritable objectif de toute relation sexuelle. Offrir une heure d'amour pour de l'argent, comme cela se produit chez les prostitué(es), ou dans le seul but de satisfaire un désir charnel, comme le font les casanovas, n'est, en fait, qu'une réaction animale à l'aspect biologique de la vie. Ce n'est, certes pas, un crime ni un péché si l'entente est réciproque, mais c'est, néanmoins, adultérer l'aspect spirituel de l'expérience. A travers les siècles, il y a eu beaucoup plus d'adultères dans le lit conjugal, que dans les nids d'amour de tous les amants de la création.

N'est-ce pas la société qui a fait de l'argent, le moyen d'échange. On achète tout avec l'argent. On achète même des médailles religieuses pour se protéger, un service funèbre pour enterrer nos morts et on croit même qu'on peut s'acheter une place au Paradis. Alors qui sommes- nous pour blâmer un individu qui s'achète un peu d'amour?

Comme toute autre expérience de vie, de tels comportements sont karmiques en eux-mêmes, et les individus qui font l'expérience de cet aspect spécifique de la vie, participent, au même titre que tous les autres, à la trame réincarnationnelle qui se joue de vie en vie, dans des rôles et des genres différents. Toutefois, cette forme d'amour (la prostitution) n'est qu'un palliatif, tout comme la masturbation qui est, non pas un péché honteux comme on veut bien nous le faire croire, mais un palliatif qui n'apporte qu'une fausse satisfaction et draine l'énergie vitale de la personne en question.

La véritable sexualité, c'est le don de soi, et ce qui donne un sens véritable à l'acte sexuel, c'est la communion qui existe entre deux êtres, alors que le principe orgasmique élève les partenaires au niveau vibratoire de leur état originel. Ce n'est certainement pas le mariage en tant que tel, qui fait qu'un individu va aimer son ou sa partenaire jusqu'à ce que la mort les sépare, et l'expérience nous a prouvé, qu'il est extrêmement difficile de maintenir une union stable, là où l'amour a disparu. Et lorsque l'amour disparaît, il ne reste plus qu'une promiscuité malsaine qui ne peut que nuire aux deux partenaires ou au noyau familial, s'ils ont des enfants.

L'éducation sexuelle ne consiste pas seulement à offrir aux jeunes, un cours avancé d'anatomie, ou encore, de les mettre en garde contre les dangers du sida, ou autres maladies vénériennes. On insiste trop sur l'aspect physique du sexe. On n'insiste pas assez sur le but réel de l'expérience sexuelle et les implications mentales et spirituelles d'une telle intimité. En fait, rien n'arrive par coïncidence, ou accident et, tôt ou tard, l'humanité découvrira, que les maladies transmises sexuellement, sont beaucoup plus la conséquence du déclin des sociétés et des pensées négatives de l'humanité, qu'une question d'hygiène. Dans son état naturel, sain et libre de toute pensée négative, le corps humain peut résister à toute attaque virale, rhume, cancer, ou sida.

Bien entendu, il est important d'enseigner aux enfants que ce n'est pas la cigogne qui apporte les bébés, mais il n'est pas nécessaire de leur donner un cours extensif d'éducation sexuelle. Il est beaucoup plus important de leur enseigner les principes d'amour et de fraternité, qui en feront des individus responsables, et tout le reste viendra par surcroît.

Par ailleurs, il est bon que l'amour soit entouré d'un peu de mystère, et l'âge d'or du cinéma, nous a donné des histoires d'amour, qui surpassent de beaucoup les scènes d'exhibitionnisme de mauvais goût de certains de nos films contemporains. C'est dans une telle atmosphère, que nos enfants doivent apprendre à devenir les hommes et les femmes de demain, alors que, hypocritement, nous les prévenons contre les dangers du 'sida', et que nous louons les vertus du condom.

Le danger est, évidemment, réel, et l'usage du condom, est devenu un palliatif nécessaire à notre état de conscience collective actuel, alors que la peur s'est emparé de la société, affaiblissant ainsi un système immunitaire qui se nourrit (littéralement) de pensées positives, tout aussi bien qu'il devient inopérant lorsque la peur et les pensées négatives s'emparent de l'être humain.

