L'humanité est à l'aube d'un événement marquant dans l'histoire de la création. De nombreux signes ont été placés sur notre route, et des temps anciens jusqu'à nos jours, les prophètes ont mis l'humanité en garde, et lui ont laissé entrevoir les pires calamités, si elle ne faisait pas amende honorable.
De nombreuses fois, la main divine s'est abattue sur cette humanité, et le sort de Sodome et Gomorrhe, de même que celui de Pompéi, détruits par des cataclysmes naturels, sont d'excellents exemples de la justice immanente de la loi de cause et d'effet, la loi de karma. Les catastrophes, tremblements de terre, inondations, destructions par le feu, et toutes les calamités qui ont ravagé la terre depuis des millénaires, et qui vont s'amplifiant à l'approche du 20e siècle, sont la conséquence du matérialisme et des pensées négatives de l'humanité, qui a pollué, et pollue encore, l'atmosphère physique et spirituelle de la terre que nous habitons.
Nous ne faisons qu'un avec la nature, et ce qui ce produit dans notre propre corps, lorsque celui-ci n'est pas en harmonie avec l'esprit, se produit également dans la nature, lorsqu'une civilisation entière se tourne vers le matérialisme et la dépravation, causes premières de la chute de l'homme.
Les dés sont maintenant jetés. Irrévocablement, nous nous dirigeons vers le Nouvel Age d'Or de l'humanité. Et même si l'accouchement sera long et douloureux, nous devons jeter nos regards vers l'avenir, et vers les merveilleuses opportunités que les changements nous apporteront, dans cette nouvelle terre qui naîtra des cendres de l'ancienne humanité.
La vie sociale est intimement liée à la vie économique et religieuse d'un pays, car les lieux de rencontre et les activités sociales favorisent l'éclosion des vertus d'amour du prochain, d'altruisme et de générosité, dans une jungle humaine où, dans la poursuite du plaisir et du pouvoir, l'argent est devenu le Veau d'Or de nos craintes, de nos doutes et de nos conceptions erronées de la vie.
Dans un monde aussi porté vers le matérialisme, il est devenu l'arme ultime, et, pour atteindre son but, l'être humain a recours à toutes les machinations et à tous les moyens à sa disposition, sans égard à tous ceux qui seront lésés, ou foulés aux pieds dans la mêlée.
En cette période de doute, d'indécision et de peur, la prière, non pas la prière répétitive mais celle qui vient de l'intérieur, est le lien le plus direct entre l'humanité et son Créateur, le phare qui éclaire le chemin de l'Enfant Prodigue en route vers la maison de son Père.
Jésus nous a donné le 'Notre Père', mais une humanité enfantine l'a déformé et, parce qu'on en a pas saisi le sens profond, la prière est devenue une formule répétitive, une sorte d'incantation que l'on répète inlassablement pour éloigner les mauvais esprits, et s'attirer les bonnes grâces de la Divinité.
Et pourtant, elle est la seule véritable prière que Jésus nous ait laissée, et les mots vibrent encore aujourd'hui comme ils le firent il y a très, très longtemps:
"Père, je sais que Tu es la substance spirituelle de mon corps, et que Toi et moi nous sommes UN.
Que ton nom soit béni, car c'est aussi mon nom. Que je me souvienne tous les jours de ma vie, que JE SUIS, le Dieu intérieur, est le Principe Directeur de ma vie, et qu'Il est mon guide en tout et partout.
Que Ton règne vienne, le règne de lAmour universel, et que l'Esprit Christique imprègne tout mon être, et devienne réalité dans ma vie.
Que ta volonté soit faite, comme elle l'est dans le monde spirituel, afin que Je suis, le Christ en moi, puisse manifester Ta puissance et Ta gloire.
Donne-moi ,en ce jour,et tous les jours de ma vie, le pain spirituel d'amour, d'humilité et de compassion dont j'ai besoin, pour atteindre le but ultime de ma vie.
Pardonne-moi, non pas mes péchés, mais mes erreurs et mes manquements envers mes frères et soeurs de la terre, comme je pardonne à ceux qui m'ont offensé, et donne-moi d'agir envers eux, comme je voudrais qu'ils agissent envers moi.
Donne-moi la force d'éviter les tentations d'un monde matérialiste, et de surmonter les obstacles qui sont sur ma route.
Délivre-moi, non pas des démons, mais des pensées négatives et des limitations terrestres, afin que je devienne un véritable Christ de Dieu. Amen."
Tel est le sens véritable de la prière que Jésus nous a transmise, et qui est, en fait, la reconnaissance de notre unité avec le Père. Les mots peuvent être différents, mais l'esprit est le même. Et même si chacun se sert de ses propres mots, la prière a la même valeur aux yeux de Dieu. Si chacun en intégrait l'enseignement dans sa vie, il n'y aurait ni guerres ni famines, et le monde redeviendrait le Paradis Terrestre qu'il était avant la chute de l'homme.
Dieu est le Père et nous sommes Ses enfants. Mais les enfants prodigues que nous sommes ont quitté la Maison Paternelle, et nous avons oublié que, créés à Son image et à Sa ressemblance, nous avons les mêmes pouvoirs et les mêmes attributs.
Notre approche enfantine de la vie nous fait voir Dieu comme un enfant voit son propre père terrestre: petit comme il est, l'enfant lève les yeux vers son père et se dit en lui-même: "Comme mon père est grand et fort! Comme je me sens en sécurité avec lui! Jamais je ne pourrai être aussi grand et aussi fort que lui!" Mais l'enfant grandit et devient un homme. Il regarde son père et il voit un reflet de lui-même. Rien n'a changé entre eux si ce n'est la perception qu'ils ont l'un de l'autre. Il est maintenant aussi grand et aussi fort que son père, et il a les mêmes droits et les mêmes prérogatives. Il l'aime toujours, mais il le considère maintenant comme un égal, car il est autonome et il peut se défendre seul. Il a atteint sa majorité.
Ainsi en est-il de notre Père Céleste. Maintenant, nous sommes les bambins qui regardent vers le haut, cherchant guide et protection. Mais lorsque nous aurons grandi en sagesse et reconnaîtrons notre divinité, non seulement en pensée, mais en action, nous réaliserons que le guide, la protection, et la Divinité que nous recherchons, sont là, dans le temple de notre corps; que nous sommes égaux au Père, avec les mêmes droits et les mêmes attributs, et que, en vérité, nous sommes dans le Père comme le Père est en nous.
Nous vivons dans un monde où la technologie et la robotisation remplacent graduellement le facteur humain. A cause de ces changements, notre mode de vie est radicalement transformé, et ce, pas toujours à notre avantage, car cette robotisation est basée, non pas sur le bien-être des gens, mais bien plutôt sur le profit et la cupidité.
A travers les âges, les civilisations ont progressé et décliné, et c'est un fait prouvé que, à partir du moment où elles ont commencé à refléter une approche matérialiste de la vie, elles ont connu le déclin, et sont disparues les unes après les autres. Nous ne sommes, malheureusement pas l'exception, et notre civilisation a sombré si profondément dans le matérialisme que, comme au temps de Moïse, elle a oublié ses divines origines, et construit les veaux d'or qui causeront sa perte.
La vie sociale est le premier pas vers l'universalité, car elle rassemble les êtres humains dans un esprit de fraternité et une unité d'objectif. Cette interaction leur donne l'opportunité de faire l'expérience de la vie, dans un contexte de promiscuité, qui leur permet de mettre à l'essai les leçons déjà apprises, et de remplir en mêmes temps les obligations karmiques des vies passées (on récolte ce qu'on a semé), progressant ainsi toujours plus avant sur le chemin évolutif qui nous ramène vers la Source.
Cette multiplicité de langages, de cultures et de religions que nous retrouvons sur terre, et dont l'origine semble remonter à l'histoire symbolique de la Tour de Babel, n'est que le produit de l'ego, ou fausse personnalité, de l'être humain, qui semble se complaire et rechercher la sécurité, à l'intérieur des limites qu'il s'est lui-même imposées. Elles sont d'origine karmique, bien sûr, et même si elles représentent un aspect négatif de la spiritualité, elles ont leur raison d'être dans le processus évolutif de l'humanité.
Le langage véritable se transmet d'esprit à esprit (la télépathie), et l'obsession, innée chez certains, de protéger la langue et la culture, n'est que le refus de reconnaître que nous sommes tous issus de la même source et que nous visions tous le même but. Elever des barrières et limiter notre perception à une langue et une culture spécifique, ne fait que retarder le moment où il n'y aura qu'une seule langue et une seule culture par toute la terre, formant ainsi une véritable fraternité humaine dont l'Amérique était originalement le prototype. Ce n'est pas sans raison, que E PLURIBUS UNUM apparaît sur les devises américaines, et cette unité dans la multiplicité, que représente le peuple américain et canadien, a réuni des millions de gens de toutes races, couleurs et religions dans une unité d'objectif qui présage la naissance d'une nouvelle humanité.
Les schismes qui ont divisé la Chrétienté et les autres grandes religions du monde, ont eu comme résultat, une multiplicité de religions, isolées les unes des autres, et chacune défendant son Dieu. Et pourtant, ce Dieu est en chacun de nous, et lorsque ses enfants se déchirent, Il se sent également déchiré.
D'aucuns diront que la religion n'a rien à voir avec la culture. Mais là encore, c'est parce que l'humanité refuse de reconnaître que nous sommes une unité de corps, âme et esprit. Nous sommes UN, et tout ce qui peut porter atteinte à cette unité ne peut être considéré comme un élément évolutif conduisant au but ultime que nous nous sommes fixés. Encore une fois, on peut sympathiser avec ceux qui désirent une plus grande autonomie en ce qui concerne leur culture, leur langue et leur religion, mais on ne peut obtenir son autonomie en vivant dans une tour d'ivoire, de laquelle on exclut tout ce qui porte, ou peut porter, atteinte à la conception que nous nous faisons du monde que nous habitons.
Cette forme de ségrégation, qui dresse des barrières invisibles entre les peuples, et a divisé l'humanité en des centaines de races, fait également partie de nos activités journalières. Le statut social qui forme les systèmes de caste, et l'ambition démesurée qui crée les inégalités sociales, sont des formes subtiles de ségrégation. Ces contraintes, jointes à l'imprévisibilité des relations personnelles entre individus, et aux nombreux problèmes qu'elles suscitent, sont quelquefois plus qu'un individu peut supporter. Elles sont malheureusement la cause des nombreux divorces, séparations, meurtres et suicides qui vont se multipliant, à mesure que nous approchons de cette fin de siècle
Et cet état de choses existait aussi au temps de Jésus, alors qu'il y avait des troubles et de l'agitation sociale, et que la Judée, la Palestine et la Samarie étaient sous la domination romaine. Le peuple était surchargé de taxes, et de nombreux citoyens se retrouvaient sans emploi et sans subsistance. Et il y avait, bien sûr, des querelles parmi les Juifs concernant leur allégeance à Rome, car de nombreux citoyens et membres du Sanhédrin étaient sur une base plus qu'amicale avec le conquérant. En ce temps-là, comme de nos jours, le statut social était très important, et certains étaient prêts à faire toutes les concessions, tant et aussi longtemps que cela leur permettait de maintenir, ou d'élever, le train de vie auquel ils étaient accoutumés. Il y avait, tout comme aujourd'hui, des violeurs, des meurtriers, des profiteurs et des hommes d'affaires véreux. Les voleurs de grand chemin s'en donnaient à coeur-joie, et les caravanes tombaient souvent dans leurs embuscades. Les lapidations et les crucifixions attiraient toujours la même foule de curieux avides de sang, d'os brisés et de sensations fortes. Et comme ça se passe encore de nos jours, la plupart de ces gens fréquentaient le temple, payaient la dîme, et assistaient aux diverses cérémonies religieuses. Se trouvant purs aux yeux de Dieu et des hommes, ils regardaient de haut les publicains qui se cachaient derrière les colonnes du temple pour rendre hommage à leur Dieu, et ils n'hésitaient pas à lapider, ou crucifier, quiconque allait à l'encontre des lois et des rites religieux de leurs livres sacrés.
De leur côté, les conquérants ne valaient pas mieux. La chute de l'empire Romain ne surprit aucunement tous ceux qui avaient été témoin de l'égoïsme, de la cruauté et de la dépravation de la classe riche, qui se gavait dans des orgies sans fin, et assistait au martyr des chrétiens dans les arènes, applaudissant la mise à mort comme si c'était une simple course de chars. Ils n'étaient plus les gardiens de leurs frères et soeurs. Ils en étaient les bourreaux, et ils s'en réjouissaient.
En l'an 64 de notre ère, Néron, l'empereur pyromane, pouvait brûler Rome à son gré, alors que son entourage ne faisait pas un seul geste pour l'arrêter, le laissant même accuser les chrétiens de ce crime, et les persécuter de la manière la plus abominable. Comme l'histoire le rapporte, une révolte s'ensuivit et le tyran, se doutant du sort qu'on lui préparait, choisit la solution la plus facile et décida de mettre fin à ses jours.
