Enseignements de la Nouvelle Renaissance
Enseignements de la Nouvelle Renaissance



Avant-Propos

La vie vaut la peine d'être vécue, et, de notre propre initiative, nous avons accepté d'en faire l'expérience tridimensionnelle sur terre. Le corps humain que nous endossons à la naissance, a une durée de vie illimitée, et l'esprit qui l'habite, peut s'en servir, tant et aussi longtemps qu'il maintient la forces vitale, ou champ énergétique, de ce corps, en parfaite harmonie avec le corps mental et le corps spirituel. L'âge n'a rien a y voir, et c'est une illusion de notre monde physique, de croire en la finalité de la vie, alors qu'en réalité, la vie est illimitée. C'est notre propre égoïsme, notre intolérance, et nos conceptions erronées de la vie qui mettent en marche, et accélèrent, le processus de vieillissement, et la mort n'est que le retrait de l'esprit, d'une forme qui ne répond plus à ses attentes et à ses objectifs.

Avant de prendre possession du corps physique, nous avons pris l'engagement de remplir, au meilleur de nos capacités, les conditions qui s'y rattachent, y compris, bien sûr, tout le processus sociétal, les relations familiales, les contraintes religieuses, et non le moindre, le facteur génétique et environnemental, qui fait également partie de l'engagement préincarnationnel.

Tous ceux dont la vie semble insupportable et qui souhaiteraient mourir, devraient faire une visite dans les hôpitaux de leur arrondissement. Là, ils verraient un échantillonnage de toutes les misères humaines qui les feraient réfléchir sur leur propre sort. C'est alors qu'ils réaliseraient que l'égoïsme est leur pire ennemi, et que c'est dans l'amour et le service aux autres, qu'ils en viendraient à comprendre et à surmonter leurs problèmes et leurs difficultés, et trouveraient ainsi la paix et le bonheur.

La vie est un don divin.
La vie vaut la peine d'être vécue.

Le Suicide

La vie est le don le plus précieux de l'univers, et ceux qui, dans un moment de désespoir, songent à mettre fin à leur vie, n'ont décidément pas compris que l'esprit, le principe de vie, est immortel, et qu'en se débarrassant du corps matériel, ils ne font qu'amplifier les problèmes qui les ont conduit à une solution aussi radicale. Une fois la transition faite, ils réalisent que ce qu'ils considéraient comme une échappatoire à leurs problèmes, est devenu, pour eux, une nouvelle source de frustration et d'angoisse. Ils se rendent finalement compte, qu'ils ont perdu l'opportunité de faire face à leurs engagements karmiques, en surmontant ces mêmes difficultés, ce qui, en fait, est le but de leur incarnation terrestre.

Tel que mentionné auparavant, le karma est la loi de cause et d'effet qui nous enseigne que chacun de nous récolte ce qu'il a semé, ou, pour être plus explicite, agissez envers les autres comme vous voudriez que l'on agisse envers vous-mêmes. Le processus réincarnationnel nous permet de revenir sur terre, vie après vie, afin de goûter aux joies, mais aussi aux rigueurs et aux limitations du monde matériel. Ainsi, nous avons l'opportunité de croître en sagesse et en connaissances, afin que les Enfants Prodigues que nous sommes puissent retourner à la maison du Père, et partager les richesses de Son Royaume.

Nous insistons beaucoup sur l'aspect réincarnationnel et multidimensionnel de la vie, et le mot Dieu se retrouve de nombreuses fois dans ce livre. Toutes ces répétitions sont intentionnelles, parce que la réincarnation et le karma sont les chaînons, ou les pièces manquantes, de l'éternel puzzle de la vie. Par ailleurs, le mot Dieu ne pourra jamais être répété trop souvent, car il représente la plus puissante vibration de l'Univers.

Il est dit quelque part que "la vie n'est pas un bouquet de roses", et cela est vrai, car nous revenons sur terre, vie après vie, dans le but précis de parfaire un corps humain, et de redevenir les enfants de Dieu que nous étions au début de la créativité. A cet effet, nous avons librement choisi les parents et l'environnement de notre présente incarnation. Ceux qui se plaignent constamment qu'ils n'ont pas demandé à naître, n'ont tout simplement pas saisi le sens véritable de leur incarnation terrestre, alors que, par le processus de procréation (l'accouplement), les êtres humains deviennent eux-mêmes les créateurs de la forme physique qui permet à l'esprit de se manifester dans le monde que nous habitons. Ainsi, issus de ce corps, l'homme et la femme deviennent, eux-mêmes, la voie d'accès, par laquelle un autre esprit pourra s'exprimer dans le monde matériel, se conformant ainsi à la loi de cause et d'effet, et perpétuant le cycle ininterrompu de naissance et de renaissance de la vie. Chacun de ces drames réincarnationnels a un objectif spécifique, et l'esprit est pleinement conscient du rôle qu'il a, lui-même, choisi avant de se réincarner sur terre une fois de plus. Non seulement avons-nous demandé à naître, mais encore, nous avons choisi les circonstances de cette vie, et, que nous soyons riche ou pauvre, c'est le moyen d'expression que nous avons choisi. Nous devons en tirer le meilleur parti possible, et jouer notre rôle au meilleur de notre connaissance et de notre habileté.

Nous sommes, en fait, le directeur de notre propre drame réincarnationnel, et nous en avons également le rôle principal. Bien que le synopsis de ce drame existe déjà, nous écrivons notre propre dialogue, et nous improvisons au fur et à mesure que la pièce se déroule. Les autres acteurs font de même, car ils sont, eux aussi, les acteurs principaux de leur propre drame réincarnationnel. Le synopsis est, en fait, l'engagement karmique que nous avons pris avant de nous réincarner sur terre, et le dialogue que nous improvisons n'est autre que la liberté d'expression de l'individu, le droit divin que nous avons tous, de faire nos propres choix dans le flot constant de pensées qui se forment dans notre esprit, et de décider de la voie à suivre pour notre plus grand bien. Ces formes de pensée trouvent leur expression dans le monde tridimensionnel et forment ainsi la trame de nos destinées.