La sexologie a acquis ses lettres de noblesse durant les dernières décennies. Cette nouvelle forme de thérapie est devenue 'à la mode', et les conseils, qu'autrefois on chuchotait tout bas, trouvent maintenant une oreille attentive dans le cabinet des sexologues. Nombreuses sont les émissions radiophoniques et télévisées, où les auditeurs se vident le coeur, et dévoilent des choses intimes dont ils n'osent même pas discuter avec leur conjoint. Les émissions de ligne ouverte sont toujours pleines de surprises, et il y en a pour tous les goûts, mais certainement pas pour tous les âges: une auditrice se demande comment il se fait que son mari ne fait l'amour que trois fois par jour, alors qu'une autre s'inquiète parce que le sien voudrait le faire plus que deux fois par semaine. Certaines veulent savoir, pourquoi elles ont des maux de tête juste avant de se mettre au lit, alors que d'autres ont des problèmes orgasmiques chroniques. Dans le camp mâle, certains hommes se plaignent de la frigidité de leur épouse, alors que d'autres ont des difficultés de pénétration lesquelles, bien sûr, soulèvent des questions sur leur propre virilité.

Nous n'irons pas jusqu'à dire, que le sexologue n'a pas son utilité, car il est parfois plus facile de se confier à une tierce personne, que de risquer une confrontation. Et pourtant, si une personne est capable de raconter ses problèmes sexuels à un étranger, à plus forte raison est-elle capable d'en discuter avec son partenaire. L'approche directe est parfois la meilleure, et il est évident qu'une conversation franche et honnête avec le conjoint, et l'admission de leur responsabilité réciproque dans l'échec des relations sexuelles, pourraient corriger ou éliminer le problème si, bien sûr, les deux partenaires s'aiment toujours. S'ils ne s'aiment plus, ce n'est certes pas le divan du sexologue, qui les aidera à raviver leur amour.

Le mariage étant un rôle karmique majeur, il est probable, et même certain, que les époux se sont associés dans le but de régler certains problèmes qu'ils n'ont pu solutionner durant les nombreuses vies qu'ils ont passées ensemble. Ainsi, lorsque le médecin confirme à son patient, qu'il, ou elle, n'a aucun problème physiolo- gique, il serait bon que ce patient fasse un petit voyage en son fort intérieur et passe en révision toutes ses priorités de vie.

Un éminent psychologue Américain, le Dr. Helen Wambach, a régressé des centaines de couples, lesquels, visualisant leurs vies passées, et revivant certaines expériences traumatiques, ont trouvé là, la source de leurs difficultés. A leur retour à la réalité, et après seulement quelques sessions, nombre de ces gens ont ressenti un grand soulagement, comme si on venait de les débarrasser d'un poids énorme. Très souvent, le seul fait de reconnaître la cause du problème, était suffisant pour le faire disparaître et rétablir ainsi l'harmonie entre les deux partenaires. La loi de cause et d'effet joue un rôle primordial dans le déroulement de nos vies terrestres, et, transcendant les siècles, les répercussions se font sentir à tous les niveaux vibratoires que nous appelons espace et temps.

Les techniques de régression ne sont pas tellement connues et accessibles à tous, mais il a été prouvé que de nombreux problèmes reliés au sexe ont une origine karmique, et sont un signe certain que l'individu n'a pas appris sa leçon de vie. La loi de cause et d'effet joue un rôle primordial dans le déroulement de nos vies terrestres, et, transcendant les siècles, les répercussions se font sentir à tous les niveaux vibratoires que nous appelons espace et temps.

C'est évidemment, là, un concept qui ne cadre pas très bien avec notre structure de pensée occidentale. Et cependant, si nous nous arrêtons un instant pour y penser, nous réalisons que la théorie des vies antérieures se rapproche beaucoup plus de la réalité, que tout le hocus-pocus de ceux pour lesquels le plaisir sexuel est une question de 'positions', et les problèmes sexuels, un manque d'expérience. Ce n'est ni une question de positions, ni un manque d'expérience. C'est plutôt une question d'amour et de compréhension. Lorsque l'amour véritable et le don de soi sont à la base d'une relation sexuelle, il y a de fortes chances que cette relation soit exempte de problèmes physiologiques se rapportant à la sexualité, et, comme on le dit souvent, les couples heureux sont sans histoire.

