Les paraboles - Un point de vue cosmique

L’esprit human est la réplique exacte de la Source, Dieu, dont il est issu. En fait, il est Dieu s'exprimant ainsi dans les mondes physiques et les autres dimensions du Cosmos. Cela peut sembler présomptueux et même sacrilège, mais seulement parce qu’on nous a enseigné un différent concept de la Déité, un Dieu qui veille sur nous de là-haut, un Dieu qui récompense les bons et punit les coupables, un Dieu qui règne sur le paradis des bons et l’enfer des méchants.

Issu des conceptions erronées et des préjugés des premiers siècles, ce concept a trouvé des alliés précieux dans toutes les grandes religions du monde, lesquelles se sont servies de cet épouvantail pour consolider leur emprise sur les fidèles dont ils ont la charge, les empêchant ainsi d’entreprendre leur propre recherche spirituelle.

Il y a de cela très longtemps, un homme a osé remettre ce concept en question, un homme dont la mission était justement de démontrer que nous étions, tous et chacun, une expression et manifestation de Dieu sur terre. Cette homme, Jésus, remettait ainsi en question le concept d’un Dieu personnel auquel adhéraient toutes les communautés juives du temps. Maintes fois, il tenta de leur expliquer que que nous étions tous, tout comme lui, les fils et filles de Dieu et héritiers de son Royaume, mais il ne fut pas compris, même par les apôtres, qui étaient aveuglés par les miracles du Maître.

La parabole de l’enfant prodigue

Luc 15: 11 (La Bible - Alliance Biblique Universelle)

La parabole de l’enfant prodigue est celle qui s’approche le plus de ce concept, que chacun de nous est une expression, une manifestation de Dieu sur terre, et non pas comme on nous l’a enseigné, de simples créatures de ce Dieu, des vers de terre qui retourne à la terre parce que c’est notre destinée et le seul moyen de le voir enfin face à face.

En termes très clairs pour ceux qui ouvrent leur coeur, la parabole nous rappelle que le Royaume du Père est est notre véritable demeure; que nous faisions partie de ce Royaume il y a de cela très, très longtemps, et qu’il n’en tient qu’à nous de reprendre possession et plein contrôle du pouvoir et des facultés qui nous donneront accès à ce Royaume. La parabole réfute également le concept d’un Dieu partial et vengeur qui favorise son Peuple ert détruit ses ennemis. C’est un concept matérialiste, toujours proné par les grandes religions du monde et les petites communautés qui ont poussé ici et là durant le 20e siècle.

Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son avoir.

Dans ce début de la parabole, Jésus fait allusion au concept de peuple choisi auquel le peuple juif adhérait depuis des siècles, concept qui leur donnait (c’est du moins ce qu’ils croyaient) un statut spécial aux yeux de Dieu. Ainsi, dans l’esprit de Jésus, le plus jeune fils représente les Samaritains et les Gentils, et le plus âgé, tous ces Juifs qui se croyaient choisis par Dieu et tous ceux qui considéraient leur religion comme la seule véritable religion.

Au yeux de Jésus, une telle croyance résultait de la notion qu’ils se faisaient, (et se font encore) de la nature de Dieu et de leur approche matérialiste et égoiste de la spiritualité, pierre d’achoppement de tout progrès au-delà du monde tridimensionnel que nous habitons. Ainsi, les Juifs se considéraient comme le peuple choisi et conséquemment, seuls héritiers du Royaume. Les grandes religions du monde ont suivi leur trace et chacune d’elles se considère comme la seule véritable religion, sans se rendre compte du non-sens d’une telle affirmation.

Nous sommes issus de la Source Universelle. Nous nous sommes volontairement éloignés de cette Source, c’est-à-dire, nous sommes devenus matérialiste à tel point que nous avons oublié notre divine origine. Atrophiant ainsi nos sens spirituels au lieu de conserver la pensée divine en nous, nous avons été hypnotisés par nos propres formes de pensée, desquelles ont germé deux concepts faux et préjudiciables à notre évolution spirituelle: nous sommes seuls dans l’univers; la mort est le destin naturel de l’être humain.

Jésus est venu en ce monde pour enseigner tout à fait le contraire, et non seulement enseigner, mais encore, il démontra, plus d’une fois, à ses disciples et au peuple, qu’il était possible de vaincre la maladie et de transcender la mort, ici et maintenant, dans notre vie présente. Il en donna la preuve lorsqu’il effectua de nombreuses guérisons et ressuscita Lazare, et ses nombreuses disparitions n’étaient, en fait, que la décorporation de son corps humain qu’il transportait ainsi dans un autre endroit plus serein ou plus sécuritaire, car les scribes et les pharisiens cherchaient un moyen de l’arrêter. Transposant son corps humain à sa forme éthérique le jour de Paques, il démontra que l’homme peut transcender les limitations physiques et se servir du pouvoir divin qui est, et a toujours été, le sien.

Intrinsèquement, ce n’est pas dans la nature de l’homme de mourir. La mort est , cependant, l’aboutissement ‘naturel’ des pensées négatives de l’’être humain et la conséquence de notre désobéissance aux lois spirituelles du cosmos, lesquelles sont également partie intégrante de la forme qui nous sert de corps. En accord avec la loi de cause et d’effet, ces lois font en sorte que nos pensées et nos actions sont constamment scrutées et soupesées et, de ce fait, elles déterminent le cours de notre vie. C’est pourquoi il est important de comprendre que nous devons faire aux autres ce qu’on voudrait qu’on nous fit à nous-mêmes. C’est notre négligence et le conditionnement, pour ne pas dire lavage de cerveau, que les religions et la société nous ont imposé depuis des millénaires, qui apportent le vieillissement et la mort.