Le but ultime de la vie sur terre est de parfaire ce corps que nous avons endossé à la naissance, et ce, à tel point que nous puissions, comme Jésus l'a fait, l'emporter avec nous lors de la transition vers les dimensions supérieures, ou si vous voulez, vers une plus grande expression de l'univers cosmique que nous habitons. Pour être plus explicite, je dirais que nous devons parfaire le corps de telle façon que l'être total, corps, âme et esprit, puisse avoir accès à la totalité de l'univers de Dieu sans avoir à passer par la transition que nous appelons la mort. Il est donc important de prendre soin de ce corps, et ceux qui, dans un moment d'inconscience, le détruisent, se privent ainsi de la seule voie d'accès à ce monde paradisiaque multidimensionnel auquel ils aspirent.

Même si le suicide est un choix personnel, aucun d'entre nous ne l'a choisi comme expérience vie. La durée de notre vie terrestre est une prérogative divine et fait partie de l'engagement spécifique que nous avons pris avant de nous réincarner sur terre une fois de plus. Cet engagement tient compte du danger que représente un retrait prématuré de l'esprit, mais ce retrait [le suicide] est un choix négatif du conscient et fait partie des impondérables de l'existence.

L'esprit a une ligne directe avec le corps qu'il endosse à la naissance. Selon notre comportement, cette communication augmente ou diminue à mesure que nous grandissons: le plus grand l'épanouissement spirituel, le plus direct la communication mais, à mesure que nous nous attachons aux choses matérielles, la communication devient de plus en plus faible, et bientôt, le conscient de l'individu n'entend plus que le brouhaha du monde physique. Il se retrouve ainsi seul, aux prises avec les limitations qu'il s'est lui-même imposées, et complètement isolé du monde intérieur dont il s'est graduellement détaché.

Les peines et les souffrances auxquelles nous sommes assujettis, nous semblent parfois injustes et insupportables, mais seulement parce que, notre perception étant limitée aux choses terrestres, nous ne voyons qu'une infime partie de cette réalité cosmique qui est nôtre, ce droit d'ainesse divin que nous avons vendu pour le plat de lentilles de la matérialité. Et c'est pourquoi il nous est si difficile de comprendre et d'accepter ces peines et ces souffrances pour ce qu'elles sont vraiment, des leçons de vie qui nous permettent d'aller toujours plus loin sur le chemin de la spiritualité et de l'illumination. C'est la course à obstacles que nous avons choisie, que nous devons tous affronter, et que nous devons gagner coûte que coûte.

Le suicide ne fait pas partie du plan de vie de l'individu. Ce plan de vie offre des alternatives en cours de route, mais le moment de la transition est défini en fonction des besoins de l'esprit, et ce, à n'importe stage de la vie physique n'est pas un acte de courage, c'est un acte de faiblesse et, peut-être même, de lâcheté, car il est beaucoup plus difficile de vivre que de s'enlever la vie. Un tel acte est la conséquence et la culmination d'un apitoiement extrême, où l'individu concentre toutes ses pensées sur sa propre personne, et blâme, consciemment ou non, son entourage et le monde entier, pour tout ce qui arrive dans sa vie.

Et pourtant, rien n'arrive par coïncidence ou accident car, même s'il ne fait pas partie des plans de vie tridimensionnels, le suicide fait tout de même partie d'un vaste plan cosmique où le véritable spectacle se joue sur un échiquier multidimensionnel, avec interaction entre les différentes personnalités que nous avons créées au cours des àges. La manifestation de l'individu sur le plan physique est la somme totale de toutes ces expériences, et c'est sur cette base que se forment nos choix de vie. Ainsi, l'individu qui, après toutes ces vies qu'il a vécues, n'a pas encore compris le sens et le but de son incarnation terrestre, sera beaucoup plus enclin à terminer cette vie qui ne l'intéresse plus, que celui qui en comprend la valeur véritable.

Certains objecteront que s'enlever la vie est un acte irréfléchi, provoqué par la dépression, le découragement, la folie, et que l'individu n'est pas responsable de son acte, mais il n'en demeure pas moins vrai que ce geste est tout de mêm la conséquence d'une pensée qui a germé dans l'esprit conscient et sain de l'individu. Cette pensée a fait son chemin jusqu'à devenir une idée fixe, un état hypnotique, où le suicide devient la seule porte de sortie et l'unique solution à tous ses problèmes.

Donc, même si l'acte lui-même est irréfléchi, celui qui le commet devra tôt ou tard, comprendre la futilité de son acte. La loi divine est immuable, juste et miséricordieuse, et s'il nous arrive une épreuve, il est certain que celle-ci a sa raison d'être, et nous avons, en nous-mêmes, la force morale et les capacités physiques pour la surmonter. Ce sont nos pensées matérialistes et notre égoïsme qui voilent à nos yeux le véritable objectif de notre vie terrestre, et concentrent notre attention sur nous-mêmes, au lieu de la concentrer sur notre mission de vie, qui est d'aimer et de servir les autres.

Même s'il est extrêmement difficile de fonctionner normalement et de survivre dans le monde décadent et matérialiste qui nous entoure, tous les esprits qui se réincarnent sur terre, étaient pleinement conscients de ces limitations et de leur mission spécifique dans le monde avant leur incarnation car, encore une fois, nos choix de vie sont faits en fonction des obligations karmiques que nous avons contractées. Sans égard aux difficultés que ces obligations ne manqueront pas d'occasionner, nous choisissons le moment de vie, l'environnement et les parents qui seront les plus aptes à faciliter notre tâche terrestre. Personne n'accepte une mission impossible, et, quelque soient les leçons à apprendre, et les défis à relever, nous avons tous les outils nécessaires à notre fonctionnement normal, et à notre croissance dans ce monde que nous habitons.