Les jours de l'Inquisition ont laissé leur marque indélébile dans toute la chrétienté. L'intolérance et la cruauté de l'Église envers ceux qui résistaient à son emprise, et l'acharnement qu'elle a montré à poursuivre ceux qu'elle appelait 'incroyants' ou 'infidèles', a détruit à jamais sa crédibilité. La leçon n'a malheureusement pas porté fruit, et l'intolérance d'autrefois se manifeste encore aujourd'hui. Même si l'Eglise n'a plus recours à la torture pour mâter les dissidents, il lui reste encore l'excommunication. La torture morale, que doivent endurer tous ceux qui sont sous son emprise et se trouvent contraints de défier ses lois, est encore plus préjudiciable à l'esprit humain que toutes les tortures endurées durant les sombres jours de l'Inquisition.
Pour tous ceux qui ont connu la deuxième Grande Guerre, Hitler est devenu le symbole du mal, et le peuple Allemand, qui avait encouragé ses rêves de conquête, découvrit, mais un peu tard, qu'il avait déclenché les sept plaies d'Egypte sur son infortuné pays. Le massacre de millions de juifs, qui devait, selon le dictateur et ses acolytes, purifier le sang germanique et créer une nouvelle race aryenne, fut le projet le plus ignoble qu'un pays puisse entreprendre. Ce projet fut rendu possible, à cause de l'indifférence et de l'apathie du peuple allemand, et des autres nations du monde, qui ne décidèrent de venir à la rescousse, que lorsqu'il fut trop tard pour éviter l'holocauste. Si le reste du monde avait soulevé un tollé de protestations, comme on l'a fait contre l'apartheid d'Afrique du Sud, et contre l'Irak, lors de l'envahissement du Koweit, le peuple allemand serait sorti de sa léthargie, et aurait démis de ses fonctions le chef dément et ses dévoués partisans, avant qu'il soit trop tard.
Et maintenant le peuple juif, ou, du moins, une grande partie d'entre eux, sont retournés vivre dans le pays de leurs ancêtres. Toutefois, ils n'ont pas appris les dures leçons de l'holocauste, et nous les retrouvons maintenant dans un état de guerre constant. Israel ressent encore, et très profondément, le massacre de son peuple durant la Deuxième Grande Guerre. Pourtant, même s'il est vrai qu'on leur rend la pareille, ils n'ont pas hésité, il n'y a pas si longtemps, à détruire un village palestinien, et à massacrer ses habitants. Bien entendu, les Palestiniens en ont fait tout autant, et, même s'ils ont obtenu une certaine autonomie, il existe encore, parmi les Juifs, les Palestiniens, et dans les pays arabes, certaines factions dont la haine transcende les âges, et qui ne pensent qu'à se venger du mal qu'on leur a fait dans un passé dont ils ont conservé la mémoire karmique.
Que l'on massacre six, ou six millions d'êtres humains, le crime demeure le même. Il est vrai que, comparé à l'holocauste, l'impact physique est moindre, mais, aux yeux de Dieu, un seul de Ses enfants est aussi important que six millions d'entre eux, car nous sommes tous, individuellement, une partie intrinsèque de Sa Force Créatrice.
Même après quarante-cinq ans, Israel et certains autres pays du monde, poursuivent encore les criminels de guerre, dans ce qu'ils appellent un esprit de 'justice'. Mais Dieu n'est pas dupe, et la vérité, c'est que le peuple Juif ne peut 'pardonner à ceux qui les ont offensés.' Et tout comme aux temps bibliques, ils se retrouvent encore, après des millénaires, en conflit avec leurs voisins. Il en sera ainsi, jusqu'au temps où ils pourront trouver, au fond d'eux-mêmes, la force de pardonner, et de faire aux autres, ce qu'ils voudraient qu'on leur fit à eux-mêmes. Et, bien sûr, ils ne sont pas seuls à agir de cette façon, et le même conseil s'adresse tout aussi bien aux pays arabes qu'à tous les autres pays qui sèment la guerre et la destruction de par le monde.
Le conflit du Moyen-Orient ne s'est pas terminé avec la libération du Koweit et la défaite de l'Irak, et la guerre sainte de Saddam ne s'est pas éteinte avec le dernier missile Scud. La révolte gronde toujours dans le monde arabe, et la récente frappe américaine risque d'enflammer, une fois de plus, une région qui n'a pas connu la paix depuis des décennies.
Les guerres de religions sont les plus abjectes qui soient, car les protagonistes se présentent comme les défenseurs de la foi , alors que, en réalité, ils ne font que défendre leurs principes erronés, leur ignorance, et leur fausse perception de la Divinité. Sous le couvert de la religion, et, soi-disant pour défendre leur Dieu, ils se dressent les uns contre les autres depuis des générations, et ce génocide réciproque continuera, tant et aussi longtemps qu'ils n'auront pas compris, que nous avons tous le même Père, et que nous sommes tous, à titre égal, les enfants de Dieu.
Toutes les grandes religions du monde ont commis le péché d'orgueil, et leur plus grande erreur fut de se croire, individuellement, l'unique source de vérité, et seule intermédiaire de Dieu sur terre, alors que l'être humain est son propre intermédiaire et sa propre voie de salut. Leur obstination à défendre la foi, et le fanatisme des fidèles à suivre la lettre de la loi et tout ce qu'on retrouve dans les écrits 'sacrés'de la chrétienté, de l'Islam, et autres religions du monde, démontrent jusqu'à quel point l'humanité a perdu contact avec son Créateur, et combien profonde est son ignorance des lois divines. La condamnation à mort d'un écrivain par un groupe fanatique, sous le prétexte qu'il a blasphémé leur Dieu, ne fait que mettre en lumière le danger du dogmatisme et de l'orthodoxie, qui placent les écrits sacrés et les lois religieuses au-dessus de la liberté d'expression et de la Divinité de l'être humain.
La doctrine de Gandhi, selon laquelle l'amour, la charité et la non-violence, doivent être le principe directeur de l'humanité, est le seul moyen de mettre fin à tous ces conflits et ces guerres qui se déroulent partout dans le monde, car, si vous tendez l'autre joue, et refusez de faire le jeu de l'adversaire, vous faites disparaître l'arme la plus puissante, votre propre antagonisme. Jésus a propagé cet enseignement durant tout son ministère, et il l'a exemplifié lorsque, dans le jardin des oliviers, il défendit à ses disciples de se servir des armes pour le défendre, et replaça l'oreille du soldat que l'un des leurs venait de blesser.
En dépit des récents événements entre l'est et l'ouest, et d'une baisse de la tension entre les deux grandes puissances, la guerre froide n'est pas terminée pour autant. Il y a eu, bien sûr, des pourparlers sur le désarmement, et des traités ont été signés, mais la violence attire la violence, et il n'y aura de véritable paix sur terre, que lorsque toutes les armes auront été déposées et détruites.
Nous sommes confrontés avec les puissances du mal et la complexité d'un système de société, qui ne reconnaît pas les véritables valeurs de la vie. La guerre est devenue une source extrêmement lucrative de revenus, et sous le prétexte du patriotisme, nous dépensons des sommes fabuleuses pour les armements, alors que cet argent pourrait servir à entreprendre une guerre écologique qui ferait disparaître la pollution, et rendrait la nature à son état originel. Ces sommes pourraient également servir à établir un système de justice sociale, où tous auraient un logement décent et de quoi manger, un système de justice où chacun ferait sa part pour la communauté dans laquelle il vit. La dynamique de l'amour est telle que lorsqu'un pays vit dans l'amour, la paix, et l'harmonie, ce pays est entouré d'un écran protecteur plus puissant que tous les missiles, et plus effectif que toutes les armées du monde. Ce n'est pas une utopie, c'est l'accomplissement d'une loi naturelle que l'être humain a tout simplement oubliée.
Par ailleurs, il est malheureux de constater que le sort de la planète est entre les mains des grandes puissances mondiales, et que le maintien de la paix ne repose que sur le nombre de missiles et d'ogives nucléaires que ces pays possèdent. Lors d'une campagne électorale américaine, il n'a pas si longtemps, un des candidats à la présidence vantait les mérites des armes, et la nécessité d'avoir un imposant système de défense. Comment peut-on parler de paix le fusil à la main, et comment peut-on demander aux autres pays de déposer leurs armes, si nous sommes incapables de faire de même. La vente d'armes est une pratique extrêmement dangereuse. Loin de contribuer à la paix dans le monde, les fabricants d'armes et de munitions ne font qu'augmenter la négativité de la planète, et l'humanité dort paisiblement sur un baril de poudre qui peut exploser à tout instant.
Afin de maintenir les liens diplomatiques et les échanges commerciaux avec les autres pays, nous leur vendons les armes qui serviront à détruire un autre pays, et rien ne garantit que ce pays ne sera pas le nôtre. Doit-on blâmer une personne, ou un groupe de personnes en particulier? Le fait est que nous sommes tous à blâmer, car le coeur de l'Amérique, et du reste du monde, bat au rythme du matérialisme et de l'égoïsme, et nous en sommes au point, où l'attrait de l'argent et du profit est plus fort que l'amour et la fraternité entre les humains.
Dans une perspective beaucoup plus vaste du processus évolutif de la vie, l'humanité aurait dû profiter des leçons du passé, de toutes ces guerres inutiles qui ne règlent jamais rien, se souvenant seulement que de telles atrocités ne devraient jamais se répéter. Nous avons vécu de nombreuses fois sur cette planète, et notre présente incarnation est la preuve même que nous avons encore des leçons à apprendre et des erreurs à corriger. Nous avons fait partie des nombreuses humanités qui se sont réincarnées au cours des siècles, et nous avons été les instigateurs et les protagonistes de plus d'un conflit. Certains d'entre nous ont participé aux croisades, où l'on massacrait ceux qu'on appelle les infidèles. D'autres ont pris part aux nombreuses inquisitions, où l'on torturait tous ceux qui ne suivaient pas les directives de l'Église, et, enfin, nombreux sont ceux de la présente jeune génération, qui ont participé à la montée hitlérienne, et fait périr des millions de juifs dans les chambres à gaz et les camps de concentration de l'Allemagne nazie.
La guerre et les armes n'ont jamais réglé les problèmes fondamentaux de l'humanité, ces 'péchés' capitaux d'orgueil, d'envie, de luxure, d'avarice, de colère, de gourmandise, de paresse, et le plus abominable de tous, l'intolérance. Tant que ces limitations ne seront pas surmontées, il y aura des guerres, des désordres et des famines à travers le monde. C'est l'éternel combat du bien et du mal. C'est le désir de posséder toujours davantage, car l'humanité n'a pas encore compris que toutes les richesses du monde ne sont rien, comparées à l'abondance qui jaillit, éternellement, de l'inépuisable réserve de notre Dieu intérieur.
Je suppose que le tout a commencé, lorsque les premiers hommes des cavernes coupèrent leur premier gourdin pour chasser, et se retrouvèrent soudain les uns en face des autres, se cognant sur la tête et engageant le premier combat dans l'histoire de l'humanité. Fruit de l'égoïsme et de l'intolérance humaine, cet antagonisme s'est perpétué à travers les âges, et si l'instinct guerrier de l'homme a trouvé un exutoire naturel dans la guerre, il en a trouvé un beaucoup plus subtil dans le monde animal. Et cela est encore plus évident de nos jours, alors que la chasse, qui n'est plus une nécessité de vie, est devenue un sport extrêmement lucratif. Le plaisir évident qu'éprouvent certains chasseurs à l'affût, laisse transparaître le véritable motif de l'expédition, qui est, plus souvent qu'autrement, un voyage de relaxation, et l'occasion de montrer leur habileté dans le maniement des armes. Bien sûr, il est toujours dangereux de généraliser, et il est possible, que certains chassent tout simplement pour se procurer de la viande sauvage. Mais la plupart des chasseurs feraient bien de reconsidérer leurs idéaux de vie, en se demandant si leur instinct guerrier, plutôt que celui de pourvoyeur, n'est pas à l'origine de leur attrait pour un sport aussi cruel et inutile. Et ce n'est certes pas une question d'économie, car une livre de viande sauvage coûte, certainement, dix fois plus cher, que celle qui nous vient du boucher.
Les chasses-à-courre de la noblesse et des riches propriétaires terriens, sont encore plus cruelles, car la victime est choisie à l'avance, et on lance les chiens à la poursuite de l'animal, avant de lui donner le coup de grâce. C'est l'un des pièges du matérialisme, qui fait que le développement et le progrès nous éloignent graduellement de la nature, et, loin de nous faire comprendre le principe évolutif et la corrélation qui existe entre l'être humain et l'animal, ils ont fait de nous des êtres égoïstes et sans pitié.
En plus d'être un sport cruel, la chasse favorise la prolifération d'armes dangereuses, et elle sert d'excuse pour garder à la maison toutes sortes de fusils, de pistolets et d'armes automatiques. Le seul fait que ces armes sont à portée de la main, constitue un danger pour l'entourage, et les nombreuses querelles de ménage qui se terminent par un drame sanglant, sont la conséquence directe de cette prolifération. Il est facile de se procurer un revolver, ou un fusil, dans une armurerie, ou sur le marché noir. Un esprit dérangé peut facilement se procurer une arme, et la retourner contre lui ou la société, et cette lacune dans notre système de justice, est la cause première des massacres et des hécatombes qui sèment la douleur et la consternation de par le monde. Même si c'est un début, le strict contrôle des armes n'est pas suffisant . Seule, l'élimination totale pourra mettre un frein à la guerre et au crime, et instaurer une paix durable à travers le monde.
