Enseignements de la Nouvelle Renaissance
Enseignements de la Nouvelle Renaissance



Avant-Propos

La réalisation ultime de la vie présente, et le but de toutes nos expériences de vie sur terre, peut se résumer en ces deux mots: CONSCIENCE CHRISTIQUE.

'Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir.'

Tout le monde a besoin d'amour. Tout le monde veut être heureux, et ceux qui ne comprennent pas que donner, c'est recevoir, iront jusqu'aux extrêmes, pour s'approprier un peu de ce bonheur, même s'il leur faut, pour cela, écraser les autres ou les éliminer.

Dès que nous comprenons que l'amour est une loi universelle, et que 'comme nous donnons, ainsi nous recevons', nous devenons cette loi, les écailles tombent de nos yeux, et nous réalisons que nous sommes, en vérité, le Christ, exprimant dans le monde, l'Omnipotence, l'Omniscience, et l'Omniprésence de Dieu.

La Seconde Venue du Christ

Le ciel et l'enfer sont des états d'esprit, et l'état de Conscience Christique est le seul chemin qui mène au Nirvana, ou à l'état d'esprit que l'on appelle Ciel, ou Paradis. C'est le niveau vibratoire, où l'être perçoit la totalité de tout ce qui existe, se retrouvant ainsi en parfaite harmonie avec l'Énergie Créatrice de toute vie.

Jésus s'incarna sur terre dans le but ultime de nous enseigner que la mort n'existe pas; que l'immortalité est ici et maintenant, et que nous sommes tous, à part égale, et sans exception, les enfants d'un même Père, et héritiers de toutes les demeures de son Royaume.

A travers les siècles, les enseignements de Jésus et des prophètes ont été traduits, interprétés, et modifiés selon le bon vouloir des théologiens, et ceci, sous la surveillance constante de l'Église, qui veillait à ce que ces traductions reflètent les préjugés et les concepts matérialistes qui s'étaient infiltrés, peu à peu, dans sa doctrine. C'est pourquoi, enchâssés qu'ils sont dans les dogmes et l'orthodoxie, nombre de ces enseignements entravent la liberté d'expression de l'individu, et le contraignent à percevoir le monde et l'univers à travers les visions limitées d'une religiosité ignorante des principes spirituels. Il en est ainsi des autres grandes religions du monde, qui n'ont pu garder intacts, les enseignements des avatars et des prophètes qui se sont réincarnés sur terre à diverses périodes de son histoire.

Il ne faut pas oublier, que même si les disciples avaient suivi le Maître durant les trois années de son ministère, ils n'avaient pas encore compris que Jésus n'était pas de ce monde, et qu'il vivait, d'ores et déjà, dans un royaume où les limitations n'existaient pas; qu'il contemplait le monde, d'une perspective au delà de tout ce que ses contemporains pouvaient imaginer, une perspective où Jésus en était venu à la réalisation, qu'il vivait, en fait, avec, et parmi les morts. Et lorsqu'il parlait de la résurrection des morts, il faisait référence, non pas à ceux qui dormaient sous terre, mais bien plutôt à ses contemporains, et à toute l'humanité tridimensionnelle de ce temps-là, et des temps à venir. Même avant de commencer son ministère, Jésus avait transcendé le monde physique tel que nous le concevons. Il était 'né de nouveau' à la seule véritable vie, la vie sans barrières ni limitations, la vie de Christ de Dieu, la Vie Eternelle.

Ainsi, tous ses enseignements n'avaient pour but que de convaincre ses disciples, et l'humanité, qu'ils pouvaient tous 'renaître de l'esprit', non pas après la transition, mais durant leur vie présente sur cette terre qu'ils habitaient; qu'il n'était pas nécessaire de mourir pour transcender la matérialité, et qu'ils se réincarnaient tous, encore et encore, dans le but spécifique d'élever leur corps humain à un niveau de perfection tel, qu'ils puissent devenir, tout comme lui, des Christs, de véritables Fils de Dieu. C'est de cet état de perfection, que Jésus a transmis tous ses enseignements, et c'est pourquoi il était difficile pour les Juifs et les Gentils, de comprendre qu'il parlait d'eux, lorsqu'il disait: 'Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts.' (Matt: 8: 22)