Même s'il peut en paraître autrement, nous avons le plein contrôle de notre vie en tous temps et en toutes circonstances. C'est toujours une question de choix, non de fatalité. Certains objecteront, et à juste titre, que la victime d'un meurtre prémédité n'a pas grand-chose à y voir, et qu'une personne atteinte de cancer n'est pas responsable de la détérioration de ses cellules. Mais là aussi, c'est une question de choix et de perspective. Parce que nous limitons nos perceptions à la réalité de nos cinq sens physiques, nous sommes ignorants de ce qui se trame dans ce que nous appelons le subconscient. La pensée est créatrice, et à chaque instant de notre vie, nous créons (littéralement) la réalité physique du moment qui suit. Les pensées positives créent une réalité positive, de même que les pensées négatives sont la cause des problèmes et des maladies dont nous refusons d'assumer la pleine responsabilité parce que nous limitons notre perception à une seule vie et que nous avons pris l'habitude de blâmer les autres au lieu de nous regarder en face. Le karma, la loi de cause et d'effet, vient démolir tout cet échafaudage de croyances, et nous rappelle que chacun de nous est responsable de ses actions et que ce que nous semons, nous le récoltons tôt ou tard. Certains parlent de récompense et de punition pour expliquer cette loi de cause et d'effet, mais cela ressemble trop au Dieu Vengeur de l'Ancien Testament. Le karma est beaucoup plus que cela. C'est, en fait, la période d'examen de tout ce que nous avons appris durant les nombreuses vies que nous avons vécues, et la mise en pratique des conseils qui nous ont été prodigués dans les dimensions astrales avant de faire, une fois de plus, l'expérience des mondes physiques. Si nous tenons compte de ces leçons et de ces conseils, la vie sur terre est beaucoup agréable. Les obligations karmiques disparaissent l'une après l'autre, nous laissant ainsi toute latitude pour tenter de nouvelles expériences et affronter de nouveaux défis. Le dicton 'oeil pour oeil, dent pour dent' est un vestige de l'Ancien Testament, et il est faux de croire que nous devons absolument expier, dans la vie présente, un crime que nous avons commis dans une vie antérieure. Il n'est question ici que d'expériences de vie et de leçons à apprendre: si nous avons profité des expériences de vie antérieures, et si nous tenons compte des leçons apprises dans les dimensions astrales, la prochaine incarnation sera, non pas le moyen de goûter à notre propre recette, mais plutôt l'opportunité d'éviter les écueils qui nous ont fait chuter en cours de route lors des précédentes incarnations, et de vivre la présente vie comme des fils et filles de Dieu que nous sommes tous.

Ainsi, un meurtrier n'aura pas à subir un sort identique dans une prochaine vie, si, dans l'intervalle, il a appris sa leçon, et reconnaît qu'il faut respecter la vie d'autrui. Il se réincarnera alors une fois de plus afin de vivre une vie selon les lois spirituelles de la création. C'est, en définitive, ce que les religions appellent, l'état de grâce, qui n'est pas, comme on le croit, une faveur de la Divinité, mais bien plutôt la reconnaissance de nos erreurs, et le désir de vivre comme les enfants de Dieu que nous sommes. L'Énergie Suprême que nous représentons, n'est pas un Dieu Vengeur, mais un Père aimant, toujours prêt à accueillir la brebis égarée. Ce n'est que lorsque notre engagement karmique n'est pas respecté que la loi de karma entre en ligne de compte. 'On récolte ce qu'on a semé' devient alors une maxime de vie où toutes les lois spirituelles entrent en ligne de compte, y compris, bien sûr, l'amour et la compassion.

Ainsi, tout est fonction de la pensée, et si nous désirons progresser spirituellement, nous devons prendre l'entière responsabilité de nos actions. Pour toute action, il y a toujours une alternative, ou des alternatives. Celles-ci sont subordonnées à la pensée, qui est elle-même subordonnée à l'esprit. En fin de compte, c'est l'esprit, et non le conscient de l'individu, qui devrait avoir le plein contrôle du corps, et le suicide n'est que l'ultime recours du conscient qui tente ainsi de se libérer de l'influence de l'esprit et des engagements karmiques qu'il a pris avant de se réincarner une fois de plus. Cependant, rien ne se perd, et même s'il avait le choix de prendre une autre direction, l'individu qui met fin à ses jours, aura tout de même appris que l'égocentrisme et l'apitoiement sur soi-même ne peuvent conduire qu'au désastre. La prochaine fois, il faut l'espérer, il réalisera que l'altruisme est la véritable façon de s'aider soi-même, et se dévouer au service des autres, est encore le meilleur moyen de régler ses propres problèmes et d'accomplir ainsi sa mission de vie. Tout ceci, bien sûr, ne justifie pas le suicide, mais il le place dans une plus grande perspective de la réalité, où la loi de cause et d'effet rétablit l'ordre et l'harmonie dans ce qui peut nous apparaître comme un monde désordonné et impitoyable.

Il existe, bien sûr, de nombreuses causes au suicide. De la peine d'amour au désastre financier, il y a toute une infinité de facteurs qui peuvent inciter une personne, à faire abstraction de toute logique, et commettre un acte aussi extrême et radical. Chaque bouffée d'air que nous aspirons, est la preuve que le désir instinctif du corps est de survivre. Ainsi, même s'il existe des causes profondes (karmiques ou autres) à tous ces actes de suicide, tous ont ceci en commun, que l'égocentrisme de l'individu voile la perspective veritable de sa mission terrestre et le retient dans un cocon de pensées négatives qui le détruisent peu à peu. A force de s'apitoyer sur lui-même, il en vient à se créer un monde noir et sans espoir qui ne lui laisse d'autre alternative que le suicide.