Talonnés qu'ils sont par un puissant lobbying, les gouvernements préfèrent demeurer sur le statu quo. Prétextant qu'il ne faut pas pénaliser ceux qui ont 'le droit' de posséder une arme, ils ont passé une loi pour le contrôle des armes, ce qui signifie, en somme, que ceux qui tueront avec ces armes seront désormais enregistrés. C'est une bien piètre excuse, et cela démontre, jusqu'à quel point certains segments de la société, peuvent manipuler et contrôler cette même société et le gouvernement qui la dirige. Tout individu qui possède une arme devient une menace potentielle pour son voisin, car, s'il est aujourd'hui un citoyen calme, sain d'esprit et respectueux des lois, rien ne prouve qu'il en sera toujours ainsi. Si un individu peut abattre froidement un animal sans défense, il peut très bien, dans un accès de colère, ou de folie, et parce que le maniement d'une arme lui est familier, devenir une menace pour son entourage.
Cela ne veut pas dire, que tous ceux qui possèdent une arme sont des criminels en puissance. Cependant, le fait de devenir chasseur, leur permet de donner libre cours à des instincts guerriers, qui pourraient un jour s'extérioriser d'une autre façon, et se déchaîner contre d'autres in,dividus. De toutes façons, la chasse n'est pas une nécessité de vie. Les supermarchés regorgent de viandes de toutes sortes, et il y en a pour tous les goûts.
Personne n'a 'le droit' de posséder un fusil ou un revolver, car ce sont des armes offensives qui peuvent causer la mort, et la loi divine nous demande de respecter la vie d'autrui: "Tu ne tueras point." Loin d'être un reflet de la loi divine, les lois des hommes sont plutôt le reflet de nos peurs, de nos doutes et de nos conceptions erronées de la vie.
Il n'y a pas si longtemps, l'Ecole Polytechnique de Montréal, fut la scène du massacre inutile de quatorze étudiantes, qui furent sauvagement abattues par un jeune détraqué. Tout récemment, l'Université Concordia a, aussi, été la scène d'un autre massacre, où trois professeurs ont été tués à bout portant par un autre professeur qui se sentait lésé dans ses droits. Dans le cas du massacre de Polytechnique, il y eut, bien entendu, une levée de boucliers, et la foule usuelle de curieux s'est précipitée pour rendre un dernier hommage aux victimes. De nombreuses pétitions furent signées pour un contrôle plus sévère des armes, mais en dépit de la publicité qui a entouré cette affaire, et des nombreuses protestations qui ont suivi, le gouvernement a fait la sourde oreille, prétextant que c'était plus compliqué qu'on ne le croit, qu'il y avait des intérêts en jeu, et des droits qu'il faut respecter, comme si une personne pouvait acquérir le droit de devenir une menace pour les autres . De toutes façons, l'histoire s'arrêta là, et après quelques semaines, la vie reprit son cours normal et on n'en entendit plus parler. Comme on s'habitue à tout, le massacre de Concordia fit la une des journaux pendant quelques jours, et l'affaire en resta là.. Les choses ne sont pas différentes chez nos voisins du Sud, et les tueries sanglantes qui font régulièrement la une des journaux américains, ne sont pas suffisantes pour attirer l'attention du gouvernement.
En politique, le lobbying des grosses compagnies est une arme puissante, et leur masse salariale, un argument de poids. Ceci, ajouté au fait que nos politiciens manquent de courage et de détermination pour prendre les décisions qui s'imposent, peut retarder l'adoption d'une loi durant des années, car le but principal de nos gouvernements est de demeurer au pouvoir et ne pas compromettre la prochaine élection. Même si le lobbying est une force avec laquelle il faut compter, c'est l'indifférence et l'inconscience de la population qui est le principal obstacle, et qui permet qu'un tel état de choses existe. Le massacre de l'Ecole Polytechnique, et celui de Concordia, ne sont que deux exemples parmi tant d'autres, et toutes les grandes villes du monde sont la scène de tels carnages. Il n'existe pas de lieux qui soient à l'abri des vibrations négatives qui ont envahi notre planète, et la guerre et les conflits de toutes sortes qui ne cessent de se multiplier partout dans le monde, sont la juste rétribution des erreurs d'une humanité qui a oublié le sens de l'amour et de la fraternité entre les peuples.
Les corridas sont un vestige des jeux romains du passé, où les gladiateurs combattaient jusqu'à ce que mort s'ensuive, et où les chrétiens étaient jetés en pâture aux lions pour divertir des spectateurs assoiffés de sang. Le 'Ave César! Ceux qui vont mourir te saluent!' du pass&e'cute;, a disparu, pour être remplacé par le 'Olé! Olé!" des combats de taureaux, mais c'est toujours la même foule de spectateurs assoiffés de sang, qui se réjouissent du martyr de l'innocent. Même si ces jeux font partie des moeurs et coutumes espagnoles depuis des générations, ceux qui y assistent apprendront, tôt ou tard, à faire aux autres (et même aux animaux,) ce qu'ils voudraient qu'on leur fasse à eux-mêmes.
La nature guerrière de l'homme a toujours prévalu à travers les siècles, mais celui-ci arrive à une croisée des chemins, où il devra freiner ses instincts meurtriers, ou subir les conséquences de sa propre cruauté, car, en tentant de détruire les autres, l'homme se détruit lui-même. C'est, maintenant, à son tour, de subir les foudres de son Dieu intérieur et de la nature. Tous ceux qui terrorisent et massacrent leurs frères et soeurs du monde, et qui polluent l'atmosphère au point que la terre n'est plus vivable, devront faire amende honorable avant qu'il soit trop tard, car ils ne pourront résister à la force vibratoire de la nouvelle humanité, et ils disparaîtront comme les dinosaures et autres espèces animales des civilisations passées.
Dans ¨La Vie des Maîtres, par Baird T. Spalding, nous lisons ces mots (traduction de l'auteur):
"Observée superficiellement, la nature semble avoir donné à la brute la force, l'avidité et la capacité de verser le sang des animaux plus faibles, mais prenez note des simples faits suivants, qui ont pu échapper à votre attention. Il y a beaucoup plus de moutons que de lions dans le monde. Ce n'est pas un accident. La nature ne fait pas les choses à l'aveuglette. La nature est Dieu à l'oeuvre, et Dieu ne disperse pas inutilement son Énergie, non plus qu'Il ne rate ses créations. Cela ne vous paraît-il pas étrange que dans le creuset des forces primitives de la nature, le lion n'a commencé à manger le mouton, que lorsque que l'homme est apparu sur terre. Le mouton a littéralement fait disparaître le lion dans la lutte pour la survie... Le lion et les autres animaux, dont l'instinct est de tuer, s'en vont disparaissant. Il n'y a pas d'exception à cette sentence d'extinction, prononcée, par la loi immuable de la nature, contre tous les animaux de proie. La nature agit selon une justice impartiale, et, de par la loi de l'univers, l'agresseur engage un combat perdu d'avance. Il en était, et en sera toujours ainsi, qu'il s'agisse de l'animal, de l'animal-homme, dans la forêt ou la cité, maintenant et à jamais. Le lion est vaincu. Il est vaincu lorsqu'il gagne, et il meurt lorsqu'il tue. De par la nature même des choses, il mange sa propre chair, lorsqu'il dévore la chair chaude du mouton qu'il a ravi au troupeau. Lorsque le premier lion pose sa puissante patte sur sa proie, et, qu'à travers ses mâchoires sanglantes, il rugit de plaisir, il chante, non pas la mort de l'animal, sans défense, qu'il est en train de manger, nais bien plutôt l'hymne funéraire de sa propre race. La brutalité est un faible point de ralliement. Les lions ne forment pas de troupeau. Les ours ne se tiennent pas en groupe. Les brutes, parmi les hommes, se tiennent en petit groupe, et se battent, les uns contre les autres. Parmi les hommes et les bêtes, la sauvagerie se retourne contre sa propre espèce, et elle constitue une source de faiblesse. Dans l'analogie des choses, les bêtes sauvages doivent disparaître. Aucun grand soldat n'a jamais vraiment conquis quoi que ce soit. Ses victoires ne sont qu'illusions. Les empires militaires, qui ne se maintiennent que par les armes, sont voués à l'échec. En dernier ressort, les soldats doivent répudier la force, et s'en remettre à la justice et la raison, ou leurs empires s'écroulent. La bête de proie, animale ou humaine, est solitaire, désespérée et sans appui, irrévocablement condamnée, car la douceur est la force véritable. La douceur est le lion, avec tous les attributs du lion, mais sans le goût du sang. Et lentement, toute vie se range sous sa bienveillante domination. L'homme se fait, ou se détruit, lui-même. Dans l'armurerie de ses pensées, il forge les outils dont il se sert, pour se construire une demeure céleste de joie, de force et de paix. Par un choix judicieux et une application positive de la pensée, l'homme accède à la Perfection Divine, alors que l'abus et une application négative de la pensée le ramènent au niveau de la bête. Entre ces deux extrêmes se retrouvent toutes les formes du caractère humain, et l'homme est leur créateur et leur maître."
Ce sont là les paroles des Maîtres d'Extrême-Orient, et, même si elles furent prononcées vers la fin du siècle dernier, leur sagesse transcende le temps et l'espace. Ce n'est pas notre objectif de citer un auteur de manière aussi intensive, mais cet extrait exemplifie tellement bien ce que nous avons tenté d'expliquer, qu'il ne pouvait que se retrouver dans ce chapitre. Les guerres et les conflits de toutes sortes sont des abominations. Ils sont inutiles, sans valeur réelle, et ils sont contraires aux lois universelles d'Ordre, de Balance, d'Harmonie, de Croissance, de Perception Divine, d'Amour et de Compassion.
La ségrégation est une forme de terrorisme mental qui cause encore plus de dommages que la guerre des armes, où s'entre-tuent les bébés-âmes de cette génération. L'apartheid d'Afrique du Sud, qui n'est pas encore une chose du passé dans le coeur de nombreux Sud-Africains blancs, fut un bon exemple de l'intolérance d'un peuple qui n'est pas plus mauvais qu'un autre, mais qui craint l'émergence d'une domination politique noire, aidé en cela par les profiteurs qui ont intérêt à garder à l'écart, et sous leur joug, une main-d'oeuvre aussi peu coûteuse.
La loi de cause et d'effet est immuable, et il y a, dans tout ceci, une leçon, et pour les blancs, et pour les noirs. Ce sont les liens karmiques de vies passées, qui refont surface dans la vie présente, car, tous, nous avons vécu en des temps où les rôles étaient inversés, et le noir qui travaille aujourd'hui dans les mines d'Afrique, était peut-être le blanc qui parcourait autrefois cette même Afrique, en quête d'esclaves, qu'il revendait ensuite dans les divers marchés du monde. Un tel mépris de l'être humain est indigne des enfants de Dieu que nous sommes, et, en tant que peuple, nous sommes responsables d'un état de choses qui dure depuis des millénaires. La ségrégation, qui se fait ouvertement en Afrique du Sud, existe aussi dans toutes les parties du monde. Toutefois, elle est plus subtile et, même si la loi semble être du côté des opprimés, il est extrêmement difficile de déraciner la bigoterie et l'intolérance du coeur de l'être humain. Nous sommes fils et filles du même Père, et nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu.
Tel que prédit par le diagnostiqueur psychique, Edgar Cayce, il y a de cela quarante-cinq ans, la Russie et ses pays satellites se sont éveillés de leur léthargie. Un souffle de démocratie a balayé l'U.R.S.S. Celle-ci fait maintenant l'expérience du capitalisme, mais il semble que tous ces pays éprouvent une croissante difficulté à survivre dans un régime qui devait les sortir de leur misère. Les enfants d'hier ont gravi un autre échelon sur la voie de la spiritualité. L'idéologie communiste n'a jamais pleinement satisfait le peuple russe et ses pays satellites, car elle avait dégénéré en un système de caste. Et, s'il est vrai que tous avaient accès au logement, à la nourriture et aux biens matériels, la qualité et la quantité de ces services étaient dépendants du statut, et de la place qu'une personne occupait dans le parti et la communauté. Il en était de même des hôpitaux, dont la qualité des soins, et la disponibilité, augmentaient à mesure que l'on gravissait les échelons de la société. Ce n'est, certes pas, là, ce qu'on peut appeler une véritable justice sociale, et la société sans classe (socialisme), élaborée par Karl Marx, était devenue un système de caste contrôlé par un état policier. Et c'est pourquoi, certaines de ces républiques se retrouvent aujourd'hui dans un tel état de pauvreté, de décadence, et, encore une fois, de guerre.
Le système communiste a été une leçon pour les russes, tout comme le capitalisme a été une leçon pour les pays de l'ouest, car ces deux systèmes sont dépourvus des qualités fondamentales d'un véritable peuple de Dieu, c'est-à-dire, l'amour, la charité et la fraternité entre les êtres humains.
Le système capitaliste s'est rendu à l'autre extrême, et le fossé entre riches et pauvres s'est élargi à tel point, que les démocraties occidentales ont perdu le contrôle de leur économie. Il y a une limite à l'absurdité, et il est difficile d'avoir une économie stable, lorsque tout l'argent se retrouve entre les mains d'un petit groupe qui ne pense qu'à s'enrichir.