Parce que les disciples et le peuple ne saisissaient pas le sens véritable de ses enseignements, Jésus se servit très souvent de paraboles, pour tenter de leur faire comprendre les principes ésotériques qui étaient à l'origine de tous ses soi-disant 'miracles'. Il leur affirmait qu'ils étaient tous des Maîtres et des Christs de Dieu, mais, pour eux, il n'y avait qu'un seul Maître et un seul Christ, et c'était Jésus. Ils étaient loin de croire que, comme il l'avait promis, ils pourraient atteindre le même niveau de développement et accomplir des miracles, comme il le faisait durant son ministère. Ils étaient comme des enfants qui découvraient des merveilles à chaque pas et à chaque tournant de la route, sans questionner le pourquoi et le comment de tous ces miracles, qui n'étaient, en fait, que l'accomplissement de lois naturelles, que l'humanité n'avait pas, et n'a pas encore, réussi à maîtriser.

Il est possible, mais peu probable, que certains, parmi les disciples, aient atteint l'état de Conscience Christique durant cette incarnation, et il serait plus en conformité avec le processus évolutif, de dire que cette expérience du temps de Jésus, n'était, pour ses disciples, qu'un autre pas, sur le chemin qui conduit à l'illumination et à la réunion finale avec la Force Créatrice de Toute Vie.

Parce qu'elle n'a pas compris les enseignements de Jésus concernant le Christ et la Résurrection, l'Église s'est octroyée un pouvoir discrétionnaire pour se donner des médiateurs célestes et élever certains des siens au statut de saint. De siècle en siècle, ceux-ci lui ont permis de redorer son blason, et de donner à ses fidèles le sentiment d'appartenir à un mouvement possèdant des liens très étroits avec le monde spirituel, ce qui, dans un sens cosmique, est vrai pour chacun de nous, car nous sommes tous des êtres spirituels. Mais ce lien est une affinité d'esprit à esprit, et non pas une sorte de passage secret et unique entre l'Église et le monde spirituel. Aucune religion n'a droit a un statut spécial. Les religions sont là pour servir, non pour être servies.

Pris dans son sens véritable, le mot 'saint', s'applique à celui qui a perfectionné son corps humain à tel point, qu'il peut l'emporter avec lui lorsqu'il quitte le monde physique. Il va sans dire que quiconque quitte cette terre en laissant son corps derrière lui, n'a pas encore atteint l'état de sainteté (la Conscience Christique). Même si cet individu a vécu, ce que l'on considère une vie de sainteté, il devra se réincarner dans un nouveau corps, et tenter de le perfectionner encore plus, afin de devenir, à l'instar de Jésus, un Christ, un fils de Dieu.

Toutefois, il est normal d'assumer, que, durant les derniers deux-mille ans, nombre d'entre eux ont transcendé la matérialité, et ont pris leur place aux côtés de Jésus, Bouddha, et tous les autres maîtres qui les ont précédés. Mais cette transcendance fut la culmination d'une transformation personnelle, et non le fruit d'une expérience de vie, où la religion jouait un rôle de premier plan.

Être martyr pour sa foi, comme cela se fit au cours des siècles, n'est pas nécessairement le signe que cette personne a atteint le niveau de développement qui lui permet de transcender la matérialité (c'est-à-dire, se débarrasser des limitations terrestres et de l'attraction qui nous retient au monde matériel) et de progresser dans les dimensions supérieures. Cela ne diminue en rien leur mérite, mais il y a, dans les hopitaux, des gens qui souffrent 'le martyre', mais ils ne sont pas, pour cela, proclamés saints. Tous ces gens ont fait, sans aucun doute, une expérience très méritoire, et cela leur sera compté, mais il faut réaliser, une fois pour toutes, que l'individu est le seul juge de sa progression dans les dimensions spirituelles. Seul, il fait le décompte de son expérience passée, et, de son propre chef, il prend la place qu'il s'est lui-même mérité durant ses vies terrestres.

Nous limitons notre perception à une seule vie, mais nous avons vécu de nombreuses vies sur cette terre, et, tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas rétabli l'équilibre karmique de ces vies, il nous sera impossible de devenir des saints, des Christs de Dieu.

Ceux qui, à l'instar de Jésus, ont atteint cet état de sainteté, sont beaucoup plus nombreux qu'on le croit, mais leur approche de la vie était universelle. L'universalité de pensée et d'action, est le pré-requis de l'état de sainteté, et quiconque se raccroche à une croyance, une race, ou une couleur spécifique, et croit trouver le salut dans l'atmosphère limitée des doctrines et rites religieux, n'a pas compris le sens véritable des enseignements de Jésus, de Bouddha, et des autres maîtres du passé. Il devra se réincarner, encore et encore, jusqu'au temps, où il réalisera que l'Église est en nous-mêmes, et qu'elle englobe toute l'humanité.