Jusqu'à un certain point, l'humanité est responsable de ces actes de suicide qui, très souvent, sont la conséquence de l'inaptitude de l'individu à affronter les problèmes de la vie, dans un contexte de société, où l'élite est beaucoup plus disposée à accroître la production, et générer les profits, qu'à subvenir aux besoins réels de cette même société. Lorsque la loi de la jungle remplace la loi d'amour, il n'est plus question de fraternité et d'entraide, et c'est alors chacun pour soi.

Il est aberrant de constater que, dans une société aussi évoluée que la nôtre, nous n'avons pas encore réussi à réaliser le plein emploi, et il est honteux de constater qu'une grande partie de notre jeunesse est à la charge de la société, alors qu'elle devrait en être le pilier. Nous sommes bien loin d'atteindre ce but, et il se peut que les choses empirent, avant qu'elles ne redeviennent meilleures.

Ce n'est certes pas l'argent qui fait défaut, mais plutôt un manque d'intérêt flagrant pour les véritables priorités de la vie. La première priorité de la vie est la vie elle-même, et le bien-être physique, mental et spirituel de l'individu, devrait être le premier souci d'une société spirituelle. Nos jeunes ne sont pas aveugles. Ils sentent bien que quelque chose ne tourne pas rond. Ils se demandent pourquoi on consacre tant d'argent pour la guerre, et si peu (en comparaison) pour le bien-être et le bonheur des peuples. La vente des armes est un commerce extrêmement lucratif, et les profits énormes qu'il rapporte ne pourront jamais faire oublier les nombreuses pertes de vie que les guerres auront occasionnées. L'humanité s'est mise dans un beau guêpier, et elle a ouvert la boite de Pandore lorsqu'elle a décidé de régler ses problèmes par la guerre. La guerre est génératrice d'emploi et d'argent, mais c'est définitivement le pire moyen de procurer de l'emploi aux gens. Les millions de soldats morts durant les deux grandes guerres, auraient sans nul doute préféré une guerre écologique qui aurait généré autant de profit, sans les nombreuses pertes de vie de tous les conflits de ce siècle. Nous maintenons un haut profil sur le plan diplomatique, et nous dépensons des sommes énormes pour construire et entretenir des ambassades dans tous les pays du monde, mais, derrière cette brillante façade, se cachent les taudis et les bidonvilles de nos grandes métropoles. Si nous avons beaucoup à montrer en termes de prestige et de technologie, nous avons très peu à montrer en termes d'amour et de fraternité humaine.

C'est dans ce contexte de négativité, que nos jeunes ont à se débattre, et c'est dans cette atmosphère, que la jeune génération doit apprendre à vivre et à aimer son prochain. Et, alors que la société se complaît dans sa poursuite égoïste et matérialiste du bonheur, et que chacun tire la couverture de son côté, l'écart entre riches et pauvres s'agrandit de jour en jour, et il devient de plus en plus difficile de surmonter les difficultés de la vie courante. C'est pourquoi, il est beaucoup plus important d'inculquer à nos enfants et ce, dès leur tendre enfance, des principes d'amour et de fraternité humaine, que de les endormir avec des notions de nationalisme, de patriotisme et de zèle religieux. Le véritable patriote est celui qui place le bien-être de son prochain au-dessus de ses considérations personnelles, et le véritable zèle religieux, c'est de comprendre que Dieu se manifeste en chacun de Ses enfants, sans égard à la couleur, la race ou la religion.

Cependant, il ne faut pas oublier, que chacun de nous s'incarne dans l'environnement qui est le plus apte à accélérer sa progression spirituelle, et ceci, afin d'avoir accès à l'univers multidimensionnel qui est nôtre. Nous avons librement choisi le contexte social dans lequel nous vivons. Les contraintes de la vie, qui sont, en fait, le lot de toute l'humanité, ne devraient pas servir d'excuse pour commettre un acte aussi déraisonné que le suicide. Ceux qui décident de mettre, prématurément, un terme à leur propre vie, n'ont pas compris le sens de leur incarnation terrestre, et ils devront demeurer en état de suspension (les limbes) pour une période de temps qui correspond au nombre d'années qu'il leur restait à vivre. En effet, le suicide est un refus de profiter du temps alloué pour une existence terrestre, une perturbation momentanée du cheminement karmique de l'individu. Comme toute action déclenche une réaction, le suicidé doit, lui aussi, se soumettre à la loi de cause et d'effet. C'est pourquoi l'état de suspension, (les limbes) vient combler le nombre d'années qu'il lui restait à vivre. Sortant éventuellement de sa léthargie, ils réalisera qu'il a commis une erreur regrettable, et, profitant cette fois des leçons de sa vie précédente, ils décidera de se réincarner jusqu'à ce qu'il ait reconnu et résolu les problèmes qui l'ont conduit à une fin aussi tragique.

Faisant une légère digression, abordons le sujet du cancer, lequel est, consciemment ou inconsciemment, un acte d'auto-destruction. Ce n'est certes pas un suicide dans le sens que nous l'entendons, mais c'est tout de même eacute;séquilibre psychosomatique, un refus de faire face aux problèmes, et une abdication, en quelque sorte, de l'individu face à sa mission de vie. Les causes externes (cigarettes, déchets chimiques, pollution atmosphérique etc...) existent, mais elles servent plutôt d'accélérateurs, permettant à la maladie, ou au virus, de se développer. Le véritable coupable est le système immunitaire du corps, affaibli par les formes de pensée négatives. Et c'est pourquoi, lorsque survient une épidémie, certains attrapent facilement le virus, alors que d'autres ne sont pas affectés. Il n'y a qu'à se rappeler les grandes épidémies du passé, alors que des âmes charitables prenaient soin des malades, sans attraper la maladie.