En fait, aucun de ces systèmes n'a fonctionné, parce que tout changement se fait de l'intérieur, et ce n'est que lorsque l'humanité comprendra que nous sommes tous frères et soeurs et enfants d'un même Père, que nous pourrons instaurer une véritable démocratie à travers le monde.
La démocratie est la véritable forme de vie pour toute l'humanité. Même s'il est vrai que l'Amérique est une terre d'opportunité, et qu'on peut y devenir millionnaire du jour au lendemain, un concept aussi enfantin et limité, ne rencontre pas les normes qui la distingueraient en tant que véritable démocratie spirituelle. Et ceci ne sera possible, que lorsque nous deviendrons véritablement les gardiens de nos frères et soeurs de la terre. Cela signifie que nous les laissons libres d'exprimer leurs croyances, que nous ne jugeons pas leur comportement, ou leur manière de vivre, et, qu'en aucun cas, nous ne contribuons à élargir le fossé entre riches et pauvres; que, à la fin d'une journée de travail, tous et chacun reçoivent, non pas les miettes qui tombent de la table, mais un salaire juste et raisonnable, afin que la pauvreté et la famine disparaissent de la surface de la terre. C'est ça, la véritable démocratie, et tant et aussi longtemps que ce rêve ne sera pas réalisé, nos modes de vie ne sont qu'une moquerie, et nous sommes les pharisiens de cette génération.
Même si les enfants que nous étions ont gravi les échelons qui mènent à la démocratie, nous sommes loin d'être un véritable peuple de Dieu. Nous vivons toujours au rythme du matérialisme, et nous sommes encore égoïstes et intolérants. Nous refusons de comprendre que la véritable démocratie ne se limite pas à la liberté de presse et de parole, et que, dans une perspective cosmique de la vie, elle embrasse toutes les formes d'expression de ce monde tridimensionnel que nous habitons.
Et pourtant, nous sommes fortunés de vivre sur ce continent. L'Amérique représente vraiment la Terre Promise pour tous ceux qui s'enfuient de leur pays, et cherchent un endroit où ils pourront vivre dans la paix et l'harmonie. Nous avons tout ce qui est nécessaire pour créer une société juste: un sol riche, une technologie de pointe, une main-d'oeuvre experte, et, surtout, la liberté d'expression. La cupidité, l'égoïsme et l'intolérance sont les seuls obstacles qui nous barrent la route, et, une fois ces obstacles franchis, nous serons en mesure de créer cette société juste, où tous pourront vivre dans la paix et l'harmonie. Tout ceci, bien sûr, ne sera possible, que lorsque nous deviendrons véritablement les gardiens de nos frères et soeurs de la terre.
Lorsque l'idée de profit prit forme en l'esprit humain, et que l'argent devint un moyen d'échange universel, la cupidité fit son apparition. Elle entraîna dans son sillage les autres péchés (erreurs) capitaux, donnant ainsi naissance aux classes et aux disparités sociales. L'argent fait partie de nos vies depuis des millénaires, et il sera extrêmement difficile de l'effacer de notre conscience collective.
Au nom de la cupidité, le salaire minimum est maintenu à un niveau qui se situe bien en deçà du seuil de la pauvreté, et on augmente les prix pour toutes sortes de raisons, grèves, conditions atmosphériques, sécheresse, manque de matières premières, ou toutes autres excuses, qui serviront à gonfler les coffres des compagnies.
Au nom de la cupidité, le monde du divertissement est devenu la corne d'abondance, pour tous ceux qui ont oublié, que, plus ils ont, plus ils deviennent les gardiens de leurs frères et soeurs.
Au nom de la cupidité, on amasse des fortunes colossales, et on accumule les biens, les automobiles et les propriétés , dans le seul but de flatter l'ego et de montrer aux autres qu'on est 'arrivé'.
Au nom de la cupidité, le monde des affaires est devenu une machine à faire de l'argent, une machine sans coeur, sans pitié, et toujours prête à écraser ceux qui tentent de lui barrer la route.
Au nom de la cupidité, les investisseurs profitent de la haute technologie informatique pour déséquilibrer le marché des changes et de la bourse, causant parfois la faillite des compagnies et la ruine des petits investisseurs.
Au nom de la cupidité, on achète de grosses compagnies, et on fusionne des conglomérats, sans se soucier du danger de démantèlement que ces transactions représentent, et des nombreuses pertes d'emplois qui s'ensuivent.
Et la liste peut s'allonger indéfiniment, car la cupidité est un rapace insatiable, qui ronge les coeurs, aussi bien que les corps de ceux qui tombent sous son pouvoir dévastateur.
Notre progrès social, économique et technologique, est viable, tant et aussi longtemps, que nous gardons à l'esprit, l'idée que ce progrès et cette technologie doivent servir au bien-être des gens. La cause ne vient pas de l'extérieur, et c'est dans le coeur de l'être humain qu'on peut retracer la source de toutes les calamités qui perturbent et affligent la planète à cette période cruciale dans l'histoire de l'humanité. On ne peut en imputer la cause à Dieu, car ce Dieu est à l'intérieur de nous, dans le temple de notre corps. Ce Dieu ne punit jamais Ses enfants, sachant, fort bien, que l'homme se punit lui-même, et que l'âpreté de la vie sur terre, vient sans cesse lui rappeler, qu'il récolte ce qu'il a semé. C'est la loi de karma, la justice de cause et d'effet, et cette loi est le maître d'oeuvre de toutes nos expériences terrestres. Nous sommes sur cette terre pour faire l'expérience de la matérialité, et c'est à travers notre progrès spirituel, tout aussi bien que nos découvertes scientifiques et technologiques, que nous en viendrons à découvrir notre véritable nature de fils et filles de Dieu.
Parce que l'être humain, recherche le bonheur dans la jouissance et la possession des biens matériels, il est devenu un monstre d'égoïsme et d'intolérance. La cupidité, et le désir de posséder toujours davantage, lui ont fait oublier sa véritable mission terrestre, et ils constituent le pire obstacle à l'éclosion d'une véritable spiritualité dans le monde. En fait, en dépit des progrès que nous avons fait durant les dernières décennies, les sans-foyer cherchent toujours un endroit pour dormir, les hôpitaux sont débordés, les malades doivent attendre leur tour pour recevoir des soins, et les vieillards s'entassent dans les corridors d'hôpitaux. Les pauvres s'appauvrissent de jour en jour, les riches deviennent de plus en plus riches, et il y a des grèves et des fermetures d'usine à longueur d'année. Et tout ça, au nom du profit et de la cupidité humaine. Il y a des centaines de mille jeunes de toutes races, qui languissent dans les prisons, et beaucoup d'entre eux sont là, tout simplement parce qu'ils n'ont pu trouver un emploi décent, ou une oreille attentive, qui les aiderait à surmonter leurs difficultés. Cette situation se retrouve dans tous les pays du monde, et elle est le véritable cancer qui ronge notre société. Il existe certainement un moyen de réhabiliter tous ces jeunes, car, que nous le voulions ou non, ils formeront la société adulte de demain.
Riches et pauvres sont, en fait, dans le même bateau: le pauvre doit apprendre à partager le peu qu'il a, et le riche doit se servir de sa richesse pour améliorer le niveau de vie de ceux qui travaillent pour lui, et créer ainsi un monde meilleur. Ce sont là deux rôles tout aussi importants, et le choix de l'un ou de l'autre, est fait en fonction des leçons que l'individu doit apprendre, et des erreurs qu'il doit corriger. Jésus n'a-t-il pas dit: Attention! Gardez-vous de toute avidité; ce n'est pas du fait qu'un homme est riche qu'il a sa vie garantie par ses biens. (Luc 12) Ce n'est pas la chance, l'accident, ou la coïncidence, qui nous place dans une situation de privation, ou d'abondance. C'est la loi de cause et d'effet, qui nous permet ainsi de rétablir l'équilibre, en nous-mêmes, et dans le monde que nous habitons.
Le bien-être social peut nous apparaître comme un geste généreux envers les membres les plus pauvres de la société, mais il est un signe certain que nous avons failli dans notre tâche terrestre, et que nous refusons de reconnaître le besoin, conscient ou inconscient, de l'être humain, de vivre sa vie dans la dignité et le respect des autres. Vivre aux crochets de la société, n'est certes pas, pour le bénéficiaire, le meilleur moyen d'accomplir sa mission terrestre. Une fois intégré dans le système, le désir de s'en sortir, et de faire quelque chose de sa vie, s'estompe graduellement. La fierté de l'être fait place à la résignation et à la dépendance économique, et il s'habitue peu à peu à ce nouveau mode de vie.
Parce que nous sommes incapables de créer des emplois, qui rendraient inutile un tel recours, et atténueraient le fardeau fiscal de la classe ouvrière qui doit assumer presque la totalité du coût de ce système de justice sociale, nous avons choisi la voie la plus facile, préférant calmer la faim et la colère de ceux qui sont dans le besoin avec juste assez d'argent pour survivre, plutôt que de créer une nouvelle société où chacun aurait un emploi, un toit sur la tête, et du pain sur la table tous les jours.
Tel que pratiqué aujourd'hui, le bien-être social est la forme de charité la plus dégradante qui soit. Dépendre totalement de la société n'a rien de valorisant et, seuls, ceux qui sont incapables de travailler, devraient avoir accès à ce système de rémunération et de justice sociale. Même ceux que l'on appelle, et parfois à tort, 'handicapés' devraient être intégrés au marché du travail (ce qui, par ailleurs, est leur désir le plus ardent), et au lieu de ramasser des fonds qui tombent plus que souvent dans de mauvaises mains, nous devrions leur donner les outils qui leur permettront de devenir des membres à part entière de la société. Ce serait de l'argent bien placé, et c'est beaucoup mieux qu'un système de bien-être social qui ne fait que colmater les trous, alors que le mur est en train de s'écrouler.
Toutes les personnes seules (foyers monoparentaux) qui élèvent un, ou des, enfants, devraient être en mesure de recevoir, de l'Etat, un montant raisonnable, non sous forme de charité, mais en tant que salaire bien mérité. Elever et éduquer un, deux, et trois enfants ou plus, est un travail à plein temps, et devrait être considéré comme tel. Une société qui se dit civilisée et évoluée, devrait voir à ce que tous les enfants reçoivent une éducation adéquate, car ces enfants sont les mêmes qui, plus tard, deviendront les chefs et les pourvoyeurs de cette même société. Pour ce faire, le parent ne doit pas être mis dans l'obligation de partager son temps entre la maison et le travail et, s'il le désire, et en a vraiment besoin, il devrait recevoir une juste rémunération pour ses services.
Obligatoire ou non, la retraite est une étape très importante dans la vie des gens. Le mot lui-même suggère une cessation d'activité, laquelle, très souvent, prive la société d'une main-d'oeuvre compétente et expérimentée, soit-disant pour faire place aux plus jeunes, alors que ces mêmes jeunes devront travailler encore plus fort que leurs aînés pour assumer le coût croissant des pensions de vieillesse. Il est faux de prétendre que les facultés diminuent avec l'âge, et ce sont nos principes erronés et les tabous de la société concernant la vie, la vieillesse et la mort, qui font de l'être humain un vieillard à soixante-dix et même parfois, à soixante ans. La plupart des soixante ans et plus, sont dans la plénitude de leurs facultés mentales et intellectuelles. Tous ces gens possèdent un bagage de connaissances et d'expérience, qui pourraient être un enrichissement pour la société dont ils font partie. Certains d'entre eux voient venir l'âge de la retraite avec appréhension, car il leur est difficile de couper court à une vie active, et de troquer les outils, ou le bureau, pour une chaise berceuse. Mis à part les accidents, le travail n'a jamais tué personne, et une enquête démontrerait, que le taux de maladie et de mortalité est de beaucoup supérieur parmi les personnes âgées qui ont cessé toute activité, que parmi celles qui mènent une vie active. Plus on est actif, plus longue est l'espérance de vie, assumant, bien entendu, que cette activité est saine, et toujours dans le but de servir l'humanité.
La pension de vieillesse ne devrait être accordée que sur demande, et seulement lorsque l'individu est dans l'incapacité de travailler, et en a vraiment besoin. Nous avons, littéralement, conditionné notre société de telle façon, que la retraite, et l'inactivité qu'elle entraîne, sont devenus un 'modus vivendi', une sorte d'entrée grandiose dans le vestibule de la vieillesse et de la mort. Et c'est ce conditionnement de la société, ce compartimentage, bien ancré dans nos moeurs, qui a fait de nos plus de soixante ans, des vieillards avant l'âge. On en a fait une classe à part, et un regroupement de gens, qui, pour la plupart, et faute d'activités et d'attention, vieillissent prématurément et deviennent, en pleine maturité, un fardeau pour la société, et une surcharge pour les hôpitaux et les centres d'accueil. Pour beaucoup de gens, le formulaire dont ils se servent pour recevoir leur pension, est un traité qu'ils signent avec la mort, une reddition inconditionnelle du corps sur le champ de bataille de la vie. Le processus de vieillissement, que vient nous rappeler chaque anniversaire, est un des mythes de la société. Il n'y a qu'à regarder cette même société pour nous rendre compte que certaines personnes sont déjà vieilles à quarante ans, alors que d'autres sont encore alertes et actives à quatre-vingt. Si nous voulons qu'elles demeurent actives, toutes les personnes âgées, sans exception, devraient être intégrées dans la vie de la communauté, et non pas mises au rancart, comme on peut le voir dans les hôpitaux et les centres d'accueil, où des milliers de vieillards languissent à longueur de journée, le regard dans le vague, et attendant avec appréhension une mort qui se fait attendre.