La sanctification et la béatification de tous ces disparus qui ont mené une vie exemplaire, est une coutume matérialiste qui ne tient pas compte du principe réincarnationnel, car elle concède, à des êtres humains, le pouvoir discrétionnaire de décider, si un des leurs a atteint, et ce, dans l'espace d'une seule vie, l'état de perfection qui en fera un saint. Seul Dieu, le Dieu intérieur, a ce pouvoir, et ce n'est pas un manque de respect de dire que plusieurs de nos saints se sont réincarnés, plus d'une fois, depuis leur sanctification, et ce, afin de progresser toujours plus avant sur le chemin qui mène à Dieu.

L'illumination, ou état de sainteté, n'est autre que la réalisation de notre nature véritable et de la place que nous occupons dans l'univers multidimensionnel de Dieu. C'est la réalisation pleine et entière que nous sommes des êtres divins, imbus du pouvoir et des attributs du Père, car nous sommes dans le Père comme le Père est en nous.

A cause d'une approche matérialiste de la spiritualité, les saints de la chrétienté ont trouvé une niche spéciale dans toutes les églises du monde, remplaçant ainsi Jupiter, Adonis, Horus, et tous les autres dieux de l'antiquité. De tous les coins de la chrétienté, des prières s'élèvent pour implorer ceux que l'Église a élevés ainsi au rang de médiateurs célestes. Les fidèles se prosternent et font brûler des chandelles au pied des icônes et des statues, mais toutes les chandelles du monde ne pourront exaucer leurs désirs, non plus qu'ils n'éclaireront les corridors de leur ignorance. Même si c'est une pratique louable de tourner nos pensées vers le monde spirituel, il ne faut pas oublier, que, plus il y a de médiateurs entre l'homme et son Dieu, plus ce Dieu est lointain et inaccessible, et plus il est difficile à rejoindre. La ligne droite est le plus court chemin entre deux points donnés, et le moyen le plus rapide de communiquer avec Dieu, c'est de comprendre qu'Il est là, à l'intérieur de chacun de nous, et qu'il entend chacune de nos prières et supplications. C'est nous qui sommes sourds, car nous préférons nous en remettre à des intermédiaires et des intercesseurs, qui feront le travail à notre place. La lumière est au-dedans de nous, la source est à l'intérieur. C'est là que nous trouverons la réponse à nos questions, et la réalisation de tous nos désirs.

L'état d'esprit, ou niveau vibratoire, que nous atteignons après la transition, ne peut être défini par l'Église. C'est une prérogative de l'esprit, et, dans toutes les dimensions de la vie, ce niveau, ou la place que nous occupons, est directement lié à la maîtrise que nous avons des lois spirituelles. Ainsi, nous créons, littéralement, notre propre ciel, ou enfer, et nous nous retrouvons, vie après vie, dans un environnement, que nous avons, nous-mêmes, bâti de toutes pièces.

Si l'Église avait conservé le principe réincarnationnel dans sa doctrine, elle ne se donnerait pas tant de mal à se créer des intercesseurs dans l'au-delà, car elle saurait alors, qu' il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, [Matt 22:14], et que nous devons tous revenir, vie après vie, afin d'atteindre ce niveau de perfection qui fera de nous ce que la religiosité appelle un saint. Lorsqu'un être humain atteint ce niveau de perfection, qui est, en fait, le rétablissement de l'équilibre du corps physique, mental et spirituel, il lui est possible de transcender la matérialité. Il devient ainsi le Christ, l'être total et multidimensionnel, avec pouvoir de matérialisation et de dématérialisation de ce corps, qui a désormais triomphé de la mort. Jésus a atteint ce niveau de perfection. Il est devenu le Christ, mais très peu de nos 'saints' ont pu en faire autant. Même si personne ne met en doute leur vie de sainteté, la plupart d'entre eux n'ont pas réussi à triompher de la mort physique, et à se libérer du cycle des vies successives, que l'on appelle réincarnation.

