Religion et Christianité <CENTER><FONT COLOR="#990033"><B>Religion et Christianité</B></FONT></CENTER>
Avant-Propos

Cette génération a vu naître de nombreux enseignants, dans des disciplines aussi variées que la religion, le yoga, la biorythmique, la méditation transcendantale et les philosophies orientales. Cependant, les enseignants spirituels de la Nouvelle Renaissance, suivront une toute autre voie, et, comme le fit Jésus, il y a de cela très longtemps, ils tenteront, de faire disparaître l'orthodoxie et les dogmes des églises, et cette approche matérialiste de la vie, qui, depuis si longtemps, retarde notre progression spirituelle.

Ces enseignements ne sont, ni des lois, ni des dogmes. Ils sont offerts, dans l'espoir qu'ils susciteront une réponse positive, dans le coeur et l'esprit du lecteur, et le délivreront du doute, de la peur et de l'anxiété, lesquels sont ancrés dans l'esprit de l'être humain, de tous ceux qui sont plus réceptifs aux manifestations extérieures de la religiosité, qu'à l'appel de leur petite voix intérieure.

Ceci n'est pas une condamnation des églises, car elles ont eu, et ont encore, un rôle à jouer dans l'évolution de l'humanité. C'est plutôt un rappel, que leur mission est d'enseigner et de conseiller, et non de limiter, ou de contrôler, le développement spirituel des individus. Leur rôle est de suivre l'exemple de Jésus, et, laissant de côté leur rigide doctrine, leurs dogmes et leurs lois, de s'ouvrir à l'universalité de la vie, augurant ainsi une véritable fraternité humaine.

Religion et Christianité

Les religions du monde * ont une place prépondérante dans le processus évolutif de la vie. Leur rôle est de guider les individus dans leur progression spirituelle et, vues de cette perspective, elles sont un tremplin pour tous ceux qui cherchent leur voie véritable, et qui ont besoin de motivation et d'encouragement, quant à la direction à prendre, et les moyens pour y parvenir.

Toutefois, même si elles ont un rôle important à jouer dans notre société, les religions sont la maternelle de la spiritualité. Pour cette raison, les premiers Pères de la Chrétienté, crurent nécessaire de formuler des directives, qui serviraient, non pas de dogmes, ou de règles obligatoires, mais de guide, afin de mettre un peu d'ordre et de cohérence, dans l'enseignement des vérités spirituelles, et dans l'esprit de ceux qui se réunissaient autour des nouveaux disciples des Apôtres.

Ces directives ont été à la base de la première église chrétienne mais, au cours des siècles, alors que l'Église commençait à devenir une puissance temporelle importante et bien structurée, le matérialisme s'implanta, et l'enseignement pur et simple fit place aux rites et aux manifestations extérieurs, lesquels se sont perpétués jusqu'à nos jours.

Une fois de plus, l'humanité avait besoin de son Veau D'or, et les directives des premiers Pères de l'Eglise, se transformèrent graduellement en des lois religieuses et des dogmes, qui devinrent les rigides structures des religions chrétiennes d'hier et d'aujourd'hui. On accorda l'infaillibilité au Chef temporel, et les assemblées des fidèles, autrefois réservées à l'étude et à la pratique des enseignements de Jésus, devinrent, peu à peu, le centre de manifestations extérieures et de longues cérémonies, le tout rehaussé de vêtements sacerdotaux somptueux et de riches ornements. Tout cela, afin de glorifier Jésus qui devint le Christ de Dieu; Jésus qui naquit dans une crèche, et vécut la vie simple d'un menuisier; Jésus, qui se moquait plutôt des conventions sociales, et qui se tenait constamment, non pas avec le clergé du temps, mais avec les pauvres, les Samaritains, et ceux qu'on appelle, de nos jours, les hippies.

Donc, si nous suivons un raisonnement logique, les rites, et tout l'apparat matérialiste des églises occidentales et orientales d'aujourd'hui, sont beaucoup plus un vestige des coutumes monarchiques du passé, que l'aboutissement naturel des enseignements du Maître. Jésus était un homme simple, dans toute l'acceptation du terme, et l'histoire de sa vie est en totale contradiction, avec le déploiement princier des églises, qui le glorifient en tant que Fils 'Unique' de Dieu, alors que, de droit divin, nous sommes, tous, à titre égal, les Fils et les Filles d'un même Père.

L'Ancien Testament nous offre un excellent exemple de la distorsion résultant d'une approche matérialiste des Livres de la Bible:
Alors que Moise était sur la montagne, le peuple, inquiet de son absence prolongée, fit venir Aaron, et lui demanda de leur donner un Dieu qu'ils pourraient voir et toucher. Ils se sentaient perdus sans Moïse, et ils avaient besoin d'une représentation matérielle de la Déité, afin de calmer leur peur et leur anxiété.

Et Aaron leur fit construire un Veau d'Or, et tous ceux qui avaient fait cette requête, se rassemblèrent autour et s'écrièrent: "Voici ton Dieu, ô Israël, le Dieu qui t'a sorti d'Egypte." Et Dieu dit à Moïse: "Retourne vers ton peuple, car ils se sont détournés de moi. Ils ont construit un veau d'or et se sont prosternés devant lui. Ce peuple est têtu. Je lui montrerai ma colère et je le détruirai. Quant à toi, tu deviendras le Père d'une grande nation." (Exode 32: 1)

Plusieurs considèrent l'Ancien Testament comme le Livre de Dieu, mais il est plutôt le livre d'histoire des descendants d'Adam et Eve, et les enseignements des prophètes qui se sont succédés jusqu'à Jésus. Ne serait-ce que pour les nombreuses connotations matérialistes et biasées qu'on y retrouve, il est évident que Le Lévitique, les livres prophétiques et les psaumes, ont été écrits par des êtres humains comme vous et moi, et que, de ce fait, ils sont sujets à l'erreur, comme tout ce qui est écrit de main d'homme. Bien sûr, certains écrits sont inspirés, mais de nombreux autres reflètent les préjugés et les conceptions erronées des auteurs et de leurs contemporains. Ceux qui ont écrit l'histoire de l'humanité dans l'Ancien et le Nouveau Testament ne désiraient pas s'aliéner les faveurs des grands de ce monde. Ils n'hésitaient pas à déformer la vérité lorsqu'ils racontaient les exploits et les déboires de leurs dirigeants, tout comme nous l'avons fait, en racontant notre propre histoire où les autochtones avaient le mauvais rôle. Il est certain que l'histoire du Canada, des États-Unis, de l'Angleterre, de la Françe et, bien entendu, celle des premiers habitants de l'Amérique, présentaient, et présentent encore, des points de vue très différents les uns des autres. De tels procédés étaient communs, et ce n'est que depuis quelques années que des historiens tentent de rétablir les faits véritables.

De plus, de nombreux faits et événements ont été entourés d'analogie et de symbolisme, pour éviter la colère et les réprésailles des puissants de ce monde. Les prophéties de Nostradamus, publiées à l'époque des grandes conquêtes, sont un excellent exemple des moyens indirects dont on peut se servir, pour dévoiler des événements futurs qui, autrement, demeureraient cachés. et même aujourd'hui, quatre siècles plus tard, on s'acharne encore à décrypter les centuries du prophète français.

Ainsi, lorsque la Bible rapporte qu'Aaron construisit un Veau D'Or pour apaiser le peuple, on peut facilement imaginer une immense statue extérieure, vers laquelle les douze nations d'Israël convergeaient pour lui rendre hommage. Toutefois, il est tout aussi plausible de croire, que ce veau d'or était une analogie, et qu'il représentait, non pas une, mais des centaines d'idoles, réparties sur le territoires des douze tribus d'Israël, tout comme on peut en voir aujourd'hui dans les églises de toutes les grandes religions du monde, où les statues et les icônes de toutes sortes ont la place d'honneur, et où la Déité est entourée de mystère et confinée dans un tabernacle. Enfin, il est possible que le Veau D'Or soit une allusion au matérialisme des Israélites, et la menace de Dieu? de détruire son peuple, pourrait fort bien signifier, que Dieu détruirait, non pas leur vie matérielle, mais le matérialisme qui s'était implanté dans leur coeur. Dieu n'a jamais menacé ses créatures, parce que nous sommes, tous et chacun, partie intégrante de sa Divine Énergie. Le Dieu qui menace ses enfants, le Dieu de colère et de vengeance, n'est qu'un Dieu fabriqué, issu des peurs et des conceptions erronées des civilisations matérialistes dont nous sommes les descendants.