Ceci dit, il faut admettre, que notre société n'a pas encore trouvé la Fontaine de Jouvence (elle existe vraiment), et n'a pas réussi à vaincre la vieillesse et la mort. Il faut donc, pour le moment, compter avec cette éventualité, et agir en conséquence. Il est juste et bon, de prendre soin de ceux dont les facultés mentales et physiques sont affaiblies par l'âge. Pour faire la preuve de notre progrès scientifique et technologique aux yeux de l'univers, nous n'hésitons pas à construire des stades olympiques au coût faramineux, et des pavillons, qui sont un tribut à la fierté et à l'ego de l'homme. Si nous sommes capables de trouver des fonds pour des monuments et des édifices, parfois inutiles, et dont nous ne savons plus que faire après quelques années, sûrement nous devons être en mesure de prendre soin de nos enfants et de nos vieillards, et de construire une société juste, où chacun pourra vivre dans la paix et la sérénité. C'est de cette façon que nous démontrerons l'étendue de notre progrès spirituel, devenant ainsi une lumière et un exemple pour tous les peuples de la terre.
Idéalement, c'est-à-dire, dans une société spirituelle et évoluée, tous et chacun devrait travailler pour la communauté sans rémunération, et dans le seul but de servir les autres et de contribuer au bien commun. Dans une telle société, chacun a accès à au logement, et à toutes les choses nécessaires à son confort et à son bien-être, car la loi est immuable, et nous sommes tous, qu'ils le méritent ou non, les gardiens de nos frères et soeurs de la terre. Il est vrai qu'il y aura toujours des parasites et des paresseux. Cela fait partie de l'expérience humaine et de la loi de cause et d'effet. Le parasites d'hier devient le bénévole d'aujourd'hui, et le paresseux d'aujourd'hui sera, par notre exemple, le pilier de la société de demain. C'est ainsi que la loi s'accomplit et que nous remplissons les engagements karmiques de notre expérience terrestre.
Malheureusement, aucun de nos modes de société n'est compatible avec un tel altruisme, et il serait utopique de croire qu'un tel système puisse avoir une chance de réussir dans notre présente structure de société. L'URSS a tenté l'expérience, mais elle s'est avérée un échec par manque de vision spirituelle.
Néanmoins, nous avons, à l'intérieur de cette même société, les moyens de créer une structure sociale, où les inégalités seraient, pratiquement, inexistantes, et où chacun recevrait une juste rémunération pour son travail. Tout ce dont nous avons besoin, c'est d'un peu d'amour et de compréhension. Eliminons la cupidité et l'égoïsme, et le reste suivra comme par enchantement.
Après deux-mille ans, l'humanité n'a pas encore compris le sens véritable de la parabole 'Les ouvriers de la onzième heure', qui représente, symboliquement, toutes les formes de travail, manuelles ou autres. Jésus nous y enseigne, en fait, que quelque soit le travail, ou la charge, fut-t-il roi d'un pays, ou travailleur dans les champs, chacun droit à un salaire, ou une rémunération raisonnable. Comme il vient d'être mentionné, un tel système de justice est impensable dans notre société, et il est très difficile de croire, que le salaire minimum pourrait être élevé à un niveau normal et raisonnable. Il est encore plus difficile de s'imaginer nos chefs d'état, ministres, et exécutifs, recevant un juste salaire, ceci signifiant, bien sûr, le même salaire que reçoit le salarié moyen. Nous avons été élevés dans le respect du prestige, du statut social, et du pouvoir, avec tous les bénéfices qu'ils comportent, et le plus d'argent, ou de puissance, nous avons, le plus haut nous sommes sur l'échelle sociale.
Le moins que nous puissions faire, pris que nous sommes dans nos conventions sociales et notre petite vie égoïste, c'est de tenter de réduire l'écart entre les différentes classes de la société, et de répartir le fardeau des taxes, municipales, provinciales ou autres, proportionnellement à la capacité de payer du contribuable. Sous le prétexte qu'il faut encourager le commerce et l'industrie, on accorde des exemptions de toutes sortes aux grosses corporations, permettant ainsi à un petit groupe de gens de s'enrichir, aux dépens de la classe ouvrière et des autres secteurs de la société.
Quiconque a le sentiment que son travail est supérieur à celui des autres, et que, de ce fait, il mérite plus, n'a pas compris le but de sa mission sur terre. Il est comme ces ouvriers de la vigne qui, considérant que leur travail méritait plus, exigeaient un salaire plus élevé, et il a déjà sa récompense. C'est pourquoi Jésus termine la parabole en disant: "Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers." Cette parabole de Jésus va droit au coeur du problème, et ce n'est que lorsque nous en aurons compris le sens véritable, et intégré l'enseignement dans notre vie, que nous deviendrons véritablement un peuple de Dieu.
Le syndicalisme vit le jour après les années de crise, pour contrebalancer les injustices d'une classe bourgeoise qui affamait les petites gens, et les obligeait à travailler pour un salaire ridicule. Lorsque survint la crise de 1929, les ouvriers furent contraints de travailler, littéralement, pour une bouchée de pain, et c'est effectivement ce que certains d'entre eux rapportaient à la maison. Cette injustice sociale flagrante, fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase, et la classe ouvrière se souleva en masse pour exiger un salaire décent, et des conditions de travail justes et raisonnables.
Mais, là encore, nous en revenons au pendule qui balance d'une extrême à l'autre, jusqu'à ce qu'il en vienne finalement à s'immobiliser. Et c'est ainsi que le pendule balança dans la direction opposée, où l'on se rend compte que les syndicats sont devenus une puissante force de persuasion avec laquelle il faut compter et transiger, et le sort de la société, repose, encore une fois, entre les mains d'individus qui ne songent qu'à leur intérêt.
Cette emprise grandissante perturbe le fragile équilibre qui existe entre les gouvernements et la société, créant ainsi plus d'inégalités qu'il y en avait auparavant. Par exemple, les exigences salariales de plus en plus élevées des syndicats, font, sans nul doute, l'affaire de leurs membres, mais cela crée un cercle vicieux, où une augmentation de salaire se reflète, tôt ou tard, sur les prix à la consommation. Il va de soi, que ces augmentations de prix justifient, à leur tour, d'autres augmentations salariales. C'est de l'égoïsme dans sa forme la plus subtile, car cet incontrôlable désir de posséder toujours davantage, affecte les membres les plus démunis de notre société, les pauvres et les plus âgés, qui ne peuvent combler cet écart grandissant, et survivre dans une société qui, par manque de courage, et pour des raisons économiques et politiques, permet à des groupes minoritaires, d'élargir le fossé qui existe entre leurs faibles revenus, et le coût sans cesse croissant de la vie. Et les membres de ces associations syndicales sont les mêmes qui se vantent d'être chrétiens, et qui prient Dieu de les aider dans leurs négociations.
Le même égoïsme est apparent dans toutes les sphères de la société, services publics, hôpitaux, et services sociaux et postaux, où l'intérêt public est bafoué au nom de la justice sociale, et que cette même justice est foulée aux pieds aux dépens des malades, des pauvres, des vieillards et de tous ceux qui ont un droit fondamental à ces services. Les prises d'otages ne font pas toujours la une des journaux, et, lorsque les malades et les vieillards deviennent les victimes innocentes de négociations, on est en droit de se demander, si, en dernière analyse, certains d'entre nous ne sont pas des terroristes en puissance, toujours prêts à laisser leur égoïsme et leur intérêt l'emporter sur la santé et le bien-être des autres.
Les hommes ont toujours tenu une place confortable dans la société, et ils ont été, bien entendu, les législateurs et les pourvoyeurs de cette même société. Ils ont également placé les femmes sous leur bienveillante protection, et, forts de leur suprématie, ils se sont accordés pleins pouvoirs, rédigeant des lois qui ne tenaient pas compte de leur liberté d'expression, et les empêchaient de s'épanouir et de vivre pleinement leur féminité. Pendant des siècles, elles ont tenté de se libérer de l'esclavage d'une société, qui n'a pas cru bon de reconnaître l'égalité d'esprit de l'expression masculine et féminine dans le monde, et le droit à la libre expression, de tout individu, mâle ou femelle. Cette servitude éhontée a perturbé l'équilibre des relations humaines, et le virus s'est propagé à toutes les sphères de la société.
Et c'est pourquoi, le présent siècle a vu naître le mouvement féministe, alors que les femmes se regroupèrent pour exiger le droit de vote, le droit à l'auto- détermination, l'égalité des sexes et de meilleures conditions de vie pour celles qui se retrouvaient sur le marché du travail. Et ce mouvement est devenu la puissante organisation qu'elle est aujourd'hui, avec des ramifications dans toutes les sphères de la société, y compris le syndicalisme, les affaires, la politique et la religion. Tout comme le syndicalisme fut nécessaire pour contrer l'égoïsme flagrant et l'exploitation des employeurs, ainsi le mouvement féministe fut-il essentiel pour revaloriser le rôle de la femme dans une société qui abusait d'elle, et la considérait plutôt comme un accessoire, une gardienne d'enfants, ou une femme de ménage; une société où elle se retrouvait dans un état d'infériorité, et sans cesse à la merci des caprices et des préjugés de l'homme.
Et là encore, il existe un certain parallèle entre le syndicalisme et le mouvement féministe, en ceci que leur but commun est d'améliorer la condition humaine, mais, comme il arrive souvent en de pareils cas, ils ont peut-être oublié l'essentiel, qui est de s'entraider, et non pas de se dresser les uns contre les autres. Cela ne veut pas dire que les revendications des femmes sont injustifiées, mais bien plutôt, que, dans leur lutte contre l'exploitation, l'agressivité et la domination de l'homme, et toutes ses conceptions erronées concernant le rôle de la femme dans le monde, les féministes, et les femmes en général, ont peut-être perdu de vue les idéaux de vie propres à leur sexe, et la raison de leur incarnation sur terre.
Ceci est dû, en partie, à notre ignorance des lois universelles et, bien sûr, à la croyance, imposée par les religions occidentales et certaines religions orientales, que la vie terrestre se limite à une seule vie, alors que, en réalité, nous avons vécu, et vivrons, de nombreuses vies sur terre, ou sur toute autre planète de notre choix. Le cycle des vies successives, ou, si vous voulez, la réincarnation, nous permet de revêtir un corps mâle ou femelle, et ceci, afin d'agrandir le champ de nos connaissances, en faisant l'expérience, en toute liberté d'expression, des attributs inhérents au type de corps que nous avons choisi.
L'homme et la femme ont, tous les deux, un rôle spécifique à jouer dans l'évolution de l'humanité, et c'est, méconnaître sa propre individualité et sa propre mission dans le monde, que de se comparer à l'autre sexe, et de se retrouver dans un état de compétition et de conflit, où l'entente et l'harmonie font place à l'agressivité, et, parfois même, le mépris. Ces rôles, différents en apparence, mais identiques pour ce qui est de l'objectif, sont extrêmement importants, et chacun y voit la vie et les êtres de la perspective de sa propre vibration et des attributs de son genre: l'homme, de la perspective d'une vibration positive des attributs masculins, et la femme, d'une vibration positive-négative des attributs féminins.
Même si la maternité est la carrière ultime pour la femme, ce n'est pas la seule façon de servir l'humanité. Il y a des femmes qui poursuivent une carrière fructueuse et enrichissante dans le monde, sans pour cela donner naissance à un enfant. Le facteur réincarnationnel n'est, évidemment, pas étranger à cet état de choses. Une femme qui a donné naissance à de nombreux enfants dans une vie antérieure, a certainement le droit de se reposer, et de choisir, en toute liberté de conscience, sa propre voie dans la vie présente. Mariée ou non, elle a le droit de décliner la maternité et de poursuivre une carrière. En somme, chacun de nous doit trouver, en son for intérieur, comment il peut servir les autres et devenir une lumière et un phare, pour tous les enfants prodigues qui retournent à la maison du Père.
Depuis les temps anciens de notre propre civilisation, l'homme a toujours été considéré comme le pourvoyeur et le protecteur, et la femme, la compagne et la pacificatrice. Ce sont deux rôles très importants, et, de même que tous les autres rôles que nous choisissons lors de nos séjours terrestres, ils font partie de l'expérience humaine de chaque individu. Roi ou reine aujourd'hui, serviteur demain, prêtre ou soeur dans une vie, mari ou femme dans une autre, tous ces rôles se jouent dans une perspective cosmique qui dépasse notre entendement.
Chaque rôle est choisi avant de naître, mais le plus important de ces rôles, et celui qui s'applique à l'un ou l'autre sexe, est de servir les autres. Le genre est choisi en fonction des engagements karmiques et dans le genre qui se prêtera le mieux à l'expérience de vie choisie. Toutefois, personne ne peut usurper la liberté d'expression de l'individu, et c'est pourquoi, même si le choix du genre masculin ou féminin est fait pour des raisons karmiques, et même si la société place l'homme et la femme dans des rôles spécifiques, il n'est pas dit qu'elle doit s'en tenir à ces rôles pour accomplir leur mission de vie.