La recherche du Nirvana, cet état d'esprit que l'on appelle Paradis, est le but ultime de l'humanité et l'état naturel de tous les fils et filles de Dieu. Il existe un certain métal, lequel, après avoir été tordu, reprend sa forme original lorsqu'on le chauffe à un certain degré. Nous sommes comme ce métal tordu, et dès que nous nous serons débarrassés des limitations, qui nous retiennent captifs dans l'irréalité de notre monde physique, l'homme total que nous sommes retrouvera sa forme originale, celle de Christ, et l'être humain reprendra sa place véritable dans le grand univers de Dieu.

Jésus lui-même a dit: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir." (Actes 20:35) C'est donc dire qu'on ne peut trouver de véritable bonheur, que dans le don de soi, cette énergie d'amour qui se manifeste par une vie au service des autres. Ceux qui ne comprennent pas la dynamique de cette énergie, ne trouvent que le vide autour d'eux. Même s'ils ont la richesse et la gloire, ils ne retrouveront la paix intérieure et le bonheur véritable, que lorsqu'ils auront mis cette richesse et cette gloire au service de l'humanité. C'est à ce moment-là que la loi s'accomplit, et que, tel un boomerang, les ondes vibratoires d'amour reviennent vers l'envoyeur, et remplissent son corps, son âme et son esprit, à tel point, qu'il peut enfin voir la lumière. Dieu étant devenu son berger, il a accès à toutes les richesses de Son Royaume, et ainsi illuminé, il présente l'être total, le Christ de Dieu à toute l'humanité.

Dans une perspective encore plus grande de la réalité, tous, nous avons déjà reçu l'abondance divine, également, et sans discrimination de race, de couleur, ou de croyances. Tous, nous avons, cachés au dedans de nous, les mêmes attributs, le même pouvoir, et le même accès à cette abondance divine. Si nous sommes convaincus, de corps, âme et esprit, que nous sommes des êtres divins, et que Dieu est notre berger, alors toutes les bonnes choses de la vie seront à notre disposition, et la coupe débordera. Comment pouvons-nous croire que Dieu laisserait certains de ses enfants mourir de faim, alors que d'autres s'empiffreraient effrontément. La loi divine est immuable, et elle est égale pour tous. Ce sont nos propres limitations et notre propre refus d'accepter notre Divinité, qui créent la pénurie. La loi de cause et d'effet, ou karma, n'est que la conséquence de ce refus, qui nous force à nous réincarner, vie après vie, dans les mondes tridimensionnels, et dans des rôles qui sont parfois très difficiles à jouer.

Chacun de nous est à un stage différent de développement, mais nous sommes, tous, sans exception, sur le chemin du retour, et sur la voie qui nous ramène vers le Père. Nous venons en ce monde dans un but spécifique, et, si tel n'était pas le cas, la vie sur terre, telle que nous la connaissons, n'aurait pas grand attrait pour l'esprit qui désire s'y réincarner. Les mondes physiques sont des classes d'expérience. C'est par nécessité que nous y revenons, et c'est par l'expérience de la vie physique que nous croissons en connaissances et en sagesse. Nous ne sommes pas les marionnettes d'un Dieu vengeur, nous sommes l'expression même de ce Dieu, qui manifeste Son omnipotence, Son omniscience, et Son omniprésence, à travers toutes et chacune de Ses créatures. Les lois divines sont immuables, et nous nous retrouvons toujours dans l'état et la condition correspondant au niveau vibratoire que nous avons atteint. Il n'y a de sauveur que nous-mêmes. Chaque jour est JOUR DE JUGEMENT.

Ainsi enchevêtrés que nous sommes dans les limitations d'un monde tridimensionnel, nous nous attachons à l'irréalité des choses matérielles et transitoires, et, le plus nous accumulons, le plus matérialiste nous devenons, à moins de partager, comme Jésus l'a enseigné, le surplus avec ceux qui sont dans le besoin. Cela ne veut pas dire qu'il faut distribuer à tous vents, ou se débarrasser de tout ce qu'on a. Dans la parabole du jeune homme riche, Jésus demanda au jeune homme de l'Évangile, non pas de vendre, ou de donner tout ce qu'il possédait comme on l'a rapporté, mais bien plutôt de se débarrasser de la négativité, du matérialisme, de la cupidité, et du désir de posséder, qui l'empêchait d'en faire un usage digne d'un fils de Dieu.