Que les Israélites aient construit un ou cent veaux d'or, importait peu à l'Intelligence Suprême. Si (toujours selon la Bible) Dieu semblait soucieux de leur comportement, ce n'était pas parce que les Hébreux avaient des idoles mais, bien plutôt, parce qu'ils se confinaient à une représentation limitée de la Déité, alors que Moïse leur avait enseigné la Loi d'Unité, que Dieu est la totalité de tout ce qui existe, la Force qui imprègne tout l'Univers; qu'Il est l'Energie, la Pensée, qui permet à toutes les individualités que nous sommes, de s'incarner dans les mondes tridimensionnels, et toutes les autres dimensions de l'Univers visible et invisible. Tout ce qui existe, animé ou inanimé, est issu, et partie intégrante, de la Force créatrice que nous appelons Dieu.

Jésus lui-même a tenté de faire connaitre ces vérités, mais ses efforts furent contrecarrés par le matérialisme de ses contemporains, qui voyaient en lui, non pas l'enseignant spirituel, mais le Veau D'Or, le Messie (ou Dieu personnel) qu'ils avaient attendu depuis tant d'années. Il tenta également de débarrasser la religion du commercialisme qui s'était infiltré dans les rites religieux. Lorsque, dans un moment de colère, il chassa les marchands qui opéraient des bureaux de change à l'intérieur du Temple et vendaient des animaux pour être offerts en sacrifice, le clergé le prit à partie, et il dut disparaître de leur vue (par dématérialisation) afin d'éviter leur colère, car c'était un commerce très lucratif, et le clergé recevait une part substantielle des profits.

En fait, ce commerce était tellement profitable, qu'il a duré jusqu'à nos jours, alors que la promesse d'indulgences et la vente d'huiles, de médailles, statuettes et autres talismans, contribuent à remplir les coffres des églises du monde. Ce sont de telles coutumes matérialistes qu'il est impératif de dénoncer si nous désirons un jour quitter la maternelle de la vie que sont les religions, pour accéder enfin à l'école élémentaire de la vie, où les enseignements nous parviennent de l'intérieur, dans notre propre livre de vie.

Les églises électroniques (radio et TV) ont marché sur les traces des grandes religions. Avec leurs sollicitations postales, elles ont trouvé la corne d'abondance, tout en permettant à des millions d'auditeurs et de téléspectateurs de 'sauver' leur âme sans trop se déranger, ou se déplacer. Faisant ample usage de ce nouveau type de collectes, ces églises sont devenues des mégastructures où, laissant place à la crainte et la crédulité, la spiritualité a presque totalement disparu. Un tel mercantilisme ne pouvait que donner lieu lieu à des abus de pouvoir. Les scandales qui ont éclaté sur le circuit évangélique, sont la conséquence d'un fanatisme religieux axé sur le veau d'or de l'argent et la glorification des idoles, elles-mêmes responsables du déclin de la véritable religiosité.

Toutefois, les vrais coupables sont tous les 'fidèles' qui croient, qu'on peut acheter Dieu avec une pièce d'or. Ceux qui contribuent à ces ministères dans le but de 'sauver leur âme', sont peut-être de bonne foi, mais la meilleure façon pour un individu de 'sauver son âme' est de voir au bien-être de sa famille et de ses proches, et s'il le désire, contribuer aux oeuvres de sa propre communauté. Ce n'est que lorsque l'humanité changera sa propre approche de la spiritualité, qu'elle trouvera les enseignants dont elle a besoin pour progresser plus avant sur le chemin de la spiritualité et de son ultime mission en ce monde. Lorsque l'élève est prêt, le maître se manifeste. Ici, je m'arrète un instant pour m'expliquer une fois pour toutes sur les mots 'spirituel' et 'spiritualité' que j'emploie très souvent. Ces mots ont probablement une consonnance que je ne voudrais pas leur donner, car il s'agit, en fait, d'un processus de développement tout à fait scientifique, figurativement parlant, car il n'a pas été 'testé' dans nos laboratoires. Le développement dont je parle dans ces écrits a pour base même la structure atomique de la forme qui nous sert de corps pour la présente incarnation. A la naissance, ce corps se présente avec tous les éléments nécessaires à sa survie dans les mondes physiques et à sa transcendance dans l'univers cosmique qui est le sien. Autrement dit, le développement spirituel de l'individu peut se comparer à un ordinateur puissant, rempli de logiciels et de textes de toutes sortes et qui sont à notre portée à la condition d'en apprendre le maniement. La spiritualité n'est pas un univers de prières et de rites vides de sens, c'est une recherche approfondie et constante, centrée vers l'intérieur de l'être où se trouve la Source de toutes connaissances.

Les Églises ont perdu de vue leur idéal et leur véritable raison d'être. En accumulant des richesses, et en construisant des monuments à leur gloire personnelle, elles ont profané le caractère sacré de la spiritualité, et remplacé la réalité de leur Dieu intérieur, par l'irréalité des dieux extérieurs. Les chefs des églises sont très loin de suivre la trace de Jésus, et si maintenant. ils semblent se préoccuper, un peu plus, du bien-être temporel de leurs fidèles, ils ont, par contre, renforcé leurs doctrines et se sont isolés dans leur tour d'ivoire; ils ont enveloppé la religion dans une voile de mystère, et promulgué, ou renforcé des lois qui limitent la liberté d'expression de ceux dont ils ont la charge.

L'accumulation des richesses pèse lourdement dans la balance de la Justice, car les Églises du monde se doivent d'être des portes-étendard et des exemples en fait de simplicité, d'égalité et de justice. Loin d'atteindre ce but, elles sont devenues, à l'instar des grands conglomérats, des structures bien organisées, avec ramifications dans toutes les sphères de la société: la politique, l'économie, les banques, les trusts, le commerce, l'immeuble et la bourse. Dans le but de ramasser des fonds afin de voir au bien-être matériel de leurs ouailles, elles ont investi dans des transactions, parfois douteuses, et elles récoltent maintenant les fruits de leur égarement.

Cette accumulation des richesses fait malheureusement perdre de vue le but véritable de notre incarnation terrestre, c'est-à-dire, la maîtrise de notre propre pouvoir, (le Christ intérieur), source intarissable de l'abondance divine. Et plus nous nous attachons aux biens matériels, plus nous sommes asservis à tout ce qui nous rattache à l'irréalité des mondes tridimensionnels, cachant ainsi à notre vue la réalité de l'Univers infini de Dieu. Toutes les richesses du monde sont à notre portée, si nous devenons, à l'instar de Jésus, le Chemin, la Vérité et La Vie.

Et c'est ainsi que, devenant leur propre juge et juré, pauvres et riches devront rendre compte des richesses et des talents qu'ils auront reçus. A cet effet, les Églises devraient donner l'exemple, et se débarrasser, dès maintenant, de tous les trésors incalculables qui parent les lieux de culte, et distribuer le produit de la vente aux plus démunis, car Dieu, le Dieu intérieur, ne permettra jamais un tel déploiement de richesses en son honneur, tant et aussi longtemps qu'il y aura des pauvres et des affamés sur terre. Les lieux de prières devraient être transformés en des lieux d'entraide et maisons pour sans-abri, car nous aurons amplement le temps de glorifier Dieu, lorsque la faim et la pauvreté auront disparu de la surface de la terre.

Le Maître a dit: On récolte ce qu'on a semé.¨ Autour de cette admonition de Jésus gravite toute une panoplie de principes moraux et spirituels, lesquels, lorsqu'ils sont compris et mis en pratique, forment la base de ce que nous appelons, une vie chrétienne. Toutefois, le mot 'chrétien' a perdu sa véritable signification ésotérique et universelle, car il est réservé à un segment de l'humanité, c'est-à-dire, les religions du monde qui sont issues de la première Église de Rome.

Et pourtant, le Maître est venu enseigner les vérités spirituelles, et ces vérités sont à la base, à la racine même, de toutes les religions du monde. Jésus, Bouddha, et les autres Maîtres du passé, sont tous apparus à leur époque respective, pour enseigner à une craintive humanité, que toute vérité vient de l'intérieur, que la Loi Divine est la Loi d'Amour, et dans cette Loi réside le salut de l'humanité.