La femme est définitivement une compagne de premier plan pour l'homme. Sans son aide précieuse, celui-ci ne pourrait retrouver dans le labyrinthe de cupidité et d'égoïsme, dans lequel il s'est volontairement égaré, et dont la seule issue se trouve dans cette relation entre la vibration positive de l'homme et la vibration positive-négative de la femme. Le désir de puissance de l'homme est tempéré par le désir de servir, son instinct guerrier se transforme en un désir de protéger, et, de dominateur qu'il est, il devient pacificateur. C'est dans ce sens que la femme seconde l'homme, et c'est dans ce sens qu'elle est véritablement la côte (d'Adam), la cage thoracique morale et spirituelle derrière tous ses accomplissements. Seconder ne veut pas dire être la servante, mais bien plutôt la conseillère et le guide. N'est-il pas dit quelque part que derrière tout grand homme, il y a une femme? Alors, il est tout aussi juste de dire que derrière toute grande femme, il y a un homme, car l'un est le complément de l'autre. Ni l'un ni l'autre ne se retrouve dans un état d'infériorité, et, quelque soit le rôle que nous avons choisi, nous sommes, ou devrions être, au service de l'humanité. Nous avons librement choisi le véhicule qui nous sert de corps et, au cours des nombreuses vies que nous avons vécues, nous avons été, tour à tour homme et femme, afin d'élargir le champ de nos expériences et de manifester, au moment opportun, l'être total que nous sommes, le Seigneur- Dieu de la création.
La mission ultime de l'être humain est de servir les autres, et le maître Jésus, que tant de gens louent et glorifient en vain et sans vraiment comprendre le sens véritable de sa mission terrestre, fut le premier à reconnaître que l'amour et le désintéressement au service des autres est le premier pas, et le seul pré-requis, à l'Illumination et à l'état de Conscience Christique. Et il le démontra, lorsqu'il lava les pieds de ses disciples, mettant ainsi en lumière l'esprit de dévouement et d'humilité que doit avoir un véritable enfant de Dieu. Il importe peu d'être roi ou serviteur, car Dieu, qui voit dans le secret de notre coeur, sait reconnaître ceux qui Le servent, et comme Il l'a promis, la récompense sera à la mesure de nos efforts et de notre générosité.
Le mouvement féministe a tellemen à coeur de promouvoir les droits de la femme à l'égalité, que l'objectif est devenu beaucoup moins une question de reprendre leur vraie place dans la société, qu'une compétition entre hommes et femmes. Le mot d'ordre semble être: si l'homme peut le faire, la femme peut le faire également. Et c'est ainsi que maintenant, nous retrouvons les femmes dans les zones de combat, alors qu'il n'y a pas si longtemps, elles maudissaient la guerre qui avait fauché la vie de leurs fils durant la Deuxième Guerre Mondiale, et plus tard, durant les conflits Coréens et Vietnamiens. Loin de se servir de leurs attributs féminins de pacificatrices, elles manipulent maintenant les armes, et sont devenues les égales de l'homme dans une entreprise aussi barbare et inutile que la guerre. Elles ont pris cette décision de leur propre chef, et, à en juger par la réticence initiale des soldats mâles, ce n'est certes pas l'armée qui les a forcées à s'enrôler. Bien sûr, il n'est pas question ici de toutes ces femmes qui se dévouent aux soins des blessés sur les champs de bataille, et nous ne pouvons que louer leur compétence et leur dévouement. Il est plutôt question de guerre, et de l'implication des femmes dans le maniement d'armes offensives. Loin de nous l'idée, de juger de leur comportement, qui découle, sans nul doute, du désir légitime de servir leur pays, mais nous insistons sur le fait, que tout changement de société, vient de la société elle-même,et la femme est la clé de ce changement éventuel. Tant et aussi longtemps, que nous ne changerons pas notre attitude vis-à-vis la guerre, nous aurons des gouvernements et des armées qui dévasteront le monde, et des familles qui pleureront leurs morts.
En fait, l'humanité n'a pas tellement changé depuis les temps de Rome, et tous ceux qui, dans les arènes romaines, applaudissaient, lorsqu'un chrétien était dévoré par les lions, sont aujourd'hui les mêmes, qui, dans notre société civilisée, crient à tue-tête, lorsque leur boxeur favori s'en donne à coeur-joie sur le visage de son adversaire. C'est l'un des pièges du matérialisme, et ceux qui tirent profit de ces sports sanguinaires, tout aussi bien que ceux qui les encouragent, ne font qu'accroître la négativité de la planète, car ils participent à la mutilation d'un corps qui est fait à l'image et à la ressemblance de son Créateur.
Le sport est une activité saine et bienfaisante pour le corps et l'esprit, mais notre civilisation en a fait un autre Veau D'Or de cupidité et de matérialisme. Il est également devenu une source lucrative de revenus, et les joueurs, tout aussi bien que les promoteurs, ont transformé ce qui devrait être une manifestation de fraternité et de bonne entente, en des compétitions acharnées, où l'argent et le prestige jouent un rôle prépondérant. Les jeux olympiques sont devenus à ce point compétitifs et un tremplin tellement alléchant pour l'avenir des athlètes, que ceux-ci ont maintenant recours à des moyens artificiels. Par le truchement des anabolisants, la drogue s'est introduite dans le mouvement olympique où de nombreux athlètes tentent de monter sur le podium par des moyens artificiels. Si cette dépendance chimique n'est pas éliminée, l'esprit de compétition dans une atmosphère amicale et fraternelle disparaîtra bientôt, et le mot d'ordre sera: gagner à tout prix.
En dépit de tout cela, le Mouvement Olympique conserve toujours ses lettres de noblesse, et il demeure le chef de file de toutes les associations sportives. Les Jeux Olympiques sont le meilleur moyen de promouvoir et d'encourager le sport, et de maintenir l'équilibre des forces physiques. S'il est vrai que nous devons nourrir l'esprit, il est également vrai que nous devons prendre soin du corps, et le garder en forme. Sain de corps et sain d'esprit, est un excellent dicton. C'est le signe certain que nous avons progressé sur l'échelle évolutive, et la prochaine étape n'est plus très loin.
Malheureusement, le sport ne se limite pas seulement aux Olympiades, et ce qui pourrait un jour se produire dans le mouvement olympique, est, d'ores et déjà, un fait accompli dans de nombreuses disciplines sportives, où les joueurs sont motivés uniquement par le désir de s'enrichir dans le plus bref délai possible. De là les négociations continuelles et les échanges de joueurs, et on en arrive au point, où il n'est plus question de milliers, mais bien plutôt de millions de dollars en salaires et gratifications de toutes sortes. Il n'est plus question de saine activité, mais bien plutôt de prestige et de profit. Avec de tels objectifs, il est difficile de participer au jeu dans un esprit d'amitié et de fraternité humaine, et la partie dégénère très souvent en une bataille à poings nus entre gamins. Le plus violent le jeu, le plus populaire il sera, car les spectateurs raffolent de ces altercations, où les poings deviennent un aisé substitut à l'intelligence.
Le milieu du divertissement est un monde d'illusions où les acteurs eux-mêmes ont de la difficulté à faire la différence entre la réalité et la fiction, et cela n'a jamais été aussi évident qu'aujourd'hui, alors que certains artistes et chanteurs gagnent en une journée ce qu'un salarié ne gagne même pas en une année. Sont-ils à blâmer pour cela? Pas plus que nous tous, car, tout comme le banquier, ou l'homme d'affaires, ils ne font que se conformer au système que nous avons nous-mêmes établi. Ce système va dans le sens de l'argent et du pouvoir, ce qui ne contribue, certes pas, à combler le fossé qui existe entre les diverses classes de la société. Il est difficile de réconcilier un tel déploiement de richesses avec la misère que l'on retrouve dans les quartiers pauvres et délabrés de nos grandes villes du monde. Ceux qui accumulent de telles fortunes, portent, en vérité, un lourd fardeau sur leurs épaules, et parce qu'ils ont davantage, ils auront davantage à rendre compte lorsque le temps sera venu de faire le bilan de leur expérience terrestre.
Le monde du divertissement est le miroir d'une société matérialiste qui a fait de l'argent son Veau D'Or, une société qui a oublié que plus on est riche, plus on devient le gardien de ses frères et soeurs de la terre. Il n'y a pas de mal à être riche, non plus qu'à posséder une automobile, un lopin de terre ou une maison. Il est normal de vouloir améliorer sa situation, et un individu qui demeure sur le bien-être social parce qu'il manque de courage, ou qu'il est trop paresseux pour travailler, est autant à blâmer que celui qui possède des richesses immenses, et dépense son argent dans des futilités, au lieu de participer au bien-être de ceux qui l'entoure.
En tant que représentants de Dieu dans la sphère la plus visible de notre société, tous les artistes ont la mission, à travers leur musique, leurs spectacles, leurs films et leur présence constante à la radio et au petit écran, de faire de ce monde un monde meilleur. Non pas un monde de destruction, de violence et de laideur, où chacun tire la couverture de son côté pour avoir la maison, ou l'automobile, la plus dispendieuse, et le plus gros compte en banque, mais un monde, où tous nos frères et soeurs de la terre, auront un toit au dessus de leur tête et du pain sur la table; un monde de splendeur et de beauté, où tout devient un reflet de la Divinité qui réside en chacun de nous. Et c'est cette société que l'Amérique et le reste du monde devraient s'efforcer de créer, afin de hâter la naissance du Nouvel Age de l'humanité.
Dans le passé, les grandes fortunes étaient l'apanage des nobles, et leur statut privilégié les entourait d'un écran protecteur qui justifiait, ou légitimait, leurs richesses à leurs propres yeux, et aux yeux de la classe moyenne, des serfs et des paysans, qui se trouvaient heureux lorsqu'ils pouvaient manger à leur faim, et qui étaient en fait les esclaves du Moyen-Âge.
La révolution française vint bouleverser le système féodal. Après des siècles de servage, la conscience populaire s'éveilla, et le peuple sortit de sa léthargie. Les dépenses excessives de la reine, et la cupidité de la noblesse, qui levait taxes après taxes, et affamait le peuple pour satisfaire ses caprices et maintenir son style de vie, soulevèrent l'opinion publique contre eux, et ce peuple se révolta en masse, pour affirmer ses droits, et réclamer un système de justice sociale que la monarchie leur avait, jusque là, refusé. Les événements sanglants au cours desquels la monarchie et la noblesse furent littéralement décapités, ne servit d'autre but que d'assouvir la vengeance du peuple, qui, lui aussi, perd symboliquement la tête en de telles circonstances.
Toutes les contrées d'Europe et des autres continents, ont eu leurs révolutions et leurs épopées sanglantes. La France a perdu ses rois, et la Russie ses tsars, mais les changements de gouvernement n'ont fait que changer le mal de place, et l'injustice sociale règne toujours à travers le monde.
On ne règle pas les grands problèmes sociaux par la violence, et l'histoire nous apprend que les guerres n'ont jamais rien réglé, et n'ont apporté que la misère et la désolation dans le monde. La plupart des monarchies ont disparu, pour faire place aux républiques et aux régimes dictatoriaux. Les révolutionnaires d'hier sont devenus les dictateurs d'aujourd'hui, et les rois, ducs, barons, comtes et marquis ont échangé le blason et l'habit de cour pour le statut d'homme d'affaires et l'habit de ville. Ils siègent maintenant aux conseils d'administration des grosses compagnies, et sont également P.D.G. et directeurs des petites et moyennes entreprises. La révolution n'a fait que changer leur statut. Elle n'a pas réussi à changer le coeur des individus, et leur but est toujours de devenir riche dans le plus bref délai possible. Il y a, bien sûr, des patrons et des 'cadres' qui ont à coeur le bien-être de l'humanité, mais le présent état du monde est la preuve qu'ils sont peu nombreux, et que, s'il y a beaucoup d'appelés, il y a très peu d'élus.
Encore aujourd'hui, la révolte gronde dans le coeur de tous ceux que la vie n'a pas choyés, et la télévision et le cinéma nous transmettent des images qui suscitent l'envie. L'étalage criant des nouveaux riches, peuvent inciter (mais ce n'est pas une excuse) certains individus à poser, par besoin ou cupidité, des gestes malheureux qu'ils regretteront peut-être tout le reste de leur vie. Tout ça pour tenter de s'accaparer une toute petite portion des richesses qui sont entre les mains de quelques individus. Il n'y a aucune excuse à la violence et au crime, non plus qu'il n'y a d'excuse à l'accumulation de fortunes colossales lorsque ces richesses ne servent pas au bien-être de l'humanité.
La pauvreté et la richesse sont des états que nous avons choisis en toute liberté. Ils sont pour nous une expérience unique que nous avons décidé de faire, afin d'apprendre les leçons inhérentes à chacun de ces aspects spécifiques de la vie, mais ils sont également un test, qui nous permet de démontrer combien nous avons progressé en tant qu'être humain. Tout comme la pauvreté nous apprend les dures leçons de la vie, la richesse nous fait comprendre la futilité et le caractère éphémère des possessions matérielles. Ces deux conditions de vie ont des obstacles à surmonter et des pièges à éviter. Dans une perspective cosmique et réincarnationnelle de la vie, il est aussi difficile d'être riche que d'être pauvre.