Par ailleurs, il est évident que les problèmes sexuels ne sont pas tous reliés à une expérience de vie passée. La vie présente comporte elle-même sa part de frustrations et d'imprévus, et, en tant que groupe collectif, la société a sa part de responsabilité dans le déroulement de nos vies et l'accomplissement de notre mission terrestre. Les tabous concernant l'amour et la sexualité, de même que les impératifs de la religion concernant la procréation, ont mélangé quelque peu les cartes et, au cours des siècles, le mariage s'est assorti de toute une kirielle de restrictions et d'obligations qui n'ont pas leur place dans une véritable relation de couple.

L'éducation sexuelle commence dès le bas âge,

mais il n'est certes pas nécessaire de se promener nu dans la maison pour enseigner à l'enfant qu'il est de sexe différent. De nombreux parents croient qu'il faut absolument entrer dans tous les détails, alors que d'autres estiment que c'est un sujet trop intime pour en parler ouvertement. En fait, c'est beaucoup plus simple que cela, et l'idéal est de se comporter normalement vis-à-vis de l'enfant, et de répondre à ses questions, le plus honnêtement, et le plus délicatement, possible. Dès l'instant où il ouvre les yeux, l'enfant est déjà en quête de connaissances et en route pour sa mission de vie. Toute question de sa part mérite un réponse honnête. Peut-être éprouvera t-il de la difficulté à comprendre la réponse, mais la graine de vérité a été semée dans son esprit et, au moment opportun, elle fera surface, devenant ainsi une partie intégrante de son processus de développement.

Il n'est pas nécessaire de lui donner un cours complet d'anatomie, car la sexualité est une normalité de la nature. Si les oiseaux et les animaux, se reproduisent sans qu'on ait à leur faire un dessin, à plus forte raison des êtres intelligents sont-ils capables de trouver, seuls, le, ou les, moyens, de faire plaisir à leur partenaire. Tel que mentionné plus haut, ce n'est pas une question de 'positions' mais bien plutôt d'amour véritable et de don de soi. Il n'y a pas de recette miracle à l'amour. Il suffit de laisser libre cours à son imagination, en laissant de côté tous les tabous, et toutes les fausses conceptions, qui nous ont été transmis depuis des siècles, par une religiosité intolérante et ignorante. Ce sont tous ces enseignements erronés qui ont détruit la beauté du sexe, et faussé les perceptions de l'être humain.

L'amour n'est pas une réaction animale à l'aspect biologique, ou physiologique, de la vie. C'est plutôt la rencontre de deux êtres, qui, se voyant pour la première fois, se sentent attirés l'un vers l'autre, sans autre indice que le sentiment profond de 'déjà vu', de se connaître depuis fort longtemps. Encore une fois, rien n'arrive par coïncidence, ou accident, et cette forte attraction n'est que la reconnaissance visuelle (les yeux sont le miroir de l'âme) de liens et d'ententes karmiques dont le but ultime est de rétablir l'équilibre entre nous, et en nous-mêmes, obéissant ainsi à la loi de cause et d'effet. L'amour est la chose la plus naturelle du monde, et les échecs amoureux ont beaucoup plus à voir avec des états d'âme et l'éducation en général, qu'à la façon de s'y prendre pour faire l'amour.

Et à cet effet, les adolescents devraient s'abstenir de relations sexuelles précoces, car une implication amoureuse prématurée peut fausser leur conception de la vie et de la sexualité. Il existe un équilibre fragile entre une vie familiale normale, où l'adolescent se développe, et devient un adulte responsable, et la forte attraction, mise en valeur par les médias et la société en général, de se prêter aux ébats sexuels avant d'avoir atteint une certaine maturité. Donner libre cours à sa sexualité, à un âge où l'esprit doit se concentrer sur la croissance, les relations familiales et l'éducation, détourne l'adolescent de son objectif principal, celui de devenir adulte, non pas en brûlant les étapes, mais bien dans un processus de vie normal et équilibré. Une incursion hâtive dans le domaine des émotions sexuelles peut également éveiller en ces jeunes gens, un sentiment d'insatisfaction, de malaise, et parfois de culpabilité, car ils ne sont pas en mesure de comprendre leur propre corps, de découvrir le sens profond de leur sexualité et d'assumer les conséquences de leur engagement prématuré. La relation sexuelle devient alors une sorte de jeu, où les sens prennent le dessus, aux dépens des sentiments profonds qu'une telle intimité doit susciter chez les deux partenaires sexuels.