Ainsi, parce qu'il ne s'applique qu'à un groupe défini, le mot 'chrétien' a perdu son caractère unique et son universalité. Au lieu d'unir l'humanité, il est devenu synonyme et symbole d'intolérance, élevant des barrières entre les religions, et suscitant de nombreuses querelles, guerres et conflits de toutes sortes. Tous ceux qui se disent chrétiens, pour la simple raison qu'ils appartiennent à une dénomination religieuse, ne sont que des cymbales retentissantes, s'ils ne reconnaissent pas la valeur intrinsèque et l'universalité que ce mot représente. Personne ne peut se dire chrétien, s'il ne peut considérer tous les êtres humains en toute fraternité de corps et d'esprit.

Le véritable chrétien se retrouve dans toutes les sphères de la société, et dans toutes les religions du monde. Il y en a parmi les Juifs, les Mahométans, les Bouddhistes, et même parmi ceux qui ne pratiquent aucune religion. Dans son essence ésotérique, le mot chrétien veut dire 'christique' ou 'à la manière du Christ' ou encore 'né de nouveau de l'esprit'. En fait, et sans égard à la race, la couleur ou la religion, chacun de nous est un Christ en puissance, et il suffit de lever le voile de limitations que nous nous sommes imposées, par notre éloignement et notre rejet de Dieu, et d'ouvrir les yeux, de prendre conscience que nous sommes des dieux, avec pouvoir de domination sur toute la création.

Intrinsèquement, un vrai Chrétien n'est pas au service de son Église, non plus qu'il est au service d'un Dieu personnel. Un vrai Chrétien est au service de l'humanité. L'Église n'est que le moyen par lequel il peut accomplir sa tâche de Fils ou Fille de Dieu. Dieu n'a aucun besoin de louanges, de rites ou de manifestations extérieures. Tout ce qu'Il désire, c'est exprimer à travers nous, l'amour et la compassion qu'Il ressent envers toutes ses créatures. De nombreux Chrétiens clament leur amour pour Dieu, mais ils sont des menteurs, s'ils gardent rancune à l'une quelconque de Ses créatures.

Etre un chrétien, c'est beaucoup plus que l'adhésion à une église, ou l'assiduité aux offices, ou autres rites. En fait, ce ne sont là que des préoccupations matérialistes, et même si elles ont l'avantage de réunir les fidèles, il est fort douteux que tous ces rites et expressions matérielles de foi et de glorification, trouvent en Dieu une oreille réceptive et attentive. Le cérémonial qui entoure toutes ces activités, a réussi à éclipser le but véritable de ces rencontres, qui est, en somme, de se connaître, d'échanger des idées et des expériences, et devenir membre, à part entière, d'une communauté de gens profondément concernés, des gens qui s'aiment entre eux, non parce qu'ils font partie de la même église, non parce qu'ils partagent la même foi, ou sont du même rang social, mais, tout simplement parce qu'ils sont, comme nous tous, partie intégrante de la même Source Universelle que nous appelons Dieu.

Tous ces moments (c'est-à-dire les rites) passés à glorifier Dieu, ne sont que des vestiges de coutumes bibliques et de rites païens, et on en ferait, certes, un meilleur usage, dans un contexte social où chaque individu serait vraiment le gardien de son frère (ou sa soeur), et où chacun s'efforcerait de faire de ce monde un monde meilleur, un monde où il ferait bon vivre, un monde où chacun pourrait naître et grandir dans le respect, la dignité et le bonheur.

La prière n'est pas une prérogative des religions, et Dieu n'entend que ce qui vient vraiment de l'intérieur. La prière, celle qui vient du coeur, fait partie de notre vie de tous les jours. Elle se manifeste à tous les instants, et n'a rien à voir avec les litanies, les invocations et les démonstrations de piété, qui résonnent dans nos églises et nos temples depuis des siècles, et que les fidèles débitent, sans trop s'en rendre compte, et beaucoup plus par habitude, ou obligation, que dans un véritable esprit de communion avec Dieu. Non pas qu'elles sont indignes, mais elles dénotent plutôt une approche enfantine de la spiritualité, et une totale incompréhension de la véritable nature de Dieu, le Dieu intérieur.

Dieu est notre Père et nous sommes Ses enfants. Un enfant qui aime son père et sa mère n'a pas besoin de lire dans un livre pour exprimer son amour. Il le fait spontanément, et au lieu d'ouvrir un livre, il ouvre son coeur. Un enfant ne répète pas à coeur de journée qu'il aime ses parents, mais il le prouve par son comportement et son obéissance. En somme, tout ce que Dieu nous demande, c'est de vivre dans la spontanéité de la vie. EXPRESSION est ici le mot-clé, et le fait de nous exprimer en véritable enfant de Dieu sur terre, est la plus grande louange que nous puissions offrir à Dieu, et, en fin de compte, c'est la seule qui lui est agréable.

Les chrétiens qui s'agenouillent devant un tabernacle, ou les musulmans qui se prosternent, tournés vers la Mecque, ne font, en fait, que renier leur propre divinité. Le commandement Aimez le Seigneur-Dieu, marchez dans toutes ses voies, servez-le de tout votre coeur et de tout votre être" est, on ne peut plus explicite. Le Seigneur-Dieu, c'est le 'JE SUIS', l'expression individualisée de Dieu sur terre. Le Seigneur-Dieu, c'est vous et moi, et chacun d'entre nous doit adorer, c'est-à-dire, être complètement imprégné de cette trinité de corps, âme et esprit, que nous sommes. Adorer Dieu, ce n'est pas s'agenouiller, ou se prosterner. Adorer Dieu, c'est se tourner vers ce qu'il y a de plus représentatif de la divinité sur terre, la Flamme Divine qui réside à l'intérieur de tout être humain, le Dieu Inconnu de l'Ancien et du Nouveau Testament.

De nos jours, il y a une recrudescence de religiosité à travers le monde, et un profond désir de sauver l'humanité. Issues du catholicisme et du protestantisme, de petites communautés chrétiennes ont poussé comme des champignons. Se rassemblant, tout d'abord, dans des centres communautaires, puis ensuite, dans leurs propres églises, ces nouveaux chrétiens ont fait de la Bible leur Veau D'Or et leur 'modus vivendi'. Dirigés, et parfois manipulés, par un pasteur, ils prient, ils chantent les louanges de Dieu, et, ensemble, ils partagent leurs expériences, et rendent témoignage de tout le bien que leur apporte ce nouveau genre de vie, centrée sur Jésus et la Bible.

Même si leur approche est plus en accord avec les directives des premières communautés chrétiennes, ils n'ont pas, faute de vrais enseignants, de véritable discernement spirituel, et les enseignements qu'ils propagent eux-mêmes à tous et chacun,reflètent une approche matérialiste et enfantine des choses de Dieu. L'insistance qu'ils manifestent à sauver les autres à tout prix, a atteint son paroxysme dans les églises électroniques (ministères-TV), où le prédicateur, ou l'évangéliste, exhorte les fidèles à prendre place à l'avant pour faire profession de foi et 'être sauvés'.

Le témoignage est partie intégrante de ces communautés et ministères télévisés, et nombreux sont ceux qui semblent avoir reçu une vision du Christ, ou une révélation, alors que d'autres semblent avoir été éblouis sur leur chemin de Damas. Non pas que ces choses sont impossibles, car chacun doit, un jour ou l'autre, connaître la vérité et être illuminé. Mais, lorsqu'un évangéliste (américain) annonce, à grands renforts de trompettes, et devant des millions de téléspectateurs, qu'il a reçu une vision, où Dieu, (ou Jésus), menace de l'enlever à ses fidèles, s'il ne réussit pas à ramasser une somme d'argent avant une certaine date, il y a lieu de se poser des questions, et il serait bon que cet évangéliste consulte un bon psychiatre, conseil que lui a donné un riche philanthrope en remettant plus d'un million de dollars à l'association de ce prédicateur. Dieu n'a jamais menacé ses créatures. Le Dieu menaçant et vengeur, et l'enfer de soufre et de feu, sont des créations de l'homme, des mythes qui ont été transmis de génération en génération. Et à cet effet, la Bible a eu une influence négative sur tous ceux qui se rattachent encore à des croyances de l'Ancien Testament, et à des enseignements auxquels ils ne comprennent absolument rien, se contentant des explications parfois abracadabrantes de ceux qui se sont improvisés pasteurs ou évangélistes.