Le cancer est la réaction du corps à des traumatismes émotionnels et des sentiments de culpabilité qui affectent le corps éthérique de l'individu, et se transposent dans le corps physique. Les causes externes ne font que favoriser l'éclosion de la maladie dans un endroit spécifique du corps (pour un fumeur, les poumons) ou, dans un cas extrême, dans tout le corps, et que la médecine appelle communément, un cancer généralisé. Si le cancer n'est pas arrêté, il se généralise et se répand dans tout le corps.

Nous sommes devenus une société matérialiste, et nous subissons l'effet hallucinant de tout ce qui a été implanté dans notre esprit depuis notre enfance, et de notre propre acceptation des contraintes religieuses et sociales que la vie semble nous imposer. Nous devons réaliser, une fois pour toutes, que toute maladie est psychosomatique; que ce qui pénètre dans nos forces de pensée, s'imprime dans les champs énergétiques du corps physique, car nous sommes ce que nous pensons. Lorsque l'individu n'est pas en harmonie avec les forces créatrices, ou dans la joie et le contentement de la vie, alors les cellules se figent sous l'effet de l'anxiété, du stress, et des contraintes de la vie courante: problèmes familiaux non résolus, incompatibilité maritale, mésentente, ennui, tristesse, et toutes les fausses conceptions de la société concernant le mariage, le divorce, la sexualité, l'avortement et la vie en général, tout cela amplifié par les conflits de génération, les limitations des lois d'église et l'ignorance d'une société, qui n'a pas encore compris que la pensée est la plus puissante force de bien et de mal de l'univers. Telles sont les causes du cancer, et rien d'autre, à l'exception d'un faible pourcentage de l'humanité, qui a accepté l'expérience pour des raisons karmiques, obéissant ainsi à la loi de cause et d'effet.

Ainsi, un jeune enfant qui nait avec une maladie congénitale, (coeur ou poumon déficient, ou toute autre maladie parfois mortelle), connaissait, avant de naître, l'état de ce corps qu'il a délibérément choisi. Il fait partie de ce faible pourcentage de l'humanité. Son choix fut un engagement karmique, sans aucun doute, car rien n'arrive par accident ou coincidence, mais il est possible que cet engagement karmique ait été fait pour aider les parents à remplir leurs propres engagements karmiques. Par exemple, une future maman qui se drogue ou fume immodérément et qui donne naissance à l'un de ces enfants, subira le traumatisme et la peine de voir son enfant dépérir peu à peu, ou s'il survit, vivre avec une déficience physique. La drogue et la cigarette ne sont que des exemples, et nombreuses sont les maladies congénitales, qui ont pour cause un problème psychomatique, lequel se transmet au corps de la mère et au fétus. La pensée est créatrice, et lorsqu'on parle d'un esprit sain dans un corps sain, cela s'applique également au fétus qui est partie intrinsèque du corps de la mère jusqu'à la naissance.

Même si elle a fait des progrès énormes en ce sens, la médecine ne peut trouver le remède définitif au cancer, car elle ne peut en trouver la cause. Dans la plupart des cas de rémission, le médicament, ou le traitement, ne fait que déclencher le mécanisme interne du patient, mettant ainsi en action le processus de guérison, en stimulant les cellules du corps, lequel, de cette façon, revient à la santé. Un véritable psychanalyste de l'âme, aurait beaucoup plus de succès que toutes les drogues et chimiothérapies que l'on impose aux patients. Il n'est pas exagéré d'affirmer, que tout individu atteint de cancer, peut raviver les cellules cancéreuses, en changeant tout simplement sa manière de vivre et sa forme de pensée. C'est une loi naturelle que la science et la religion ont rejeté, forts qu'ils sont, pour les uns, de découvrir les secrets de l'univers dans leurs laboratoires, et, pour les autres, de la nécessité d'un intermédiaire entre eux-mêmes et leur Dieu, alors que, en réalité, ce Dieu est au-dedans de chacun de nous, toujours prêt à transformer ce corps qui est fait à Son Image et à Sa Ressemblance.

Petit à petit, l'humanité prend conscience de cette merveille qu'est le corps humain, et la science est sur le point de découvrir la véritable corrélation qui existe entre le corps, l'âme et l'esprit. Ceux qui sont familiers avec l'informatique et les ordinateurs, sont déjà conscient de ce fait sur le plan physique, alors que le progrès technologique permet à l'usager d'insérer, dans l'ordinateur, une disquette capable de faire l'examen d'une autre disquette, ou d'un disque dur, et de réparer, automatiquement, tout programme infecté, ou endommagé. C'est le miracle de la technologie et, tôt ou tard, la science découvrira que le plus grand miracle est là, à l'intérieur de notre propre corps.

L'état naturel du corps est un état de perfection, et si nous gardons à l'esprit cette idée de perfection, nous ne pouvons que devenir parfait. Il existe un ordre parfait dans l'univers, et cet ordre n'est troublé que par les pensées négatives de l'humanité. Préférant se cacher derrière le paravent des limitations, des idées préconçues, et des fausses attentes de la société en général, l'être humain a perdu son idéal de vie et le but de son incarnation sur terre. Dans sa recherche constante des gains matériels, il a, comme l'Ésaü de la Bible, troqué son droit d'aînesse pour un plat de lentilles. Et ce droit d'aînesse est le pouvoir divin, la primauté de l'esprit, et sur le corps qu'il habite, et sur l'environnement qu'il a choisi. Le corps humain est la plus extraordinaire source d'énergie de l'univers, et seules, nos limitations nous empêchent de nous servir de cette énergie pour neutraliser les conditions négatives, cause de toutes les maladies, qu'il s'agisse d'un rhume, ou d'un cancer.