La transition de l'adolescence à la jeunesse ne se fait pas toujours sans heurt, et si on dit que l'adolescence est un âge ingrat, la jeunesse n'en est pas moins une période de transition délicate, car c'est un temps où les jeunes prennent conscience des valeurs réelles de la vie, et se préparent à devenir des membres utiles et dignes de la société dont ils font partie. Le sexe fait, bien sûr, partie de ces valeurs, et l'attitude qu'ils adopteront durant leur adolescence et leur jeunesse, déterminera le cours de leurs futures relations amoureuses. Et comme l'Ecclésiaste le dit si bien:

Il y a une saison pour toutes choses
Et un temps pour chaque chose sous le ciel.

Les générations qui nous ont précédé, ont grandi dans une atmosphère où le plaisir du sexe était considérablement tempéré par la rigidité toujours présente de l'Église pour tout ce qui concerne l'aspect procréatif de la sexualité. Les relations sexuelles hors mariage étaient hors de question. La future épouse se devait d'être vierge, alors que le futur époux n'était jamais questionné quant à sa propre virginité. Ce régime patriarcal dure toujours, et même si les préjugés mâles s'estompent graduellement, il y a encore beaucoup à faire pour revaloriser la femme et lui redonner, non pas suprématie sur les hommes, mais bien plutôt la dignité et le respect auxquels elle a droit.

La présente génération renversa la vapeur, et le pendule balança dans la direction opposée, où la tolérance devint le mot-clé. Les années 60 virent l'apparition de l'amour libre, et les relations sexuelles devinrent 'à la mode' sur le campus universitaire, au secondaire, et, même à l'élémentaire, alors que de jeunes adolescentes se retrouvèrent enceintes, à un âge où elles auraient pu, encore, jouer avec leur poupée.

Les années 80 ont connu une recrudescence des anciennes valeurs, tempérées, fort heureusement, par une nouvelle vision du christianisme en ce qui concerne le mariage, le divorce, la sexualité, l'homosexualité et l'avortement. Il est malheureux de constater, que l'Église n'a pas cru bon de suivre la tendance et d'adoucir ses lois concernant des droits humains qui ne sont, de toute façons, pas de son ressort ou de sa compétence. Il faut espérer, qu'un avenir prochain verra l'aube d'un christianisme centré, non pas sur les valeurs matérialistes, qui ne sont que des vestiges du passé et des obstacles au processus évolutif de la vie et sa diversité d'expériences, mais bien sur les désirs et les espoirs légitimes de l'individu, et le besoin qu'il ressent intuitivement de s'ajuster aux nouveaux modes d'expression d'une humanité en constante évolution. Nous revenons sur terre, vie après vie, non pas afin de faire les mêmes expériences et répéter les mêmes erreurs, mais bien plutôt afin de progresser toujours plus avant sur la voie de l'épanouissement spirituel. Et ce développement n'est possible que dans la multiplicité des expériences de vie, et non dans l'éternel 'statu quo' de la doctrine et des dogmes que l'Église a dressés, comme une barrière infranchissable, entre l'être humain et son Dieu.

Si elles veulent survivre, les religions chrétiennes devront abandonner, ou adoucir, leurs lois rigides qui paralysent l'être humain et ralentissent son progrès spirituel. La loi concernant le mariage devrait tenir compte de l'instabilité de la société actuelle. Une approche plus humaine, en ce qui a trait à l'indissolubilité de l'engagement permettrait à chaque couple, individuellement, de vivre dans la spontanéité de leur union, et de décider, en toute liberté, du chemin à suivre. Une telle mesure leur éviterait d'être emprisonné dans les difficultés d'un mariage religieux mal assorti, aggravées par la culpabilité, le remords et le regret. Loin d'augmenter les divorces, une telle réforme allégerait la tension entre les partenaires, permettant à ceux-ci d'y voir plus clair, et de décider, en toute liberté, du chemin à suivre pour leur bien réciproque.

N'est-il pas vrai que, en dépit de la promesse 'jusqu'à ce que la mort nous sépare', de plus en plus de couples divorcent ou se séparent? Et même si ce n'est pas le principal obstacle, l'engagement religieux qui lie deux personnes jusqu'à la fin de leur vie mortelle, peut devenir un énorme fardeau pour les deux partenaires. L'amour se transforme alors en un sentiment de soumission, et parfois d'hostilité, qui n'ont pas leur place dans une véritable relation amoureuse durable. Le ressentiment ainsi refoulé, ronge le coeur et l'âme des individus concernés, et sont, dans de nombreux cas, à la source des cancers qui ne cessent de se multiplier dans toutes les sociétés du monde.