Quelque soit notre perception des choses que nous possédons, et même si nous estimons les avoir honnêtement gagnées et y avoir plein droit, il ne faut pas oublier qu'elles sont éphémères, et qu'il nous sera demandé, non pas combien nous avons, mais, bien plutôt, combien nous avons donné, et partagé, avec ceux qui sont dans le besoin. Nous avons droit à toutes les bonnes choses de la vie, mais tous nos frères et soeurs de la terre ont ce même droit.
Faute de directives spirituelles, le monde des affaires est devenu une jungle cruelle et sans coeur, où l'esprit de fraternité a fait place à la compétition. Il est devenu un château-fort de cupidité, où le travail est une lutte constante pour le prestige et le pouvoir, et où le facteur humain est évalué en termes de dollars et en fonction du profit qu'il rapporte. Au lieu d'être un lieu de rencontre, d'échange et d'entraide, il est devenu une arène où l'on se bat sans pitié, et où la justice et la charité sont des accessoires qu'on laisse à la maison le matin, et qu'on reprend ensuite le soir, lorsqu'ils ne sont plus encombrants.
La raison pour laquelle tant de gens n'aiment pas leur travail, c'est qu'ils choisissent, (la plupart du temps par nécessité), non pas le travail qui leur plaît, mais celui qui leur rapportera le meilleur salaire et le plus grand prestige. On se lance à corps perdu dans la course au bonheur et, pour l'atteindre, chacun définit ses priorités qui sont à peu près les mêmes pour une grande partie de l'humanité: une maison le plus tôt possible, une auto de modèle récent et assez d'argent en banque pour parer à toute éventualité. Dès que ce but sera atteint, ce sera le bonheur complet. Au bout de quelques années, tout cela devient réalité, la maison, l'auto, le compte en banque, tout y est. Enfin, on est heureux. Et pourtant, combien nombreux sont ceux qui, loin de se satisfaire de tout cela, travaillent d'arrache-pied pour devenir de plus en plus riches et montrer qu'ils sont, enfin, arrivés. Ils ont tout ce qu'ils désirent, excepté le bonheur qui est allé se cacher, dès qu'il a vu tout ce qui était sacrifié pour atteindre le but convoité. Et c'est là qu'on s'aperçoit que le bonheur n'est pas un but à atteindre, mais un état constant qui se vit de jour en jour. Riches et pauvres y ont accès, et, si l'on faisait le décompte de tous ceux qui sont heureux, il est certain qu'on en trouverait autant parmi les pauvres que parmi les riches, et peut-être un peu plus...
Le bonheur véritable ne se manifeste que lorsque nous devenons de véritables enfants de Dieu, c'est-à-dire, lorsque nous considérons tous les êtres humains comme des frères et soeurs, car ils sont, eux aussi, les enfants d'un même Père. S'il est normal de désirer une maison, une automobile ou autres commodités de la vie, il est encore plus normal de désirer un endroit où dormir et un bon repas. Tout le monde admettra sans peine, que se nourrir et se loger sont des besoins essentiels, et, tous, tant que nous sommes, nous avons un droit fondamental à ces nécessités premières de la vie, car le corps doit être protégé des éléments, et ne peut survivre sans boire ni manger. Ce sont des droits humains inaliénables. La responsabilité morale et spirituelle de nos élus est énorme, et chacun d'eux devra rendre compte de son administration. En laissant aux associations charitables, le soin de s'occuper des pauvres et des déshérités, ils ont failli à leur tâche, car c'est le premier devoir d'un gouvernement de voir à ce que les tous les droits humains soient respectés. La dénégation de ces droits fondamentaux est devenue le 'talon d'Achilles' de l'humanité, et nous avons failli en tant que société, car nous avons laissé la cupidité prendre le dessus sur l'amour et la compassion. Une société, qui n'a pas comme premier objectif le bien-être et la survie de tous ceux qui la composent, ne répond pas à ses propres aspirations et idéaux de vie, et ne rencontre pas les critères qui feront d'elle une véritable démocratie spirituelle.
La plus grande partie des richesses du monde est entre les mains de quelques individus, qui pourraient, s'ils en avaient le courage, changer la face de la terre. Ce partage des richesses est le test ultime de l'humanité, et c'est le sens que Jésus a voulu donner à ses paroles, lorsqu'il a dit: "Il est plus difficile à un riche d'entrer dans le Royaume, que de trouver une aiguille dans une botte de foin." Lorsqu'il demanda au jeune homme riche de se départir de ses biens, et de le suivre, il lui demandait, non pas de distribuer ses richesses à tous vents, ce qui est vraiment le comble de la stupidité, mais, bien plutôt, de se départir de la cupidité et de l'attachement à ses biens, et d'en faire un usage tel, que son environnement devienne un endroit où il fait bon vivre. Et ceci, le jeune homme riche ne put se résigner à le faire.
Il est beaucoup plus méritoire d'investir son argent dans un projet qui créera des emplois, que de débourser des dizaines de millions pour des oeuvres d'art. qui n'ont de valeur que celle qu'on veut bien leur donner. Certains artistes doivent se retourner dans leur cercueil, à la vue d'une tel excès de matérialisme, alors que, de leur vivant, certains crevaient littéralement de faim. Au lieu de payer des montants exorbitants pour des vestiges du passé, il vaudrait mieux construire le présent, et encourager tous les artistes vivants, qui, eux-mêmes, trouvent aberrant d'avoir à travailler et s'esquinter sur des toiles, lesquelles, semble-t-il, n'auront de valeur que lorsqu'ils seront morts. Il est bon d'encourager les arts. Toutefois, il y a une certaine limite au snobisme et à la vanité, et payer quatre-vingt millions de dollars pour une toile de maître, même comme investissement, dénote une notion quelque peu déformée des valeurs dans un monde où des milliers d'enfants meurent chaque jour, faute de soins et de nourriture. C'est peut-être ce que, en langage d'affaires, on appelle un bon placement, mais, en langage humain, c'est une honte, et un gaspillage éhonté des sueurs de milliers de gens qui ont travaillé très dur afin qu'un individu puisse satisfaire ses caprices.
Les musées ne sont pas sans reproche, et, depuis des générations, ils contribuent à encourager de tels excès, en enchérissant, par souci de prestige, sur des oeuvres d'art dont la valeur est, parfois, beaucoup plus une affaire de snobisme, qu'une véritable évaluation de l'oeuvre elle-même. Il y a, certes, des oeuvres de toute beauté qui font la joie de tous ceux qui les regardent, mais lorsqu'on songe au prix qu'elles ont coûté, et à la misère qui sévit partout dans le monde, on se rend compte que l'être humain n'a pas encore pu se débarrasser de son égoïsme, et n'a vraiment pas compris le but de son incarnation terrestre.
Nos gouvernements sont devenus égocentriques et égoistes, et la société est malheureusement la victime impuissante d'un système, dont l'objectif principal est le pouvoir, et dont le but à court terme, est de savoir si une décision affectera, ou non, le porte-feuille de certaines compagnies, le parti au pouvoir, ou la prochaine élection. Plusieurs de nos représentants sont élus, non sur la base de leur compétence et de leur sagesse, mais, bien plutôt, parce qu'ils sont populaires dans leur circonscription, ou qu'ils font partie d'une association prestigieuse, ou d'un club 'select', ce qui n'est pas sans attrait pour l'électeur. L'énorme fardeau fiscal que nous devons porter, est la conséquence d'administrations incompétentes, empirées par le favoritisme et la malhonnêteté de certains politiciens, qui ont trouvé, dans ce médium d'expression, une source de profit inespérée, et la juste mesure de leur vanité et de leur ego. Ce fardeau fiscal pourrait diminuer de moitié si les pays et les villes étaient administrés comme on administre le secteur privé, c'est-à-dire, avec prudence, et, évidemment, la moitié des effectifs. Il est facile de balancer un budget, lorsque le déficit est toujours comblé par la 'vache à lait' que représente la société.
Encore là, il y a, bien sûr, de nos élus qui se dévouent à la cause publique, mais ils sont trop peu nombreux, et, très vite, ils sont entraînés dans les rouages d'un système de favoritisme et de pots-de-vin, dont les origines s'estompent très loin dans le passé. Il est, en somme, très difficile de demeurer foncièrement honnête en politique, et nos élus ont sans doute inventé le proverbe qui dit que Toute vérité n'est pas bonne à dire, puisqu'ils se retranchent derrière le secret d'état, un tas de paperasses et la complexité du rouage administratif, pour éviter de rendre compte de leur administration.
Toujours à l'affût de nouvelles sources de revenus, nos législateurs ont trouvé dans les loteries (lesquelles étaient autrefois illégales et immorales!,) la 'poule aux oeufs d'or' idéale pour renflouer les coffres de l'état, et nous sommes devenus une société de rêveurs, qui vont jusqu'à se priver du nécessaire, pour tenter leur chance à la loterie quotidienne, hebdomadaire, ou mensuelle. Pour certains, ce n'est qu'un jeu amusant qui ne porte pas à conséquence, mais un nombre sans cesse croissant de gens et encore plus ceux qui sont sur le bien-être social, prennent ce jeu au sérieux, et, au lieu de tenter de s'en sortir par leurs propres moyens, ils préfèrent en rester au statu quo, certains qu'ils sont, que, 'un jour ça sera leur tour'. Vous seriez surpris de voir quelle portion d'un chèque de bien-être social revient au gouvernement par le biais des loteries. Ce n'est certes pas le moyen idéal de trouver le bonheur et la sécurité, et ce n'est que lorsque chacun de nous sera capable de prendre ses propres responsabilités, que le monde deviendra un Paradis Terrestre où l'argent, le pouvoir et la cupidité seront remplacés par l'amour, l'harmonie et la fraternité.
A l'aube de cette nouvelle humanité, il souffle sur terre un vent de renouveau spirituel, et les esprits qui se sont réincarné dans le but de participer à cet événement unique dans l'histoire du monde, tentent en même temps de multiplier les expériences, et de se libérer de leurs dettes karmiques. Cette nouvelle vague de pionniers terrestres, est moins encline à accumuler les biens matériels. Tentant d'éviter le piège du matérialisme, tous ces jeunes se retrouvent dans un cul-de-sac, où leur propre désintéressement les met dans une situation de dépendance économique et sociale. Ils ont de la difficulté à comprendre un système économique, où ils doivent travailler, et parfois pour un salaire ridicule, afin que d'autres puissent s'enrichir. Ils ne blâment pas le capitalisme, mais les excès du capitalisme, qui permet à des gens d'amasser des fortunes colossales, qui, nous l'avons dit, ne servent à rien d'autre, qu'à gonfler l'ego de ceux qui les possèdent, et les isoler du reste du monde. Ces jeunes sont incapables de comprendre les inégalités sociales, qui font qu'un individu reçoit des millions de dollars en salaire annuel, alors qu'ils ont eux-mêmes de la difficulté à boucler leur fin de mois. Dans leur désir de changer le monde, ils font, et feront, bien sûr, des erreurs, et c'est pourquoi certains d'entre eux, incapables de résister à l'assaut de ces forces négatives, se révoltent contre la société, et deviennent des parasites, au lieu de participer au bien-être de leurs semblables. Mais ils sont tout de même la génération de l'espoir, et c'est en trébuchant, et en se relevant, qu'ils en viendront à trouver leur voie véritable et le chemin qui mène à Dieu.
Pour la Xième fois, rien n'arrive par coïncidence ou accident, et tout ça, bien sûr, fait partie des contraintes de la loi de cause et d'effet, ou karma, mais cela n'excuse aucunement tous ceux qui tentent de se créer un Paradis sur terre aux dépens du bien-être, de la santé, et parfois de la vie des autres. Nous sommes les gardiens de nos frères et soeurs, et notre mission ultime en ce monde, est de participer au bien-être de tous.
Les religions n'ont pas échappé au courant de matérialisme qui a envahi l'humanité depuis les derniers deux-mille ans. Avec leurs structures hiérarchiques bien en place, elles se sont immiscées dans le monde de la finance et de la politique. Les nombreux déboires de la Banco Ambrosiano de Rome, et la mort soudaine et inexpliquée de Jean-Paul 1er, n'ont été que les éléments visibles de la décadence d'une religiosité, qui, tout en glorifiant le nom de Jésus, n'a pas eu le courage de suivre ses enseignements. Les gens ne cherchent pas à comprendre le pourquoi des choses et la raison de leur incarnation sur terre, se contentant plutôt de réponses toutes faites, et tentant de trouver, dans une orthodoxie vacillante, le moyen de calmer le courroux, ou de s'attirer les faveurs de leur Dieu personnel.