Jésus n'a jamais sollicité qui, ou quoi, que ce soit, et il n'existe aucune mention, dans les Évangiles, ou les Actes des Apôtres, à l'effet qu'il ait amassé des sommes d'argent pour étendre son ministère, ou construire une maison de prières, ou encore une villa au bord de l'eau. Ce que les disciples recevaient, sous forme de nourriture, de vêtements ou d'argent, était toujours distribué parmi les pauvres. Avec Jésus, les disciples ne manquaient jamais de rien. Même si le Maître leur avait démontré que la moisson croissait comme par magie à son commandement, ils n'étaient pas convaincus du bien-fondé de la loi d'abondance divine, et il leur était difficile de comprendre, comment Jésus pouvait vivre, sans jamais se soucier du lendemain.

L'argent et la spiritualité ne font pas bon ménage, et, lorsqu'ils sont combinés ensemble, le résultat est en général désastreux. Les ministères-TV ont été édifiés, et ont pris de l'ampleur sous le signe du dollar, et cette approche matérialiste sera leur perte. Lorsqu'un prédicateur consacre une demi-heure de son temps pour louanger Dieu, et une demi-heure pour solliciter de l'argent, il ne reste que très peu de temps pour les enseignements, et on peut se demander quel est le but véritable d'un tel ministère. Toutefois, les chrétiens d'aujourd'hui affectionnent toutes ces manifestations extérieures, ces spectacles religieux, où les prédicateurs se font compétition entre eux, et ne savent plus quoi inventer pour augmenter, ou conserver, leur 'cote d'écoute'. Tout ça fait partie du jeu, et plus on vise haut, plus la mise est élevée. D'ailleurs, on a pu le constater avec le scandale PTL aux États-Unis, où les vautours affamés ont dévoré avidement leurs victimes, et ce, au nom de la religion.