Cela ne veut pas dire que le mariage devrait être limité à un contrat de 5, 10 ou 15 ans, car cela enlèverait toute spontanéité à l'engagement amoureux, lequel ne serait rien de plus qu'une formalité légale, ou un contrat d'affaire entre deux partenaires. L'engagement personnel, et libre de toute contrainte, entre deux personnes qui s'aiment et désirent passer le reste de leur vie ensemble, en union libre ou mariés, a plus de valeur que toute autre formule consacrée, et peut durer plus longtemps, parce que cet engagement est renforcé par l'énergie d'amour altruiste des deux partenaires, et la cérémonie religieuse ne vient que sanctionner, officiellement, ce qui est déjà sanctionné dans leur propre coeur.

Même si la société partage un point de vue différent, un mariage brisé n'est pas nécessairement un échec, et ce sont, très souvent, les contraintes sociales et religieuses qui empêchent les parties concernées de faire face à la situation, et de mettre fin à l'association. Notre étroitesse d'esprit et notre conception erronée de la vie limitent nos perceptions à une seule vie, mais nous avons vécu de nombreuses vies, et nombreuses ont été les rencontres les uns avec les autres. C'est tout simplement la loi universelle de cause et d'effet, qui revendique ses droits, et nous réunit, vie après vie, jusqu'à ce que nous ayons réglé, et résolu, les problèmes karmiques qui nous unissent les uns aux autres.

Les pressions karmiques des vies passées exercent une influence tellement considérable sur la vie présente, qu'il n'est nul besoin de contraintes religieuses pour renforcer la promesse. L'engagement 'jusqu'à ce que la mort nous sépare" est, encore une fois, un vestige des coutumes du passé, où les préjugés mâles étaient encore plus prédominants qu'aujourd'hui. Il n'y a qu'à se souvenir de l'histoire des croisades et des ceintures de chasteté que devaient porter certaines épouses dont les maris combattaient pour la foi, pour réaliser que cette promesse était encore plus préjudiciable aux femmes qu'aux hommes.

En dépit de difficultés parfois insurmontables, de nombreux couples tentent de solutionner leurs problèmes et, la plupart du temps, ce n'est qu'après des efforts répétés, qu'ils décident finalement de rompre l'engagement. La séparation est déjà si difficile et traumatisante, que l'Église devrait faire tout en son pouvoir, pour leur faciliter la tâche et les aider à franchir cette étape douloureuse de leur vie, au lieu de les culpabiliser avec des lois qui ne font qu'empirer le problème.

Vivre ensemble dans la négativité d'une union discordante et vouée à l'échec, ne peut qu'affaiblir le système énergétique du corps. Et nous le répétons encore une fois, rien n'arrive par coïncidence, ou accident, et tout se complète et s'explique par la loi d'adhésion des énergies (l'attraction que les partenaires éprouvent l'un pour l'autre), dont nous sommes tous tributaires. La défaite serait de se raccrocher à une union, laquelle, après des efforts répétés, ne montre aucun signe de réconciliation, et ne marche tout simplement pas. La procrastination n'est pas une vertu, car c'est retarder le bien ultime qu'apporteraient le changement et le nouvel environnement.

Le point important sur lequel il faut insister, c'est que le mariage est définitivement une affaire personnelle. Même si la cérémonie religieuse elle-même fait partie de nos moeurs et coutumes, l'engagement n'a, intrinsèquement, rien à voir avec les lois d'église. C'est l'union réciproque de deux êtres qui décident, en toute liberté, de faire un bout de chemin ensemble, et le droit indéniable qu'ils ont de mettre fin à l'engagement si tel est leur désir. Toute contrainte est contraire à la loi de cause et d'effet et à la liberté d'expression de l'individu.

Loin d'être limitées à une seule vie, les relations sexuelles transcendent les siècles, confirmant ainsi que nous récoltons vraiment ce que nous avons semé. Dans une perspective cosmique, la fin d'une relation n'est que le commencement d'une autre. C'est l'école de la vie, qui nous apprend que l'expérience et la sagesse s'acquièrent dans l'effort et la souffrance. Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage... nous dit Boileau, et l'idéal est certes de vivre ensemble durant toute la présente expérience de vie, mais les obligations karmiques qui nous réunissent, vie après vie, dans une expérience de couple, pèsent lourdement dans la balance et redéfinissent à tout instant l'échiquier sur lequel se joue la trame de toutes nos vies.