Si cette transformation est possible pour les cancéreux qui se laissent inconsciemment mourir, elle l'est également pour tous ceux qui, consciemment, et de manière irrationnelle, tentent de mettre un terme à leur propre vie. La prédisposition au suicide est définitivement une maladie de l'âme, car l'individu fait abstraction de tout ce qui est positif dans sa vie, pour se concentrer entièrement sur ses problèmes et sa vision négative de l'humanité. S'il est déjà difficile, pour un individu normal, de venir à bout du stress, de l'anxiété et des contraintes sociales, cette difficulté devient une montagne infranchissable dans l'esprit de l'individu qui songe au suicide. Affaiblis et découragés qu'ils sont par l'apparente insolubilité de leurs problèmes, ils ne peuvent trouver, dans le monde extérieur, l'encouragement qui leur ferait remonter la pente, et les conseils spirituels qui leur ouvriraient de nouveaux horizons et leur donnerait le désir de vivre.

Les parents ont aussi leur part de responsabilité, et, même s'ils ne sont pas responsables de l'acte lui-même (le suicide), ils sont, néanmoins, responsables de l'éducation de l'enfant, et ils devraient être attentifs à tout signe de dépression ou de découragement, signes avant-coureurs d'une condition psychologique, ou pathologique, pouvant éventuellement conduire l'individu à choisir une mesure aussi draconienne que le suicide.

Tout comme certains hommes désirent un enfant afin de prouver leur virilité ou pour perpétuer le nom familial, certaines femmes continuent à jouer à la poupée, et croient, aidées en cela, par la religion et les tabous de la société, que mettre un enfant au monde est un pré-requis de la condition féminine. Le pré-requis de la condition féminine et masculine, est de considérer chaque être humain comme le frère, ou la soeur, qu'ils sont, et c'est sur cette base que se forme une société juste et équitable. Mettre au monde et élever des enfants est une expérience enrichissante mais, comme pour toute autre mission de vie, il est bon de peser le pour et le contre d'une telle décision, car elle affectera, non seulement la vie des futurs parents, mais également la vie de celui ou celle qui va naître. L'enfant n'est pas un jouet avec lequel on s'amuse, et que l'on met ensuite de côté lorsqu'il devient encombrant. Être parents implique un engagement formel, celui de donner à l'enfant toute l'aide nécessaire, pour accomplir sa mission de vie.

L'enfance est la période la plus cruciale de la croissance, et même s'il lui est difficile d'exprimer ce qu'il ressent, l'enfant démontre, dès le bas âge, des aptitudes et des talents qui sont, en fait, les signes avant-coureurs de sa mission spécifique dans le monde, et son éducation doit se faire avec cette idée en perspective. Un enfant qui tombe dans les pommes lorsqu'il saigne, et que la vue d'un couteau fait frissonner, n'a certes pas l'étoffe d'un chirurgien, et même si son père a choisi la profession médicale, cela ne veut pas dire que l'enfant doive, nécessairement, suivre ses traces. Celui qui hait les mathématiques mais adore la musique, sera sans doute plus heureux comme musicien, que comme comptable. Ce n'est, certes pas, une règle absolue, mais ce sont là des signes indicateurs, et c'est la mission des parents d'encourager l'enfant et de faciliter ainsi sa mission de vie. Toutefois, leur rôle en est un de conseiller, et ils ne doivent, en aucune façon, exercer une influence indue sur le comportement de l'enfant et ses choix de vie.

D'une certaine façon, l'enfant est sur la rampe de lancement de la vie, mais, une fois lancé, il doit suivre sa propre voie, libre à lui d'accomplir, ou non, sa mission de vie. Et alors que les parents devront répondre de son éducation, il est, lui-même, responsable de ses propres actions, et il sera jugé en conséquence.

En général, ce ne sont pas ceux qui parlent constamment de suicide et qui menacent de s'enlever la vie, qui sont le plus à surveiller, car la crainte de la mort et leur propre instinct de conservation les empêcheront probablement de le faire. Ce sont plutôt ceux qui sont enfermés en eux-mêmes, et éloignés de la réalité, et qui, après en avoir mûri l'idée jusqu'à l'obsession, accomplissent le geste fatal. Et c'est là que l'amour, la compréhension et le soutien moral peuvent leur faire prendre conscience de leur propre valeur en tant qu'être humain, leur permettant ainsi de remonter la pente et de reprendre une vie normale. Dès qu'ils voient un rayon de soleil filtrer à travers le brouillard de leur esprit, leur désir de vivre prend le dessus, et fait disparaître toute pensée négative extréme, qui pourrait les conduire à porter atteinte à leur propre vie.

Tous ceux qui, dans un moment de désespoir, songent au suicide devraient réaliser que la vie est un don divin; qu'ils ont demandé à venir en ce monde, et qu'ils ont choisi les expériences nécessaires à leur développement. Ils ont tout ce qu'il faut pour surmonter les difficultés, mais leur ego, ou fausse personnalité, voile à leurs yeux le véritable but de leur incarnation. Loin de voir le côté positif de la vie, ils se lamentent sur leur sort, et se sentent rejetés par la société, et étrangers dans leur propre environnement. Et pourtant, ils ne sont pas les seuls à souffrir, et nous sommes tous assaillis de difficultés. Il faut bien comprendre que toutes ces difficultés qui nous assaillent sont des bienfaits déguisés et des tremplins qui nous permettent d'aller toujours plus loin dans la voie du développement spirituel.

En fait, le suicide est un acte ultime d'égoïsme, car l'individu se concentre entièrement sur lui-même, et, oubliant famille, amis et société, il commet un acte d'autodestruction, qui n'aura pour tout résultat, que de susciter un sentiment de culpabilité, en tous ceux qui ont croisé son chemin de vie, ce qui, en définitive, est le désir inconscient de la plupart de ceux qui tentent de mettre fin à leurs jours. Leur état découlant, précisément, du sentiment qu'ils ont de se sentir inutile, et d'être rejetés de la société dans laquelle ils vivent, ils éprouvent le désir de culpabiliser cette société, qui, pensent-ils, ne réalisera qu'ils étaient vivants, que lorsqu'ils seront, finalement, morts.