Nulle part ailleurs, dans les cercles religieux, a-t-on pu voir autant d'hypocrisie que dans le circuit évangélique. Il est navrant, de voir autant de bonnes gens, 'boire', littéralement, les paroles de ces meneurs de foules, qui se servent de Dieu, de la religion, et de leurs concitoyens, dans le but évident de remplir leurs coffres. Les nombreuses sollicitations et le cinéma-vérité qui fait venir les larmes aux yeux, ne sont que des trompe-l'oeil, et vous seriez surpris de voir le pourcentage des dons qui parviennent à leurs véritables destinataires. Grâce aux satellites de communication, de nombreux pays sont maintenant en mesure de capter les grands télé- évangélistes, et il ne manque pas de pasteurs en herbe pour les imiter et répéter les mêmes louanges et les mêmes sornettes, que leurs fidèles gobent, sans même se demander si tous ces discours enflammés ont un sens quelconque. Eux aussi sont dans le commerce lucratif de ramasser des fonds, et ils ont trouvé là une excellente source de revenus.
Est-ce si difficile de comprendre, que, même si l'argent est, en soi, une expression matérielle de la Divinité, il n'existe pas dans les cercles supérieurs de vie. Il n'est pas question d'acheter sa place au Paradis, comme on achète une place à l'église. Les prédicateurs et évangélistes n'ont pas compris les enseignements de Jésus, et leur ministère en est un de déception. Ils véhiculent, à tort et à travers, des idées que l'on considérait comme périmées, même au temps de la Renaissance. Comme le serpent, ces faux prophètes hypnotisent leurs proies, en les menaçant du feu de l'enfer, ou en faisant miroiter à leurs yeux, un Paradis conçu tout spécialement pour eux et leurs fidèles disciples. Ils galvanisent les foules lorsqu'ils clament: "Au nom de Jésus, je te commande de marcher! Au nom de Jésus, tu es guéri! Au nom de Jésus, je te pardonne!", mais leurs paroles retentissent dans le corridor de leur propre ignorance. Des miracles, il y en a tous les jours. Tout autour de nous, des malades reviennent à la santé, alors qu'ils étaient déjà condamnés par la médecine, et il n'est pas besoin de prédicateur pour activer le processus de régénération des cellules. Des cancers régressent, sans qu'on puisse expliquer pourquoi. Il y a vingt ans, le cancer était vraiment une maladie mortelle incurable, parce qu'il n'y avait pas de remède à la déficience des cellules. Très peu de gens en réchappait, parce que le mot 'espoir' était disparu de leur vocabulaire. Il en est de même aujourd'hui pour le sida, et ce n'est pas parce que la médecine conventionnelle ne peut rien faire qu'il faut perdre espoir. Lorsque le malade comprendra que toute maladie est psychomatique, qu'elle n'est, en somme, que la manifestation physique d'états d'âme et de fausses conceptions de vie, l'espoir renaîtra en lui, car il aura alors compris, qu'en changeant radicalement ses formes de pensées, il change également la structure moléculaire de son corps physique. 'Un esprit sain dans un corps sain' n'est pas seulement une maxime, mais la règle d'or de toute vie. Être chrétien, c'est être centré sur son Christ intérieur, ne pas juger son voisin, et ne jamais tenter d'imposer aux autres sa propre conception de la vie et de la vérité. Chacun de nous est un Univers, et chacun exprime, dans les mondes tridimensionnels, cette parcelle de Dieu que l'on appelle individualité. Être chrétien, c'est, être universel en pensée et en actions, aimer les autres, non pour ce qu'ils peuvent nous apporter, mais pour ce qu'ils sont véritablement, les considérant comme les frères et soeurs que nous sommes tous. Chacun de nous a sa propre voie et sa propre mission dans le monde. Il s'agit, en somme, de faire notre expérience de vie dans la plus parfaite harmonie, conscient de notre divin statut de fils de Dieu, et de notre interdépendance avec toutes les autres structures atomiques de l'univers. Être chrétien, c'est exprimer, dans notre vie, l'être total, esprit-âme-corps, que nous sommes, travaillant en accord avec les lois universelles d'Ordre, d'Équilibre, d'Harmonie, de Croissance, de Perception Divine, d'Amour et de Compassion. Ces lois sont inaltérables, et elles supplantent les lois religieuses et toutes les lois humaines. On ne peut les ignorer, ou les contourner, et, en accord avec la loi karmique, elles gouvernent les mondes physiques. Les religions ne sont pas la voie du salut, en ce sens qu'elles ne représentent pas l'unique moyen d'atteindre l'état de Conscience Christique, ce Paradis auquel nous aspirons tous. Toutes primaires qu'elle sont du point de vue spirituel, elles ont été le tremplin qui nous a permis d'aller plus haut, et d'ouvrir les yeux à une réalité beaucoup plus vaste de l'Univers de Dieu. Mais la présente religiosité est tellement absorbée par ses rites, ses manifestations extérieures, et son approche matérialiste de la spiritualité, qu'elle est devenue une pierre d'achoppement et une entrave, pour celui qui ne peut plus se satisfaire de clichés et de formules toutes faites, celui qui veut redécouvrir le sens véritable et le but de sa vie terrestre. Même si chacune d'elles se considère comme la véritable Église, aucune religion ne peut porter le nom d'Église du Christ. Il n'y a qu'une seule Église, et c'est notre propre Christ intérieur, toujours présent et constant, mais voilé à notre vie matérielle, parce que nous craignons d'ouvrir les yeux, et de reconnaître notre véritable nature spirituelle, en tant que Fils et Filles de Dieu. Les religions du monde devraient être le phare qui éclaire et conduit à la véritable église du Christ, un oasis pour tous ceux qui ont soif de connaissances, mais ne peuvent trouver, en eux-mêmes, le chemin intérieur qui leur permettrait de découvrir, ou de lever le voile, sur leur véritable nature spirituelle. Le rôle des religions est de guider et d'enseigner les vérités spirituelles, sans préjugés ou restrictions d'aucune sorte, laissant chacun libre de choisir, ou d'exprimer, dans sa vie la vérité qui se rapproche le plus de l'expression divine et karmique qu'il, ou elle, représente dans le monde matériel. Depuis les débuts du Christianisme, les Églises ont envoyé des missionnaires aux quatre coins du monde, afin d'enseigner la Parole aux indigènes de ce que nous appelons les pays sous-développés. Ces missionnaires dévoués et sincères, leur ont apporté notre concept du christianisme, remplaçant ainsi leurs talismans, incantations, danses rituelles et croyances, par les invocations religieuses, processions, icônes, statues, et, malheureusement, l'orthodoxie, les dogmes et les préjugés des religions concernant la spiritualité et la vie en général. Mais en y regardant de plus près, nous constatons que ces indigènes sont beaucoup plus en communion avec la nature, que la plupart des peuples de nos pays civilisés. Dans l'expression toute simple de leur vie, ils se sentent intimement liés à leur environnement, et croient véritablement, qu'il existe un rapport étroit entre l'homme et la nature. Jésus a dit: Allez enseigner à toutes les nations, et il était bon de leur apporter la Parole Divine, mais, par la même occasion, nous leur avons imposé un concept matérialiste du Christianisme, le Veau D'Or de nos craintes, de nos anxiétés, et de nos doutes, quant à la véritable nature de l'être et son expression dans le monde physique. Et, dans une perspective spirituelle, les danses rituelles des indigènes ont certainement autant de valeur que les processions, les invocations et les rituels de toutes nos églises du monde, car toutes ces diverses manifestations visent le même but: faire descendre les bénédictions du ciel sur ceux qui observent ces rites. Et alors que les indigènes mélangent leurs potions magiques, portent leurs amulettes, et exécutent leurs danses pour éloigner les mauvais esprits, les églises se servent d'huile, d'encens et de médailles pour les mêmes raisons. Toutes ces manifestations et rites extérieurs peuvent aider le néophyte, et créer une atmosphère favorable à l'éclosion de sa spiritualité, mais ce ne sont là que des béquilles. Tôt ou tard, l'humanité devra éventuellement renoncer à cette approche matérialiste de la spiritualité, et exprimer, en toute simplicité, et en communion avec la nature, l'individualité de l'homme et de la femme dans le monde tridimensionnel que nous habitons. L'humanité doit s'incliner, non pas devant le veau d'or du matérialisme, mais devant la Flamme Divine qui brûle à l'intérieur de chacun d'entre nous, cette Force de Vie qui fait de nous des co-créateurs avec l'Énergie Divine que nous appelons Dieu. La peur est une attitude négative, et la peur de 'perdre son âme', qui a été amplifiée par une religiosité orthodoxe, est en soi un anachronisme. En langage ésotérique, l'âme est la totalité, la banque de mémoire de toutes les vies que nous avons vécues, et vivrons, dans un éternel présent. Parce que toutes les pensées et actions de ces vies, sont à jamais inscrites dans la substance éthérée de l'univers, elles sont pour nous un mémento de notre progression constante vers la perfection de l'être total, esprit, âme et corps. Toutefois, il existe une différence fondamentale entre l'esprit et l'âme. En somme, on pourrait dire que l'esprit est l'individualisation de la Force Universelle, ou Dieu, alors que l'âme est l'individualisation éthérée et tridimensionnelle de cet esprit dans toutes ses expériences de vie. Ainsi, lorsque les prédicateurs parlent de l'âme, ils refèrent, sans s'en rendre compte, à toutes les individualités que nous avons été, et serons, dans un présent infini. Vouloir 'sauver son âme' par peur de l'enfer, ou par crainte de ne jamais voir Dieu, est négatif. Ceux qui croient qu'Il nous attend, assis sur son trône, et prêt à récompenser les bons et punir les méchants, aurons la surprise de leur vie au moment de la transition, car il n'y a ni trône, ni démons, ni enfer. Toutefois, pour ceux qui auront suivi le chemin de la négativité, il y aura, définitivement, les feux de l'angoisse, du regret et du désir insatisfait, qui brûleront jusqu'au temps, où ils pourront les éteindre avec les torrents d'amour et de compassion qui jaillissent, éternellement, de leur Dieu intérieur. Et puisque l'âme est la somme totale de toutes les vies que nous avons vécues, 'sauver son âme' signifie donc, vivre la vie présente de telle façon qu'elle devienne, non pas un obstacle de négativité, mais un tremplin qui nous permet d'aller plus haut, et nous fait croître, ou accéder, à l'état de perfection que l'on appelle Nirvana, ou Paradis. De toutes façons, 'sauver son âme' n'est pas une fin en soi, et Jésus n'a-t-il pas dit: Qui veut sauver son âme la perdra.