Loin d'être un échec, une séparation ou un divorce peut être un signe de grande maturité. Il ne faut pas oublier que l'expression de notre propre individualité, est encore plus importante que les relations personnelles ou familiales, car chacun de nous est une île, un univers qui a sa propre loi, la Loi du Dieu intérieur. Nous avons, tous, une destinée spéciale, et, si nécessaire, nous devons avoir le courage de nous éloigner d'un environnement, qui étrangle la libre expression de l'esprit. L'idéal serait, de considérer tous ceux qui croisent notre chemin de vie, comme des étrangers (dans le sens que aucun d'eux ne peut nous détourner de notre but ultime) que nous aimons et respectons, mais néanmoins des étrangers, car c'est ainsi que nous pourrons vraiment exprimer notre individualité de Fils et Filles de Dieu. Cela n'élimine pas les responsabilités et, bien au contraire, il est juste et bon de voir au bien-être des siens, mais, il est bon de le répéter, il ne faut pas permettre au cercle familial d'être si accaparant, ou ressentir une telle responsabilité, qu'il n'y a plus de place, ou de temps, pour nous épanouir pleinement. Nous sommes tous des étrangers les uns pour les autres, et même dans l'expression génétique de père, mère ou enfant, nous avons, tous, notre propre destinée.

Si la séparation devient nécessaire, parce que les liens et la promiscuité nuisent au développement spirituel des personnes concernées, qu'il en soit ainsi, mais ce n'est, certes pas, l'unique, et la meilleure, approche du développement spirituel. Il va de soi que la proximité de la famille, et les liens maritaux, scellés par l'amour véritable et le don de soi, sont encore le meilleur champ d'expériences, et la meilleure manière de vivre et d'exprimer l'amour universel, à l'intérieur et à l'extérieur de notre propre environnement.

Il n'est pas besoin d'insister sur le fait, que la séparation est définitivement une solution de dernier recours, et le meilleur moyen de remplir nos obligations karmiques, est encore de faire l'impossible pour rétablir le contact et trouver une solution aux présents problèmes, car ils sont la raison même de notre incarnation terrestre. Tous ceux qui croisent notre chemin de vie, ont fait de même dans nos vies antérieures, et nous nous retrouvons ensemble, vie après vie, jusqu'au règlement final de toutes nos ententes karmiques. C'est ainsi que la loi de cause et d'effet nous rappelle constamment que le but ultime de toutes nos vies terrestres est de rétablir l'équilibre physique, mental et spirituel avec les autres et en nous-mêmes, enrichissant ainsi cette Énergie Universelle que nous représentons et que nous appelons Dieu.

Ainsi pouvons-nous constater qu'une loi d'église, promulguée pour renforcer les liens familiaux et contrer le déclin moral et les excès des sociétés, est devenue, par manque d'élasticité et de compréhension des lois spirituelles qui régissent les mondes matériels, un piège que la jeune génération tente d'éviter, en se fiant à ses propres valeurs intuitives, vivant en union libre, non pas jusqu'à ce que la mort les sépare, mais, bien plutôt, tant aussi longtemps que l'union sera profitable aux deux partenaires.

Il n'est pas question ici d'affirmer que tous les jeunes qui vivent en union libre sont plus spirituellement orientés que les couples mariés, et il est évident que de nombreux mariages religieux sont véritablement 'bénis' par le ciel. Mais nous insistons sur le fait que l'amour et le don de soi sont les véritables liens d'une relation de couple, et la meilleure protection contre le risque d'un mariage brisé. L'union de deux êtres ne se sanctifie que dans l'amour, et, si elles désirent ramener les fidèles dans les églises, les religions du monde devront adoucir leurs lois concernant le mariage et le divorce, permettant ainsi aux personnes concernées de sceller leur engagement, libres de tout entrave religieuse, et de tout lien autre que la dévotion et l'amour qu'ils éprouvent, l'un pour l'autre. Et là encore, le rôle de l'Église est d'enseigner, de conseiller, et de faire comprendre, aux nouveaux époux, la beauté et la richesse de la vie maritale, les joies et les bénéfices de la maternité et de la paternité, si tel est leur désir, et la valeur spirituelle de vivre ensemble dans la spontanéité de la vie.