Bien sûr, les victimes de suicide se retrouvent dans toutes les couches de la société, et ce fléau n'est relié ni au nombre d'enfants, ni à la classe sociale dans laquelle ils vivent, mais bien plutôt à une carence de l'éducation, au conflit des générations, à l'indifférence et l'apathie de leur entourage et de la société en général. De nombreux parents tentent d'aider leur enfant, mais ils n'ont aucune idée des besoins et de la perplexité, de cette jeune génération, qui se retrouve dans un contexte matérialiste aussi aberrant. Le fossé des générations et le manque de communication sont des lacunes regrettables, car elles peuvent conduire à l'introspection, bénéfique pour celui qui veut méditer, mais dangereuse pour un esprit dépressif, qui s'en sert comme protection, ou refuge permanent, contre le monde extérieur. De là, au repli total en soi-même, il n'y a qu'un pas, et, comme on le constate tous les jours, cela peut facilement conduire à des mesures extrêmes telles que le suicide.

Des troubles émotionnels à la perte d'emploi, il existe toute une myriade de causes pouvant inciter un individu à s'enlever la vie. Mais la cause sous-jacente, et sans doute la plus importante, est un déséquilibre affectif, qui porte l'individu à ne voir que le coté négatif des choses, et une incapacité de faire face aux difficultés, lesquelles sont amplifiées par les limitations que lui imposent la société et la religion. Par exemple, un enfant qui ne se sent pas aimé, ou qui est négligé par ses parents, est encore plus malheureux que l'orphelin qui n'en a plus, et son déséquilibre affectif sera à la mesure de son besoin d'amour. Grandissant avec ce vide en lui-même, il ne pourra que transposer dans sa vie ce sentiment de rejet. Il tentera par tous les moyens, de pallier à cette carence, et chaque nouvelle déception viendra amplifier le problème, et le convaincre que ce monde n'est pas fait pour lui.

Tout ceci est, bien sûr, relié à la loi de cause et d'effet, et la révolte de l'individu qui se sent accablé par toutes ces épreuves, est en fait une capitulation, un refus de se conformer aux ententes karmiques qu'il a contractées avant de se réincarner sur terre une fois de plus.

Personne n'accepte une mission impossible, et chacun de nous possède ce qu'il faut pour surmonter toutes les difficultés. Encore une fois, le véritable problème en est un d'égoïsme, et au lieu de concentrer toute leur attention sur eux-mêmes, tous ceux qui pensent à s'enlever la vie, devraient revoir leurs priorités de vie, et prendre conscience de leur mission dans le monde au service de l'humanité. A moins de le surveiller 24 heures sur 24, on ne peut empêcher un individu de s'enlever la vie, mais celui-ci doit réaliser qu'il devra répéter, tôt ou tard, les mêmes expériences qui l'ont conduit à agir ainsi.

La vie est un contrat que nous avons signé avec notre propre Dieu intérieur, et mourir dans la dignité, est, en définitive, quitter ce monde au temps alloué pour une telle éventualité.

Ceux qui, se croyant définitivement condamnés par la médecine, demandent l'assistance de parents, ou d'amis, pour les aider à faire la transition avant le temps alloué pour cette éventualité, imposent à tous ces gens un lourd karma, car ils se servent de liens affectifs, pour les forcer à participer à ce qui est, en somme, l'abandon de leur mission de vie. L'euthanasie est l'usage des procédés qui permettent de hâter, ou de provoquer, la mort, pour délivrer un malade incurable de souffrances extrêmes, ou pour tout motif d'ordre éthique. [Petit Larousse] Lorsque la médecine parle de maladie incurable, ou phase terminale, elle ne fait, en somme, qu'admettre son impuissance à trouver la cause et le remède. Malheureusement, notre société en est rendue à un point où, à cause des tabous et des idées préconçues qu'elle propage, il devient très difficile de combattre la maladie, et de rendre la santé aux malades. Le cancer et le sida en sont les exemples les plus frappants. Depuis des décennies, et malgré les progrès de la médecine en ce sens, ces maladies sont toujours associées à l'idée de la mort, et la seule prononciation du mot effraie la plupart des gens. On peut sympathiser avec ceux d'entre eux qui désirent mettre un terme à leur vie, mais on ne peut, en aucun cas, les assister dans l'accomplissement d'un tel acte. Même si leur état semble désespéré, se donner la mort, ou demander aux autres de le faire, est un geste contre nature. Ceux qui les aident, ou les assistent, en cet instant ultime, agissent contre leur propre intérêt, et l'intérêt du patient.

Ce qui tend à prouver qu'il est plus difficile de vivre que de mourir, et le suicide, quelque forme qu'il puisse prendre, est un acte de faiblesse. C'est le repli de l'enfant prodigue qui bat en retraite, à mi-chemin vers la maison de son Père.

La médecine n'est, en somme, que la conséquence logique du déclin des sociétés, car une société qui vit selon les lois divines, est exempte de maladie, et, pour elle, la transition que nous appelons mort, n'est qu'une autre étape à franchir dans le cycle ininterrompu de naissance et de renaissance de la vie. Notre société étant ce qu'elle est, il faut bien se rendre à l'évidence, et reconnaître qu'il y a encore un bout de chemin à faire, avant de vaincre totalement la maladie et la mort.

En médecine, il y a deux écoles de pensée: celle qui tient à garder le patient en vie, coûte que coûte, même si cela implique l'usage de moyens mécaniques de survie, et celle qui, pour des raisons tout aussi valables, prône l'usage de moyens chimiques pour y mettre un terme. Ces deux formes de pensée sont issues de concepts matérialistes de la spiritualité, et c'est l'ignorance des lois divines qui rend la transition si difficile. La mort n'existe pas. Il n'y a que naissance et renaissance continuelle de la vie, sur cette terre, et dans tous les mondes habités de l'univers.