&die; Chacun doit s'efforcer, non de sauver son âme, mais de vivre sa vie matérielle, de telle façon qu'elle enrichisse, et rapproche de Dieu, toutes les individualités que l'âme représente, ouvrant ainsi la voie à tous ceux qui sont sur le chemin qui mène à l'état de Conscience Christique. Voilà ce que veut dire 'sauver son âme', et ce que signifie vraiment être enfant de Dieu. Dans le concept cosmique d'un éternel présent, toutes les âmes sont sauvées, et sont déjà sur le chemin qui mène à Dieu (les enfants prodigues), et dussions-nous prendre un an, ou un million d'années, nous progresserons, tous tant que nous sommes, dans les cercles de vie, afin d'être finalement en union totale avec l'Énergie Universelle que nous représentons. La croyance en un Paradis instantané de joie et de délices, et un enfer de soufre et de feu, est une conception erronée du processus évolutif de toute vie, et les religions ont mal interprété les vérités spirituelles, en voilant l'importance de la vie présente, et son influence sur toutes les autres vies passées et futures. Le ciel et l'enfer sont des états d'esprit. Le ciel est dans toutes les dimensions, alors l'enfer n'existe que dans les dimensions inférieures où les êtres qui y résident n'ont pas encore compris le sens de l'amour et de la compassion. Ces états sont sont constants et malléables, et font partie de nous, à chaque seconde de notre vie, car nous sommes, chacun de nous, individuellement, l'Univers. Le ciel et l'enfer des états d'esprit auxquels nous avons accès à travers un processus de pensées et d'actions rigidement contrôlées par la loi de cause et ed'effet, la loi de karma. Si un individu est parfaitement heureux présentement, il est au Paradis, tout autant qu'il est en enfer, s'il est malheureux au point qu'il désire mourir. La vie est constante et infinie. Nous sommes, en fait, les créateurs de notre Paradis, ou de notre Enfer, et nous devons vivre la vie présente, non pas dans l'attente du Paradis, mais plutôt de telle manière qu'elle devienne un Paradis pour nous, et pour tous ceux qui nous entourent. Nous devons nous efforcer d'éliminer toutes les attitudes et pensées négatives, l'égoïsme et l'intolérance, qui sont la cause directe des guerres et de la famine à travers le monde. Nous devons nous efforcer de créer, non pas un Paradis lointain et intangible, mais un Paradis sur terre, dès maintenant. Les dogmes et les sacrements ont permis à l'Église de contrôler, en quelque sorte, l'accès au Paradis, et, par la même occasion, de se servir de l'enfer comme épouvantail pour garder les fidèles sous leur bienveillante protection. La plupart des chrétiens considèrent le Baptême comme un élément essentiel de leur doctrine, et on leur a enseigné, qu'il faut être baptisé pour devenir enfant de Dieu. Nous sommes, de toute éternité, enfants de Dieu, et le Baptême, c'est-à-dire, le baptême d'église, n'est pas une condition préalable à l'épanouissement spirituel, non plus qu'il est la clé qui ouvre la porte à ce que nous appelons le Ciel, ou Paradis. Cependant, s'il est reçu en toute connaissance de cause et dans l'esprit qui convient, il est, ou devrait être, une admission que nous sommes des êtres spirituels; que nous, les Fils et Filles, par la force de l'Esprit Saint (l'Énergie Divine en action), reconnaissons notre parenté avec Dieu. C'est, en fait, le baptême de l'esprit, et il devrait être reçu, non pas à la naissance, mais seulement au temps où l'individu en reconnaît les implications divines, et devient conscient de sa mission dans le monde, au service de l'humanité. Le Baptême de l'Esprit est l'Illumination. Et Jean porta son témoignage en disant: ¨J'ai vu l'Esprit, tel une colombe descendre du ciel et demeurer sur lui. Et je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, c'est lui qui m'a dit: ¨Celui sur lequel tu verras l'Esprit descendre et demeurer sur lui, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint.¨ (Jean 1: 32-33) Et ainsi, ayant été illuminé, et conscient de sa mission dans le monde, Jésus accepta le Baptême de l'eau, pour symboliser la fin des anciennes coutumes et annoncer le Baptême de l'Esprit, signe avant-coureur de la Renaissance Spirituelle qui verrait son apogée au début de l'Age suivant, l'Age du Verseau dans lequel nous sommes présentement. De même que, dans les écoles de la vie, la remise des diplômes se fait, non au commencement, mais à la fin des études, ainsi le Baptême de l'esprit est une reconnaissance des efforts de l'individu, et le fait entrer (esprit, âme et corps) à l'école spirituelle de la vie, où il devient conscient de sa mission dans le monde. Encore une fois, on n'a pas compris ce message de Jésus qui, au moment de débuter son ministère, se fit baptiser par Jean, symbolisant ainsi sa mission cosmique de Fils de Dieu. Un message, encore une fois perdu dans les méandres du matérialisme et l'infantilisme des religions qui préfèrent les jeux de la maternelle, où les enfants ont besoin d'incitatifs visuels pour faire leurs premiers pas sur le chemin de la spiritualité. Que nous soyons baptisés ou non, ne changera pas le fait que nous nous retrouvons tous dans le même monde transitoire (le monde astral) lorsque nous quittons cette terre. Il n'y a pas de frais d'entrée, et pas de ségrégation de race, de couleur ou de religion. Il n'y a pas de gardien à la porte, non plus qu'il n'y a de Déité assise sur un trône. Dans ce monde transitoire, il y a des juifs, des catholiques, des protestants, des bouddhistes et des athées; il y a des blancs, des rouges, des noirs, des bruns et des jaunes, et ceux qui croient qu'ils méritent une meilleure place que les autres, sont surpris de voir qu'il n'y a pas de juge qui les attend; qu'ils sont, en fait, leur propre juge et juré, et ils se retrouvent, éventuellement, à l'endroit, ou dans l'état d'esprit qu'ils se sont préparés lorsqu'ils étaient dans le monde physique. Comme Jésus le répétait souvent: Les premiers seront les derniers.¨ (Matt. 20:16) Lorsque Jesus partagea le pain et le vin avec ses disciples, il n'établissait pas un nouveau rite, ou un sacrement. En fait, il n'existe aucun passage des évangiles pour indiquer que Jésus avait l'intention fonder une église, une religion ou un groupement quelconque. A ce dernier repas qu'il prit avec ses disciples, Jesus tentait, une fois de plus, de leur expliquer la corrélation qui existe entre le corps physique et le corps éthérique: le pain représentant le corps physique, et le vin, le corps éthérique qui flotte au-dessus, et imprègne, le système sanguin du corps physique. En somme, il leur demandait de suivre son exemple, de se souvenir à quel point il donna de lui-même, et comment il partagea le pain de son corps et le vin de son esprit pour éclairer l'humanité; de se souvenir que la multiplication des pains et des poissons qu'ils distribuèrent à la foule, n'était que l'accomplissement d'une loi naturelle accessible à tous. Cette loi nous permet, d'extraire de la Substance Universelle, tout ce dont le corps a besoin pour survivre, et accomplir tous les soi-disant miracles de l'Ancien et du Nouveau Testament.
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi, fera, lui aussi, les oeuvres que je fais: il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père.¨ (Jean 14:12)
La Communion est un rite obligatoire et partie intégrante de la doctrine de l'Église. Même si elle représente un concept matérialiste de la Déité, elle n'en demeure pas moins un geste symbolique pour les tenants de la foi catholique. Pour le Chrétien, l'hostie représente le corps, et le vin, le sang de Jésus, l'unique fils de Dieu. Ainsi, Jésus devient l'intercesseur personnel, l'agneau pascal et le sauveur, et, une fois de plus, l'humanité vend son droit d'aînesse pour un plat de lentilles, en vénérant l'idole plutôt que d'exalter l'idéal. Si le rite doit conserver toute sa valeur spirituelle, l'hostie doit être un mémento que le Christ est partie intrinsèque de chacun de nous; que si le corps a besoin de nourriture pour refaire ses forces, ainsi l'âme a-t-elle besoin de nourriture spirituelle dans sa recherche constante de l'infini. La communion peut faciliter la concentration et la méditation, mais elle n'est pas pour autant une nécessité. Qu'on la reçoive ou non, ne change en rien notre propre approche de la vie et notre spiritualité. Toutes ces manifestations visibles du culte, ne sont que des béquilles que la religiosité devra éventuellement abandonner. Chaque individu se développe à son propre rythme, et par les moyens qui sont les plus aptes à le conduire à son but ultime.