Le véritable mariage n'est pas la 'promesse' de s'aimer, mais une reconnaissance de cet amour, et le désir sincère qu'il dure toute une vie. L'amour est un sentiment spontané et, dans notre monde tridimensionnel, où le karma, la loi de cause et d'effet, a une influence directe sur nos émotions et notre comportement, personne ne peut promettre, ou jurer, d'aimer, non plus que cet amour peut être imposé aux autres sous forme de loi, civile ou religieuse. Tout cela peut sembler répétitif, mais la promesse "de s'aimer jusqu'à la mort" ne tient pas compte de la fragilité de la nature humaine, et des inévitables embûches de la vie maritale, et elle vient à l'encontre de la loi de cause et d'effet, qui supplante toutes les lois humaines.

Le divorce devrait être reconnu par les églises, comme une alternative spirituelle respectable, car il permet aux individus concernés, de se débarrasser de la négativité accrue d'un mariage sans amour, et d'un engagement de vie où les deux époux sont devenus des étrangers et parfois même, des adversaires. Il est déjà difficile de se débattre dans les méandres des émotions qu'occasionne une telle situation, et il est évident que les contraintes sociales et religieuses ne facilitent pas la tâche et pèsent lourd dans la balance, lorsqu'il s'agit de prendre une décision telle que la séparation ou le divorce.

Le facteur financier est une cause majeure de conflit, et ceci, parce que l'humanité n'a pas encore compris que le mariage est, ou devrait être, un partenariat, un engagement où prône l'égalité et la justice. Et pourtant, il y a des centaines de milliers de mères divorcées qui reçoivent des prestations de bien-être social, ou sont forcées de travailler, et tout çà, parce qu'elles n'ont pas reçu leur juste part du règlement de divorce, ou que l'ex- mari ne fait pas sa part pour subvenir aux besoins des enfants.

Ainsi, la promesse de partager les bons comme les mauvais moments, n'étaient que paroles en l'air, et l'Église aurait dû insister un peu moins sur l'indissolubilité de l'union, et un peu plus sur l'amour et le partage. Dès le départ, l'engagement est dépourvu de son élément le plus important, la justice, et l'épouse qui s'occupe de la maison, et qui élève et prend soin des enfants, pendant que le mari fait de son mieux pour accroître le confort et la richesse de la famille, devrait avoir une part égale de cette richesse lorsque survient une séparation, ou un divorce. Autrement, l'engagement ne veut rien dire, et l'épouse n'est rien d'autre qu'une servante et une gardienne d'enfant.

C'est là une des lacunes du mariage civil et religieux, où l'on peut voir que les lois civiles et religieuses ont été établies par une suprématie mâle égoïste, qui avait beaucoup plus à coeur son propre bien-être, que celui de toute l'humanité, hommes et femmes.

S'il est vrai, que le bien-être des enfants devrait être le sujet d'une considération sérieuse, il est également vrai, et on peut supposer que les psychiatres et les psychanalystes sont d'accord là-dessus, qu'un foyer où l'amour et l'affection ont fait place à l'indifférence et au ressentiment, perturbera le fragile équilibre de la cellule familiale, et exercera une influence négative sur le comportement mental et physique des enfants. Dans de nombreux cas, le travailleur social devra éloigner ces enfants de leur environnement familial, et les placer dans une famille d'accueil, jusqu'à ce qu'ils aient recouvré leur stabilité mentale.

Etre épouse et mère et voir aux besoins d'une famille est l'une des plus nobles et des plus enrichissantes tâches de ce monde tridimensionnel, une tâche qui est véritablement représentative de cet esprit d'amour et de servitude, qui est, ou devrait être, le but premier de toute l'humanité. Etre mère est la réalisation ultime, car ce geste altruiste permet à un esprit de se réincarner sur terre une fois de plus.

Toutes les femmes qui ont des enfants exerce, en définitive, une carrière qui surpasse toute autre carrière terrestre, et ce n'est que leur ressentiment inconscient de femmes abusées depuis des siècles, qui voile la grandeur et le caractère unique de leur position dans le monde. Loin d'envier le statut de l'homme, elles devraient être conscientes et fières de leur propre statut de mère, et de l'important rôle d'éducatrice qu'elles ont à remplir, rôle beaucoup plus important que celui d'institutrice, qui n'est que le complément du noyau familial où l'enfant évolue. La maternité est définitivement un attribut féminin qui ne peut être contesté par l'homme.