Peu de jours après, le jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain et il y dissipa son bien dans une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans l’indigence. Il alla se mettre au service d’un citoyen de ce pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.

Dans cette imagerie, le fils représente l’humanité, qui a quitté il y a de cela des milliards d’années, le royaume de son Père pour s’emprisonner dans la densité des mondes physiques, perdant ainsi de vue leur divin objectif et atrophiant leur perception au point où ils ne peuvent plus communiquer avec la Source. Le pays lointain, c’est le monde physique et la v ie de désordre, ce sont les talents que nous gaspillons dans de vaines poursuites, ce désir de devenir de plus en plus riche, créant aimsi le déséquilibre que nous retrouvons dans notre présente humanité. Comparé à la richesse d’un véritable fils de Dieu, l’homme le plus riche du monde est pauvre, car il a préféré les gousses que mangent les porcs alors qu’il pouvait tout avoir, la santé, la richesse, le bonheur.

Rentrant alors en lui-même, il se dit: ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain de reste, tandis que moi ici, je meurs de faim! Je vais aller vers mon père et je lui dirai ‘Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers.” Il alla vers son père.

C’est le long voyage que le Maître entreprit lorsqu’il s’incarna en tant que Jésus de Nazareth. Vivant la vie d’un charpentier et délaissant les richesses du monde, il commença la longue recherche qui devait le conduire à son Père. Même s’il visita de nombreux pays étrangers, c’est en lui-même qu’il trouva ce qu’il cherchait. C’est là qu’il découvrit qu’il n’avait pas besoin des richesses matérielles et que tout ce qu'il désirait était là, dans le temple divin de son propre corps. De cette source intérieure inépuisable, il pouvait puiser tout ce dont il avait besoin, le pouvoir de guérir les malades et de nourrir la multitude qui se rassemblait autour de lui. De cette source, il pouvait se décorporer à volonté et reconstruire les cellules du corps là où il le désirait, dans la ville voisine ou aux confins de l’univers.

Comme il était encore loin, son père l’aperçut et il fut pris de pitié. Il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit:” Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Vite, apportez la plus belle robe et habillez-le; mettez-lui un anneau au doigt et des sandales aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voici était mort et il est revenu, il était perdu et il est retrouvé. Et ils se mirent à festoyer.

Les religions chrétiennes nous ont enseigné que Jésus est le seul et unique fils de Dieu. Elles ont planté dans notre esprit l’idée que nous sommes des vers de terre; que nous sommes poussière, que nous retournons en poussière et que Jésus est notre seul espoir et notre planche de salut. Pourquoi et comment un tel concept a trouvé sa place dans la christianité est difficile à comprendre après tous les enseignements de Jésus à l’effet du contraire. Il peut avoir parlé en paraboles lorsq’il s’adressait aux multitudes, mais il parlait en termes très clairs lorsqu’il était en compagnie de ses disciples, même s’il leur était difficile de saisir le sens véritable de ses paroles et d’accepter des enseignements qui allaient à l’encontre de tout ce qu’on leur avait enseigné dans les synagogues.

Cette parable de l’enfant prodigue est la meilleure allégorie pour expliquer la véritable nature de l’homme et de la femme et les liens qu’ils entretiennent avec le Père. Elle est l’histoire de l’aventure de l’être humain dans les mondes physiques et de son retour au Royaume qu’il a perdu lorsqu’il ‘quitta le 'Paradis’ et devint prisonnier de la matérialité.

Tout comme l’enfant prodigue, nous sommes éloignés du Père depuiis très, très longtemps, mais graduellement, nous commençons à comprendre que Dieu n’est pas si loin que nous le pensions et qu’il est ici même, dans notre propre corps. Et comme le père de l’histoire, Il est rempli de joie et de fierté à la pensée de cette réunion et prêt à serrer dans ses bras tous ses fils et filles qui reviennent au bercail.

Son fils ainé était aux champs. A son retour, lorsqu’il approcha de la maison il entendit de la musique et des danses. Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce qui se passait. Celui-ci lui dit: “C’est ton frère qui est arrivé et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a vu revenir en bonne santé.” Alors il se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit pour l’en prier, mais il lui répliqua: “Voilà tant d’années que je te sers sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et à moi, tu n’as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a mangé ton avoir avec des filles, tu as tué le veau gras pour lui. Alors le père lui dit: “Mon enfant, toi tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé.

Ici, Jésus s’adresse indirectement à tous ceux qui ont le sentiment de vivre une bonne vie et d’obéir aux lois, mais ne peuvent comprendre pourquoi Dieu accorderait les mêmes faveurs et les mêmes bénédictions à ceux qui n’ont pas les mêmes croyances et pourquoi aimerait-il également les tyrants, criminels et tous ceux qui abusent et vivent au dépens des autres.

Ainsi, la,parabole nous enseigne que Dieu ne fait pas de discrimination et qu’il aime, inconditionnellement tous ses enfants. A ses yeux, il n’y a ni pécheurs, ni criminels, ni meurtriers, il n’y a que des brebis perdues que le Bon Pasteur vient chercher où qu’ils soient, car c’est la destinée de tout être humain de retourner à la Source dont ils est issu. C’est cette leçon que Jésus tenta d’inculquer à ses Apôtres et leurs disciples. Nous sommes tous des brebis perdues, et même si la vie sur terre vaut la peine d’être vécue, néanmoins, elle ne représente que les gousses servies aux porcs, comparée à l’abondance et au pouvoir illimité dont nous disposons dans le Royaume cosmique de cette Source que nous appelons Dieu.