Le Sacrement de Pénitence est une autre interprétation erronée des enseignements de Jésus. C'est une insulte à Dieu et à l'esprit humain. Du point de vue spirituel, le concept de 'rémission des péchés, tel que compris par l'Église, est une incompréhension totale de la loi de cause et d'effet, ou karma, qui dit, et ce, même dans la Bible, que on récolte ce qu'on a semé. Le système autonome que nous sommes, est une réplique de l'univers, et, comme tel, il a ses propres lois et son propre système de rétribution. Chaque erreur, aussi bien que chaque bonne action, sont inéluctablement inscrites dans les registres akashiques (la substance éthérée) de l'univers, et, au moment opportun la loi de cause et d'effet vient nous rappeler à l'ordre, de sorte que nous rendons, éventuellement, compte de toutes nos actions. Il suffit de constater le présent état du genre humain, pour se rendre compte que la loi karmique est immuable. S'il existe une cause ultime à toutes les maladies du corps et de l'esprit, il existe également un remède, et ce remède est dans la connaissance de soi et l'obéissance aux lois divines. Ainsi donc, l'esprit n'a pas besoin d'un palliatif, ou 'effaceur' de péché' tel que la confession, et l'individu ne répond de ses erreurs qu'à Dieu, le Dieu qui réside dans le temple de son corps. Dans toutes les galaxies de la vie, de même que sur notre propre terre, aucun individu, quel qu'il soit, n'a le droit, ou le pouvoir, de pardonner les fautes d'autrui, ou encore, de soumettre un de ses semblables, à l'humiliation de confesser, ce qu'on appelle erronément un 'péché'. C'est une intrusion dans les affaires de Dieu et l'admonition de Jésus "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu," trouve ici sa consonnance et sa véritable signification. Au lieu de nous sentir coupables de 'péchés', qui sont, en fait, des erreurs que nous commettons tous sur le chemin de la vie, nous devrions commencer chaque journée à neuf, sans aucune arrière-pensée, et bien résolus à profiter des erreurs et des expériences passées, tout en s'en remettant à la miséricorde et à l'amour de notre Dieu intérieur. Nous sommes des dieux, nous sommes assis sur notre propre trône de jugement, et c'est un juge qu'on ne peut tromper. Les Derniers Sacrements sont peut être un excellent moyen de calmer les peurs et l'anxiété de ceux qui sont sur le point de mourir, et qui sont terrifiés à la pensée de quitter ce monde sans talisman religieux, ou passeport pour le ciel. Ce rite est, tout de même, un produit du matérialisme, une sorte d'exorcisme à l'heure de la transition, et de par leur éducation, les catholiques le considèrent comme une nécessité, ou une formule magique, qui efface les péchés et ouvre la porte du Paradis. Il n'y a, malheureusement, pas de formule magique, et, même si les Derniers Rites semblent apporter la paix à certains mourants, ils ne sont, certes pas, le 'Sésame, ouvre-toi' d'Ali-Baba, et il n'y a pas de raccourci à l'état d'esprit que nous appelons le Paradis. Tout est inscrit dans la substance spirituelle de l'univers, et ce que nous appelons 'grâce' n'est, en fait, que le moment de vérité, qui nous fait reconnaître nos erreurs, et nous incite à les corriger dans la vie présente, ou dans une vie future. C'est dans ce sens que nous devenons notre propre sauveur. Personne ne devrait craindre la mort. La mort n'existe pas. Il n'y a que naissance et renaissance, et chacun de nous devrait accueillir chaque renaissance, comme une extension de ses précédentes personnalités, une opportunité de grimper les échelons dimensionnels, et de progresser, toujours plus avant, dans les cercles supérieurs de vie. La croyance chrétienne que Jésus a célébré la première messe, provient du concept matérialiste que le repas où il partagea le pain et le vin, était, en fait, la célébration de la première messe de la Chrétienté. Renforcée lors d'un concile de l'Église, alors que fut promulgué le dogme qui affirmait que Jésus était le seul et unique Fils de Dieu, et le Sauveur de l'humanité, cette croyance a donné naissance, à la plus grande manifestation de culte et d'adoration depuis le Veau d'Or d'Aaron. La messe est devenue le centre, le pivot autour duquel gravite toute la doctrine de l'Église. Elle exemplifie ce besoin constant de l'humanité de s'en remettre à des intercesseurs visibles pour le soin de son salut, et sa recherche d'un Dieu personnel qui puisse calmer ses craintes et entériner ses conceptions erronées de la vie. Ceci dit, la messe est tout de même une expérience personnelle pour les tenants de la foi chrétienne, et même si c'est, encore une fois, une conception matérialiste et primitive de la spiritualité, elle peut servir de tremplin vers une plus grande ouverture d'esprit, lorsqu'on y participe dans un esprit d'amour et de fraternité. Tout ceci peut encore sembler comme un sacrilège, mais seulement parce que les chrétiens sont convaincus que Jésus est le fondateur de l'Église, telle qu'elle existe aujourd'hui, avec tout son apparat, ses rites et ses invocations. L'idée de religion et de hiérarchie était très loin de la pensée de Jésus. Lorsqu'il a dit: Allez enseigner toutes les nations, il en faisait une démarche personnelle de l'individu, et il réprouverait aujourd'hui le faste avec lequel on entoure ses enseignements. Au fur et à mesure que le christianisme se répandait dans le monde païen, l'Église, en bonne diplomate qu'elle était, ne put faire autrement que de copier certains rites païens qui étaient fort répandus et avaient pris de l'ampleur durant les siècles qui suivirent le départ de Jésus. Par exemple, l'idée d'un sauveur n'était pas nouvelle, car de nombreuses déités païennes étaient considérées, elles aussi, comme des sauveurs de l'humanité. Les juifs eux-mêmes attendaient un sauveur qui les libérerait de l'esclavage et du joug des romains. Leur Messie était, non pas un Dieu, mais un messager de Dieu. Ainsi, même si Jésus est le premier des Fils de Dieu à reconnaître le Christ en lui, il n'est, en aucune façon, le sauveur de l'humanité, car chacun de nous est son propre sauveur. Les premiers chrétiens n'avaient jamais entendu parler d'un sauveur. Ils ne connaissaient que Jésus, le Maître, l'enseignant, et ce n'est qu'en l'an 325, au Concile de Niçée, que Jésus devint le Christ-Sauveur de l'humanité, supplantant ainsi Mithras, Adonis, Osiris, et tous les autres dieux païens, qui, eux aussi, étaient considérés comme des sauveurs de l'humanité.
Et c'est ainsi, que les rites païens s'infiltrèrent, peu à peu, dans la nouvelle doctrine. Les Sacrements eux-mêmes auraient été copiés sur les rites païens, et, dans "The Meaning of the Dead Sea Scrolls (La Signification des écrits de la Mer Morte, par A. Powell Davies) on trouve (traduction de l'auteur):
Dans ces cultes (les cultes paiens), on retrouve les mêmes sacrements qui furent,un peu plus tard, incorporés dans la chrétienté. Le Dernier Repas (l'Eucharistie) fut emprunté au Mithraisme, pour être ensuite combiné avec le Repas Sacré de la chrétienté Palestinienne. Non seulement les sacrements, mais aussi des concepts tels que 'le sang de l'Agneau' ont été également empruntés au Mithraisme. Et non seulement des concepts de culte, mais aussi des enseignements moraux, qui s'inflitrèrent ainsi dans les cultes de la chrétienté.
La pompe et les rites dont s'entoure l'Église, et qui lui donne une auréole de grandeur et de prestige, sont la preuve que Jésus n'en est pas l'instigateur, car il n'aurait jamais approuvé un tel apparat et un tel gaspillage d'énergie. Il est beaucoup plus important de servir les autres, que de servir un Dieu personnel qui n'a pas besoin de nos services. Encore une fois, ce Dieu est le produit de nos craintes et de nos conceptions erronées de la vie, et il n'existe tout simplement pas. C'est l'Énergie Universelle qui nous sert, et cette Énergie ne demande rien en retour. Imaginez tout le bien que nous pourrions faire, si les rites et les cérémonies étaient remplacés par une nouvelle forme de culte, le culte de la dignité humaine, le culte du Dieu qui réside en chacun de nous. Ainsi verrions-nous naître une nouvelle humanité, non pas l'humanité d'égoïsme et d'intolérance que nous connaissons, mais une humanité solidaire les uns des autres, une humanité d'amour et de fraternité. Dans les enseignements chrétiens, on donne beaucoup plus d'importance à la crucifixion qu'aux enseignements de Jésus. A cet effet, l'Église consacre une période préparatoire de carême, suivie d'une semaine entière d'offices religieux, pour commémorer un événement que, s'il eut vraiment lieu, Jésus aurait plutôt tendance à oublier. Il faut se souvenir, qu'en ces jours de tumulte et de révolte, la crucifixion était la peine capitale, et nombreux étaient les criminels, qui finissaient leurs jours sur la croix. L'apparente mort de Jésus, quoique pleurée par sa famille et ses disciples, n'a pas eu l'impact qui fut ressenti plus tard, lorsqu'on proclama dans un concile de l'Église qu'il était le Fils unique de Dieu, et le Sauveur, qui, par sa mort, effaçait tous les 'péchés' du monde. Et c'est ainsi que Jésus devint le bouc émissaire, l'Agneau offert en sacrifice pour la rédemption de l'humanité. Sa véritable défaite fut, précisément, d'être considéré comme un Sauveur et un unique Fils de Dieu, car il était conscient que ses enseignements n'avaient de véritable signification, que si on l'acceptait comme l'homme simple et l'enseignant spirituel qu'il était, et non comme un unique Fils de Dieu. N"avait-il pas dit:
Ce que j'ai fait, vous le ferez vous aussi, et encore plus.
Comment pouvons-nous prétendre accomplir des choses encore plus grandes, si nous considérons Jésus comme un être à part, une Déité que personne ne peut égaler?