Cependant, cela ne veut pas dire que, parce qu'elle peut porter un enfant, une femme devrait procréer et demeurer à la maison. Chaque individu est un esprit libre et un univers en lui-même. Si la maternité est la carrière ultime, il existe d'autres carrières enrichissantes dans le monde, où les hommes et les femmes peuvent apprendre à servir les autres en travaillant ensemble dans un esprit de véritable fraternité.

Comme nous l'avons mentionné précédemment, ce ne sont pas nos actions matérielles qui comptent, mais bien plutôt ce que nous absorbons dans notre énergie spirituelle, et l'effet que cette transformation sur les autres. La maternité n'est qu'un choix de vie parmi tant d'autres, et ce choix est fait bien avant de naître. Ainsi, une femme qui a donné naissance à de nombreux enfants dans ses vies précédentes, a certainement le droit de se reposer et de vivre une de ses vies sans être dans l'obligation de porter un enfant, et il est évident que la vie représente certainement beaucoup plus que la perspective étroite de notre présente génération et des générations qui nous ont précédés.

Nous sommes dans le monde pour une mission spécifique, et les hommes, tout aussi bien que les femmes, devraient reconsidérer leurs idéaux de vie et leur échelle des valeurs, et tenter de trouver la raison qui les a fait se réincarner une fois de plus. On ne peut servir deux maîtres, et, chacun à sa manière, nous devons trouver la meilleure façon de servir les autres, et devenir le phare qui les guidera sur les eaux tumultueuses de la matérialité. Le karma ou, si vous voulez, la loi de cause et d'effet, nous conduit, irrémédiablement et parfois par des chemins détournés, vers le but ultime de notre vie. La règle d'or est de vivre et laisser vivre.

Tout le monde sera d'accord que le cercle familial, père-mère-enfant, est le meilleur environnement pour évoluer dans la vie, mais il ne faut pas oublier que, dans le processus évolutif de la création, toutes les expériences de vie sont valables et méritoires. Ainsi, un enfant qui se retrouve avec un parent unique, n'a pas été placé dans cette situation par les caprices de la nature, et l'esprit a choisi cette expérience spécifique, dans le but de croître et d'apprendre les leçons inhérentes à cette condition. Il est possible que cet enfant se sente privé de quelque chose d'important dans sa vie, mais il ne le ressent vivement que parce que la société, elle-même, compartimente les expériences de vie en des comportements spécifiques, mari-épouse-enfant, patron-employé, professeur-élève, prêtre-fidèle, dimanche-repos, travail-production-profit. Même si cet enfant se trouve bien avec un parent unique, il se trouvera toujours un petit compagnon qui lui demandera pourquoi il n'a pas de mère, ou de père, ou comment il se fait qu'il n'a qu'un seul parent. Ce n'est que lorsqu'il s'apercevra que sa situation diffère de celle de ses camarades, qu'il commencera à se sentir différent et mal à l'aise dans son propre environnement.

La société est grandement responsable de cet état de choses. C'est la société qui a voulu placer son orgueil, son égoïsme et son intolérance au dessus des lois d'amour et de compassion. Dans une perspective cosmique de la création, il est aussi important de faire une expérience de vie avec un parent unique, ou sans aucun parent, que de le faire dans un cercle familial uni. La vie est une série d'attitudes et de choix, et c'est ainsi que nous en venons à reconnaître, et à comprendre, la véritable valeur spirituelle de chaque expérience individuelle dans le monde tridimensionnel que nous habitons.

Le temps viendra où les valeurs intrinsèques des incarnations mâles et femelles seront reconnues comme les expériences uniques qu'elles sont en réalité. L'homme et la femme y gagneront au change, car ils cesseront de se défier l'un l'autre, et commenceront à travailler, main dans la main, au bonheur de l'humanité.

Fondé sur l'amour et le don de soi, le mariage demeurera toujours une force stabilisatrice, la plus enrichissante expérience de vie qu'un humain puisse concevoir, et le plus proche exemple sur terre de la relation de l'homme avec son Créateur. Et comme le renommé clairvoyant Edgar Cayce l'a si bien dit:

"...le foyer est le meilleur exemple (là où il y a unité d'objectif) de la relation de l'homme avec son Créateur, car il est, à jamais, l'instrument de créativité de toutes ces personnalités, qui sont unies ensemble pour une cause, un idéal.

...Faites du foyer votre carrière, car c'est la carrière la plus enrichissante qu'un être humain puisse faire sur terre." (Traduction de l'auteur)



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