Il est donc impérieux de reconnaître le droit de chacun de mourir dans la dignité, mais cette dignité sera, non pas de hâter la transition, mais, bien plutôt, de laisser la vie suivre son cours. L'esprit a suprématie sur le corps physique, et, le moment venu, il quitte librement la forme qui lui sert de véhicule dans ce monde tridimensionnel. Dans un même ordre d'idée, prolonger indéfiniment la vie d'un malade par des moyens artificiels, ne fait que retenir l'esprit dans une forme qui ne lui est plus d'aucune utilité, retardant ainsi sa progression dans les mondes supérieurs. Il y a diverses méthodes de s'enlever la vie, et les tentatives de suicide qui font la manchette des journaux, ne sont que la pointe de l'iceberg. Il existe des formes de suicide beaucoup plus subtiles et moins visibles, mais quelquefois très efficaces. Par exemple, tous ceux qui risquent inutilement leur vie, dans le seul but de tenter l'impossible, et pour la sensation que cela leur apporte, jouent, en définitive, avec la mort. A moins d'être motivés par un sens du devoir, de patriotisme, ou d'altruisme, de telles tentatives sont loin de répondre aux critères de courage et d'abnégation qui justifieraient une telle audace.

Mettre sa santé en danger, est une autre forme subtile de suicide, et l'individu qui continue de boire en dépit des avertissements du médecin que son foie ne pourra y résister, et qu'il pourrait en mourir, n'a définitivement pas le goût de vivre car, autrement, il ferait tout en son pouvoir pour prendre soin de ce corps, et le garder en vie. L'alcoolisme n'est que l'effet d'une cause, et cette cause est beaucoup plus profonde et transcende les âges. En fait, c'est le rejet d'un engagement karmique, lequel, faute d'idéal, devient trop lourd et encombrant pour l'individu. C'est, à l'instar du suicide, la capitulation de l'être conscient, face à sa mission de vie.

Ces compétitions où les gens se gavent, afin de découvrir qui absorbera le plus de nourriture dans un temps donné, sont la pire forme d'abus du corps, et un mépris total de la vie. Ces gens font à leur corps ce qu'ils n'oseraient pas faire à leur automobile, et il ne leur viendrait pas à l'idée de mettre plus d'huile qu'il n'en faut dans le moteur, ou de gonfler les pneus au-delà la norme prescrite par le manufacturier. Et pourtant c'est exactement ce qu'ils font à leur corps, lequel ne peut se remplacer comme on remplace une automobile.

Le fumeur invétéré qui continue à fumer, en dépit de graves problèmes pulmonaires, le buveur insatiable qui se moque de ses problèmes du foie, et tous ceux qui se complaisent dans la drogue, jouent avec leur propre vie. Et, encore là, même si la société ne considère pas de tels comportements comme des tentatives de suicide, ils sont, néanmoins, un signe évident que l'individu a perdu ses idéaux de vie, et n'a pas, vraiment, le goût de vivre.

La conduite dangereuse est également une forme subtile de suicide, car l'individu qui ne se soucie pas de la vie des autres, ne se soucie pas plus de sa propre vie, car nous sommes tous UN, et ce que nous voyons chez les autres n'est, en fait, qu'un reflet de nous-mêmes. Un individu qui a de l'estime pour lui-même, ne penserait jamais à mettre sa propre vie, et celle des autres, en danger, une vie qui est l'expression, la manifestation de la Divinité sur terre.

De tels états d'esprit sont la conséquence de désordres psychiques, où la fausse personnalité, ou l'ego, prend le pas sur l'essence spirituelle de l'individu. Et dans le cas d'une dépression extrême, le désir de s'échapper de la réalité physique, supplante toute autre considération, et conduit l'individu à poser le geste fatal.

Encore une fois, rien n'arrive par coïncidence ou accident. Notre esprit est pleinement conscient de toutes les embûches que nous rencontrons sur notre route, et il s'en réjouit, car le but en vaut l'effort. Encore une fois, nous sommes venus en ce monde, dans un but et pour une mission spécifique. Nous avons la force et la capacité, de surmonter les problèmes qui nous assaillent. Loin d'éliminer ces problèmes, le suicide ne fait que les amplifier, car nous demeurons toujours les mêmes dans toutes les progressions et cycles de vie. Nous sommes définitivement ce que nous pensons, et, une fois la transition complétée, nous en sommes encore plus conscients, car nous réalisons finalement qu'il est impossible de se soustraire à ses propres pensées.

Pour tous ceux qui ont de la difficulté à survivre, le message est celui-ci: vous avez, vous aussi, un rôle à jouer dans cette Nouvelle Renaissance de l'humanité. Vous avez une mission à accomplir. Cette mission est, certainement la plus importante de toutes les vies que vous avez vécues depuis le début de la créativité, car elle peut vous conduire à l'apothéose de vos vies terrestres, et à l'accomplissement de votre mission ultime dans le monde, celle de devenir un Christ, le Seigneur-Dieu de la création.

Alors que nous passons de l'Âge du Poisson à celui du Verseau, l'humanité et tout le cosmos, visible et invisible, s'embarquent résolument dans un cycle qui les conduira à une Nouvelle Renaissance et une Nouvelle Démocratie à travers les mondes habités. Une lueur d'espoir pointe à l'horizon, et tel que prédit dans l'Apocalypse:

Le trône de Dieu sera dans la cité, et ses serviteurs lui rendront un culte. Ils verront son visage et son nom sera sur leurs fronts. Il n'y aura plus de nuit, nul n'aura besoin de la lumière du flambeau, ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront aux siècles des siècles. (22: 3-5)



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