Par ailleurs, si nous reconnaissons que Jésus était un Maître, un enseignant spirituel, mais, néanmoins, un être humain, alors il y a de l'espoir pour toute l'humanité, et nous pouvons tous, comme il l'a fait, devenir des dieux sur terre. Nous avons les mêmes prérogatives et les mêmes pouvoirs divins de Christ de Dieu, comme il en était au début de nos expériences créatives, dans l'univers cosmique que nous habitons. Le dogme qui fait de Jésus un unique Fils de Dieu, faisant partie d'une trinité composée du Père, du Fils et du Saint-Esprit est, encore une fois, une déformation des Écritures qui voulait ainsi représenter la Trinité de toute vie. Dans TALKS WITH CHRIST (Conversations avec le Christ) d'Elwood Babbitt, la Trinité est ainsi définie: La Trinité représente le Père, le Fils et le Saint-Esprit: Le Père étant la Force Créatrice de toute vie que nous appelons Dieu; le Fils représentant chaque individu comme un Fils de l'Energie Créatrice, avec la même égalité, compréhension et pouvoir de manipuler toutes les forces créatrices dans l'harmonie totale de la vie; et l'Esprit-Saint, formant la substance spirituelle qui recouvre toutes choses, et anime l'énergie divine, qui est perçue et ressentie à travers toutes les structures vivantes. Par une perception matérialiste de la spiritualité, l' Église a exagéré l'importance et la nécessité des rites et cérémonies religieuses. En promulguant des lois, et en instituant des sacrements pour stimuler et renforcer la foi de ses membres, elle a, malheureusement, fourni des béquilles à des êtres spirituels qui n'avaient, en somme, aucune infirmité. De plus, en accordant l'infaillibilité à un être humain, elle a accru le danger de chaos spirituel. C'est ainsi qu'ont surgi les schismes qui ont secoué sa puissante structure. Ces conflits ont divisé la chrétienté, et de nombreuses sectes et dénominations en ont surgi, qui devinrent, chacune individuellement, le vrai champion de la Foi Chrétienne. Nous avons créé une société d'adorateurs, tous convaincus qu'ils doivent glorifier un Dieu personnel, et le calmer avec des prières, des supplications et des démonstrations matérialistes de piété, alors qu'en réalité, nous devons voir Dieu dans toutes Ses créatures, reconnaissant que nous sommes dans le Père comme le Père est en chacun de nous. Le Nouvel Age qui vient de débuter est, en vérité, l'Age de la transformation. L'Age du Poisson, qui a connu l'avènement du prophète Jésus, fut le commencement de cette transformation qui changera la chenille en papillon. Et même si leurs rites sont des manifestations matérialistes et enfantines de la spiritualité, les religions du monde ont été le cheminement logique d'une humanité en quête du Dieu Inconnu. L'important est que la semence de vérité fut implantée dans l'esprit humain, ou plutôt, la vérité qui réside en chacun de nous a commencé à se manifester, et il importe peu que cette vérité ait nécessité deux-mille ans pour croître. Ce qui importe, c'est que la semence est, maintenant devenu un arbre de vie qui s'étend, non seulement à notre monde, mais à toutes les galaxies de l'univers. Les rites et les cérémonies furent les jouets de l'école maternelle, dont l'humanité s'est servie pour comprendre le concept d'unité et d'objectif. Ces moyens primitifs nous ont permis de surnager dans les eaux troubles de la vie, mais alors que nous commençons à comprendre le concept de créativité, alors que nous nous élevons au-dessus de la conception d'un Dieu personnel, nous n'avons plus besoin de ces expressions tangibles de cultes et d'adoration. Nous savons, maintenant, que le Dieu que nous adorons et aimons, n'est pas un Dieu lointain et insaisissable, mais un Père aimant caché dans le temple de notre corps. A nous d'en trouver l'accès! Religion et Christianisme 3 ème Partie Chaque être humain a droit à l'autodétermination. Chacun de nous a le droit de croire et d'agir selon ses convictions profondes, et personne ne peut imposer ses croyances aux autres. Toutefois, à ce point dans l'histoire de l'humanité, et alors que les églises du monde font place sans trop s'en rendre compte, à la véritable Eglise du Christ, cette clarification sur les Sacrements et la doctrine de l'Eglise est rendue nécessaire, afin que ceux qui se sentent lésés dans leur spiritualité, et tous ceux qui ont abandonné la religion de leur enfance, ne se sentent pas perdus, ou désertés par leur Dieu. Où qu'ils soient, Il est toujours présent dans le Temple de leur corps, toujours aimant et miséricordieux, et toujours prêt à comprendre et réconforter cette forme (le corps humain) qu'Il a endossée pour s'exprimer dans les mondes tridimensionnels. Ce qui précède vous apparaîtra peut-être comme une critique sévère des religions chrétiennes du monde qui, malheureusement, ont substitué les rites et les manifestations extérieures à la véritable spiritualité. Le but de ce livre n'est pas de choquer, mais d'enseigner, de faire la mise au point, et de confirmer le fait, bien établi dans les Écritures, que Jésus n'est pas à l'origine de la religion dans son concept actuel, et n'a jamais institué de sacrement autre que le Sacrement d'Amour, de Compréhension et de Compassion, au service de l'humanité. De son propre chef, et, probablement en toute bonne foi, l'Eglise originelle a institué les sacrements, dans l'espoir non avoué, que ces rites renforceraient la foi des fidèles, et leur apporteraient, de manière tangible, le support spirituel dont ils avaient besoin. Mais si nous y regardons de plus près, nous constatons que toutes ces manifestations extérieures, obligatoires ou non, sont, en fait, des procédés hypnotiques, dérivant d'un désir sincère de plaire à un Dieu Personnel qui sait récompenser les bons, mais également punir les méchants. Il est vrai qu'elles font converger l'attention des fidèles vers un but unique et facilitent la concentration, mais, par la même occasion, elles élèvent des barrières entre l'homme et son Dieu, et voilent le but véritable de son incarnation terrestre en glorifiant des idoles au lieu d'exalter les idéaux. Tout ceci a, fort malheureusement, conduit à des injustices flagrantes et des persécutions, où l'Eglise poursuivit sans relâche et sans pitié, tous ceux qui ne se conformaient pas à ses règles. Les jours de l'Inquisition sont choses du passé, mais le fanatisme n'a pas disparu pour autant. Partout à travers le monde, il y a encore de nombreux fanatiques qui n'hésitent pas à tuer au nom de la religion. Si l'humanité ne sort pas de son apathie et de sa léthargie, toutes ces atrocités pourraient très bien se répéter dans un avenir prochain. Nous sommes tous issus d'une même Force. Nous sommes partie intégrale de cette Force, et, tant et aussi longtemps, que l'humanité n'aura pas reconnu cette corrélation avec Dieu, elle se cramponnera à ses dieux humains, à ses idoles et à ses rites. Jésus enseigna, non pas la religion, mais les vérités spirituelles qui transcendent toutes les religions. Il rappela à ses disciples que les lois transmises à Moïse s'adressaient à l'esprit humain, et ne devaient pas servir d'épouvantail pour effrayer l'humanité, et la garder sous bonne surveillance. Il n'a promulgué aucune loi, si ce n'est la Loi d'amour et de compassion "Aimez-vous les uns les autres," et cette loi surpasse toutes les autres lois. Si on avait suivi ses enseignements, au lieu de le glorifier comme un être à part, un unique Fils de Dieu qui nous regarde du haut de son piédestal, et un Sauveur qui efface les péchés du monde, la terre serait maintenant libérée des tyrans, des guerres, de la pauvreté, de la faim, et des catastrophes de toutes sortes qui ne cessent de nous accabler. Une nouvelle race d'êtres spirituels aurait remplacé les sociétés décadentes du passé, et la terre serait devenue le Paradis Terrestre qu'elle était originellement. Malheureusement, l'humanité n'a pas appris ses leçons. Oubliant la loi d'amour, elle est retombée dans ses vieilles habitudes et ses concepts matérialistes. Durant les quinze derniers siècles, elle a préféré demeurer sur le statu quo, en se confinant dans une orthodoxie de stagnation, et en s'accrochant à ses idoles comme on s'accroche à une bouée de sauvetage. Elle a perdu de vue le véritable but de sa mission sur terre, but qui se résume en un seul mot: EXPRESSION: l'expression de l'individualité de l'homme, l'expression de sa divinité, et l'expression de son alliance avec Dieu en tant que fils, ou fille, et co-créateur avec Lui. Tous les Maîtres qui nous ont visités, y compris Jesus le plus grand de tous, sont venus uniquement pour nous ouvrir les portes du monde spirituel. Mais ils furent tous dépassés par la négativité et le matérialisme qui a envahi l'humanité depuis la chute de l'homme. Le déclin de l'empire romain, l'Inquisition, les deux grandes guerres, la guerre froide et toutes les petites guerres qui éclatent sur la surface du globe; les tremblements de terre, les cataclysmes naturels, et les brèches qui se forment dans la couche d'ozone entourant l'atmosphère, sont tous des signes avant-coureurs que nous sommes à l'aube d'une période d'épreuves et de purification, qui effacera la négativité de la planète. L'oppresseur est partout sur la surface de la terre, mais les plus abjects, et les plus dangereux, sont ceux qui tentent de limiter la liberté d'expression mentale et spirituelle des individus, et d'imposer aux autres leur propres préjugés et conceptions erronées de la vie. Détruire le corps est déjà très grave, mais détruire l'esprit de l'homme est le 'péché' ultime, car il peut se passer des années, et même des siècles dans les dimensions astrales, avant que ne disparaissent les effets négatifs de toutes ces croisades, qui sont organisées au nom de la religion. Au milieu de toute cette paranoïa religieuse, des enseignants spirituels apparaisse peu à peu, qui tenteront d'aider l'humanité à sortir du marasme, dans lequel elle s'est volontairement enfoncée. Ne les cherchez pas parmi l'élite ou les érudits, car leurs enseignements ne sont pas de ce monde. Ne vous attendez pas à ce qu'ils construisent des églises, ou des monuments à leur gloire, car l'argent et les choses matérielles ont peu d'attrait pour eux. Ils viennent, non pour établir une nouvelle religion, mais bien pour poser les fondations d'un nouveau christianisme, libéré de toute orthodoxie, un christianisme où les religions du monde s'uniront, pour établir l'Eglise Spirituelle annoncée par le plus grand des prophètes, un homme simple appelé Jésus. Ouvrez grands les yeux, car le Christ envahira la terre et les coeurs de tous ceux qui seront prêts à recevoir Ses vibrations transformatrices, donnant ainsi naissance à une nouvelle race d'êtres spirituels, et de véritables Fils et Filles de Dieu.

* Lorsqu'il est question des religions du monde, l'Église Catholique semble être prise à partie. Ceci est dû, en partie, au fait que l'auteur fut élevé dans cette religion, et qu'elle représente le plus important corps religieux dans le monde occidental. Toutefois, toutes les religions du monde ont été englouties dans la vague de matérialisme qui a marqué l'Age du Poisson, et les reproches qui sont adressés a la Sainte Église pourraient tout aussi bien convenir au Judaisme, Boudhisme, Hindouisne et à toutes les autres religions qui ont fait, des rites et des cérémonies, le principal élément de leur doctrine respective. Cet âge est révolu, et l'Age du Verseau verra la disparition de tout ce qui empêche l'être humain de regarder son Dieu face à face.



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