Les religions sont devenues le symbole de toute une société d'adorateurs, qui cherchent en vain leur Dieu à travers des rites et des cérémonies matérialistes. Ils s'agenouillent devant leurs tabernacles, refusant de comprendre qu'en agissant ainsi, ils renient leur propre divinité, ce Dieu intérieur, le JE SUIS qui réside au dedans de chacun de nous. Et c'est pourquoi la véritable spiritualité est devenue l'apanage de quelques-uns, et un mystère pour le reste de l'humanité. Ce n'est pas sans raison que Jésus a dit à ses disciples et au peuple: "Je suis venu vous apporter le glaive et non la paix," indiquant par là, qu'il leur faudrait prendre le glaive de la vérité, et se battre contre les préjugés, les croyances erronées et les rites matérialistes. Lorsqu'il chassa les marchands du temple, il ne faisait que confirmer, un peu trop bruyamment, qu'on ne marchande pas avec Dieu, et que personne ne peut s'acheter un billet pour le Ciel. Les médailles et les indulgences d'aujourd'hui, n'ont pas plus de valeur que les sacrifices et les offrandes d'autrefois, et ce n'est que par une vie d'amour au service des autres, qu'on trouve finalement le chemin qui mène à la Vérité et à la Vie.
Les funérailles d'autrefois étaient extrêmement tristes, et au-dessus du cercueil, qui était exposé dans la maison du défunt, on pouvait lire ces mots, écrits en lettres blanches, sur fond noir: LA TERRE EST UNE VALLÉE DE LARMES. C'était, et c'est encore, la triste réalité, mais cet état de choses est le fait de l'être humain, qui se complaît dans les limitations qu'il s'est lui-même imposées, et qui font de lui un esclave des éléments et des événements, alors que, en réalité, il est le maître de ces éléments et le créateur de sa propre destinée. Les limitations sont les créations de l'homme, et, seul, l'homme peut s'en défaire. Il n'y a d'autre sauveur que le Christ au-dedans de chacun de nous. Dès qu'il reconnaîtra qu'il n'est pas une marionnette entre les mains de Dieu, mais un Dieu lui-même, toutes les limitations disparaîtront, et, de nouveau. l'être humain, le Dieu-homme, le Seigneur-Dieu, sera le maître de toute la création.
A cette période cruciale dans l'histoire de l'humanité, il est encore plus difficile, pour l'être humain, de résister aux influences négatives, et de remplir les obligations karmiques qui ont motivé son incarnation terrestre, car la terre ancienne se transforme graduellement, et une nouvelle terre prendra bientôt sa nouvelle position dans le cosmos. Cette période transformative est l'étape finale, et la chance ultime pour nous, de franchir les frontières du monde tridimensionnel, et de prendre notre juste place dans une expression plus raffinée de l'univers de Dieu. Pour cette raison, nous avons accepté de nombreux défis karmiques, et c'est pourquoi nous multiplions les expériences terrestres qui accéléreront la réunion finale avec Dieu.
Depuis des temps immémoriaux, l'humanité n'a pas cessé de se battre contre l'égoïsme qui sommeille en tout être humain. Nous avons perdu de vue notre vie intérieure, et donné libre cours à nos bas instincts. Les Fils et Filles de Dieu que nous sommes ont été réduits au niveau de fils et filles de l'homme. Une telle disgrâce produisit des conséquences désastreuses, et, à travers les siècles, nous sommes devenus, chacun à notre tour, les esclaves et les victimes de tyrans sans coeur et sanguinaires, subissant les foudres des Néron, des Attila, des Hitler et de tous les dictateurs des générations présentes, et de celles qui se sont succédées depuis le début des mondes tridimensionnels. Nous avons eu à faire face à des catastrophes écologiques, et nous avons été durement frappés par des déluges, des guerres, des tremblements de terre et des famines. Et pourtant, l'humanité n'a pas encore appris sa leçon, et répète toujours, siècle après siècle, les mêmes erreurs, profanant et souillant la terre qui la nourrit, et se vautrant dans son petit univers d'égoïsme et d'intolérance. Elle se retrouve maintenant à l'aube d'une période d'intense introspection, où elle devra changer radicalement de direction, en se débarrassant de cet égoïsme et de cette intolérance, qui furent à l'origine du matérialisme, de la décadence morale, et du déclin spirituel de cette génération.
Matérialisme, non dans le sens de faire l'expérience de la matérialité, ce qui, en somme, est le but de notre vie terrestre, mais, plutôt, le matérialisme de tous ceux qui ont fait du dollar et des possessions terrestres, le veau d'or de leur avarice et de leur incompréhension de la vie.
Décadence morale, non pas dans un contexte sexuel, car la vraie sexualité, non la bestialité, est un don divin, mais plutôt la décadence morale de tout ceux qui ont perdu contact avec leur vraie mission dans la vie, une mission d'amour au service des autres. Ils sont devenus les esclaves de leurs propres formes de pensée, centrées sur leurs bas instincts plutôt que sur leur propre Dieu intérieur, ce qui donna naissance à la fierté, l'avarice, la colère, l'envie, la gourmandise, la luxure, l'orgueil et la paresse, qui sont les sept péchés capitaux de l'humanité.
Déclin spirituel, non pas dans le sens d'assiduité aux offices religieux, mais bien plutôt le déclin spirituel des prêtres, rabbins, pasteurs et évangélistes, qui, même s'ils parlent de Dieu du haut de leur chaire, et chantent ses louanges, ne trouvent pas d'écho dans le royaume spirituel. Ils n'ont pas compris que Dieu, la Suprême Intelligence, le JE SUIS résidant dans le temple de notre corps, n'a aucun besoin de toutes ces manifestations extérieures, qui ne sont qu'une invention de l'homme, un hommage à son ego et à sa vanité, et, à cause de l'orthodoxie et du dogmatisme des religions, une insulte à l'universalité de Dieu.
L'intolérance est devenue le cheval de bataille de tous ceux qui, incapables de mâter leurs propres faiblesses, tentent de reporter ces imperfections sur les autres, et, pour cette raison, ils voient toujours la paille dans l'oeil du voisin. Ils n'ont pas compris que l'homme est un univers en soi; que personne n'a le droit d'intervenir dans le comportement spirituel d'un autre individu; que chacun d'entre nous s'incarne sur terre dans le but spécifique de faire l'expérience de la matérialité, remplissant ainsi, chacun à sa façon, nos obligations karmiques, et retrouvant le chemin qui mène à Dieu. Que nous atteignions, ou non, notre but en cette vie, est entièrement notre affaire, en ce sens que nous sommes les seuls responsables de nos actions, et s'il est bon de donner un conseil à nos frères et soeurs, il n'est absolument pas permis de leur imposer nos vues.
Encore une fois, les Églises du monde ont joué leur rôle dans l'évolution spirituelle de l'humanité. En dépit de leur rigidité, de leur orthodoxie et de leurs dogmes, elles ont été le phare qui a guidé le genre humain sur les eaux tumultueuses de la vie. Elles ont été, et elles sont toujours, la maternelle de la spiritualité, mais le temps est venu de quitter cette maternelle pour l'école élémentaire de la vie
L'être humain n'a pas compris que ses actions matérielles importent très peu à l'esprit qui réside dans le corps physique. Et cet esprit, qui est en somme l'expression de Dieu sur terre, ne s'intéresse qu'à l'éclosion de notre propre spiritualité, afin qu'elle puisse éveiller en nous les pouvoirs latents de Fils et Filles de Dieu, et favoriser le Retour tant annoncé, le dévoilement du Christ à l'intérieur de chacun d'entre nous.
Nous sommes la génération des grands changements qui ont été annoncé depuis des millénaires. Ce tournant du siècle est la période la plus importante et cruciale de la vie présente et et de toutes les vies que nous avons vécues. Le temps est venu de prendre une décision, et de choisir la voie à suivre. Servirons-nous la cause du matérialisme, ou le Dieu qui réside en nous? Personne ne peut servir deux maîtres, car une maison divisée est vouée à la ruine.
En ces jours de discorde, de troubles, de désastres et de cataclysmes naturels, tous doivent s'unir, dans un effort ultime pour rétablir l'harmonie entre les peuples, éliminant ainsi les guerres, la faim et la pauvreté dans le monde. L'humanité doit se libérer de l'asservissement de l'orthodoxie et des dogmes qui la divisent, car il n'existe qu'une seule Église, l'Église du Christ en chacun de nous, et un seul Pasteur, le Dieu intérieur, cette Force Universelle qui anime le plus infime atome de la Création.
De nos jours, il y a un certain retour aux valeurs anciennes, mais aussi, une résurgence des superstitions, mythes et croyances moyenâgeuses. Les faux prophètes de cette génération se servent des médias, tels la radio et la TV, pour diffuser leur message de peur, en brandissant le spectre de leur Dieu Vengeur, et en culpabilisant tous ceux qui ne sont pas encore 'sauvés'. Les petites congrégations qui se forment autour de pasteurs 'en herbe', sont encore plus orthodoxes que les grandes religions du monde. Forts de leur dépendance totale de la Bible, ils se créent un ghetto spirituel qui voile à leurs yeux, le sens et les valeurs véritables de la vie.
La grande vogue de ces dernières décennies, est de tenter de déchiffrer les livres bibliques, afin d'y trouver des indices, permettant de découvrir le jour et l'heure des grands changements à venir. Certains y voient la fin imminente de la planète, alors que d'autres attendent impatiemment la 'seconde venue' de Jésus, afin qu'il 'sauve' le monde une seconde fois. Certaines sectes se voient déjà transportées au ciel dans un nuage de gloire ou se suicident en groupe pour y parvenir, alors que d'autres se préparent à prendre place dans les véhicules de l'espace qui les transporteront vers d'autres galaxies. Il y a, certes, une part de vérité dans tous ces scénarios, mais le fait demeure, que l'être humain est, et sera toujours, l'artisan de sa propre transformation, et cette transformation physique, mentale et spirituelle, est le moyen le plus sûr de survivre aux changements et de faire partie du monde nouveau.
Il n'y aura pas de retour de Jésus sur terre, non plus qu'il n'y a eu naissance d'un antéchrist. En fait, Jésus ne nous a jamais quitté. Il s'est tout simplement élevé au-dessus des limitations terrestres en manifestant le Christ en lui, et il n'attend que le bon vouloir de chacun pour se manifester. Pour ce qui est de l'antéchrist, il a toujours été parmi nous, changeant souvent de forme, mais toujours là, et toujours prêt à attirer l'être humain dans ses filets dévastateurs. Tout ce qui retarde l'avènement du Christ en chacun de nous est antéchrist. Le petit Robert nous dit qu'un antéchrist est un ennemi du Christ qui, selon l'Apocalypse, viendra prêcher une religion hostile à la sienne un peu avant la fin du monde. Le dictionnaire anglais Webster, abonde lui aussi, dans le même sens, et nous dit qu'un antéchrist, est une personne qui sera à la tête des forces du mal sur terre, pour faire la lutte aux forces du bien qui seront éventuellement victorieuses. (Traduction de l'auteur) Aucune de ces définitions n'est en accord avec les principes ésotériques. Intrinsèquement, un être humain ne peut devenir un antéchrist, car nous sommes tous des Christs, et la flamme divine qui brûle au-dedans de nous, ne peut se retourner contre elle-même. L'antéchrist représente, en fait, tout ce qui empêche les êtres humains d'atteindre leur but, celui d'exprimer le Christ en eux, afin de devenir de véritables Fils et Filles de Dieu. Même si nous sommes inconscients de Sa présence, et ne pouvons, pour le moment, manifester Son pouvoir et Ses attributs, l'Esprit Christique est partie intrinsèque de l'être humain et le symbole de la présence de Dieu en chacun de nous. Un antéchrist ne peut être que la création de l'homme, et non pas l'homme lui-même. L'antéchrist est tout autour de nous, et l'argent, le pouvoir, et la cupidité, sont trois de ses formes les plus subtiles. Ils sont devenus une telle puissance, que nous avons totalement oublié, que toutes les richesses du monde (le pouvoir Christique) sont à notre disposition, et que l'abondance divine est ici, et maintenant. Ainsi, ne regardez pas dans le monde extérieur, mais cherchez au plus profond de vous-mêmes, et vous découvrirez que l'argent, le pouvoir et la cupidité, ont pris le contrôle de l'être humain, retardant ainsi la manifestation du Christ en chacun de nous, et devenant, par le fait même, les antéchrists de cette génération.
Pour ce qui est de la fin du monde, elle a été prédite tellement de fois depuis des millénaires, qu'il est maintenant difficile de s'y retrouver, dans les nombreuses prédictions qui nous ont été transmises par les prophètes du passé, et même du présent. Qu'il nous suffise de savoir que les changements géologiques et les perturbations atmosphériques prédits par tous ces clairvoyants, et prévus par certains membres de la communauté scientifique, sont réels, et sont à la veille de bouleverser la planète, et faucher de nombreuses vies sur terre. La brèche dans la couche d'ozone, et l'effet de serre, dont nous commençons à ressentir les effets, ne sont que quelques-uns des signes avant-coureurs des grands changements à venir. Ce n'est pas la fin du monde. C'est, plutôt, la fin d'un monde de décadence et de matérialisme, et le commencement d'une ère de paix, d'amour et de fraternité. Ces changements seront bénéfiques pour tous ceux qui survivront au déplacement de la terre sur son axe, mouvement qui lui fera prendre sa nouvelle place dans l'espace, et sera le présage d'une nouvelle humanité. Ces énergies sont en train de se concentrer, et, même si ces changements semblent maintenant irréversibles, il est difficile d'y mettre une date, car le c