Le chemin qui mène à l'illumination est étroit et plein d'embûches, car ce n'est que par l'amour et le service aux autres qu'on peut transcender la matérialité, et avoir accès aux nombreuses demeures du Père. Ce fut une des nombreuses erreurs de l'Église, d'enseigner que l'ascétisme, le jeûne, les indulgences, la confession, la communion et les rites sont des moyens d'atteindre la perfection. Ce sont là des concepts matérialistes et égoïstes, et qui visent le même but, 'sauver son âme' à tout prix. Lorsqu'il a dit: Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais quiconque perd sa vie à cause de moi, l'assurera. (Matt. 16:25), Jésus disait, en définitive, que l'accès au Paradis n'est pas un but égoïste à atteindre, mais, bien plutôt, la conséquence normale, la culmination de nombreuses vies au service des autres, et le résultat d'un épanouissement spirituel qui ne peut que conduire à l'illumination et au but ultime de notre vie.

Ce Paradis, la Conscience Christique, n'est pas quelque chose que nous trouvons au dehors, mais bien une partie de nous-mêmes, dont nous devenons conscients, une Énergie Divine toujours présente en nous, et toujours prête à mettre, à notre service, son abondance d'amour et de sagesse, et ses trésors intarissables. Point n'est besoin de suivre des cours, ou d'appartenir à une quelconque religion, ou secte. Tout ce dont nous avons besoin, c'est d'exprimer, dans notre vie, notre amour de l'humanité, et notre désir de servir, gardant, à l'esprit, la pensée constante que nous sommes des êtres divins. C'est notre droit de fils et filles de Dieu, d'être inconditionnellement heureux, et si nous demandons en toute confiance, nous avons déjà reçu. Nous ne sommes pas au service de Dieu, c'est Dieu qui nous sert chaque jour, chaque minute, et chaque seconde de notre vie.

Cette soif de bonheur a conduit les êtres humains à le rechercher dans les religions, lesquelles, à défaut de bonheur instantané, leur offrait la perspective d'un Paradis futur et d'un bonheur éternel. Toutefois cet attrait s'éroda graduellement au cours des siècles, à mesure que l'être humain s'éveillait de sa léthargie, et prenait conscience de l'univers qui l'entoure. Non pas qu'il réfutait l'idée d'un Paradis futur et d'un bonheur éternel, mais il commençait, peu à peu, à douter que les religions pouvaient en être l'accès le plus direct. Des voix s'élevèrent de toutes parts pour contester la validité de plusieurs lois, et réclamer un adoucissement de certaines autres. Les schismes, qui ont ébranlé l'Église, sont la conséquence de cet éveil de l'être humain, et les nombreux maîtres qui se sont incarnés depuis le temps de Jésus, ont creusé une brèche énorme dans son système de croyances. Et tout ceci, pour en arriver, finalement, à une multitude d'églises, toutes issues de l'Église première, et chacune, tentant de trouver, à sa façon, le chemin qui mène à Dieu.

Une telle prolifération de religions, ne pouvait qu'ouvrir la porte à une sorte d'anarchie religieuse, où, désespérant de trouver leur voie dans leur propre religion, les fidèles se sont pris en main. Avec l'aide des plus débrouillards d'entre eux, qui découvraient soudainement que la Bible existe, ils sont devenus, du jour au lendemain, des révélateurs de la parole divine. Même si certains de ces évangélistes en herbe sont de bonne foi, la plupart n'ont malheureusement que très peu de notions des choses spirituelles. Ils ne font que répéter incessamment les mêmes rengaines, endormant ainsi leurs fidèles qui ne demandent rien d'autre qu'un bon somnifère pour apaiser leurs angoisses, leurs doutes et leur crainte de Dieu. Ils sont les porte-parole d'une nouvelle génération d'adorateurs qui, n'ayant pu trouver, dans leur religion d'origine, le réconfort et les directives dont ils avaient besoin, se sont tournés vers la Bible, et en ont fait le Veau d'Or de cette génération.

Les religions orientales se sont immiscées au milieu de cet amalgame de croyances diverses, et, forts du charme mystique qui semblait émaner d'eux, les gourous, yogis et maîtres spirituels, ont pris d'assaut l'Europe et l'Amérique. De nombreuses sectes ont vu le jour, suivies de près par les groupes de méditation transcendantale ou de yoga, et les centres de développement de toutes sortes. Certains de ces groupes, sont de véritables embryons de spiritualité, alors que d'autres sont devenus, tout comme les ministères-TV, une source très profitable de revenus, générés par des gens bons mais crédules, et par tous ceux qui croient que la spiritualité est une question de gros sous. Certains croient qu'on peut s'acheter un billet pour le ciel en garnissant la caisse de ces organisations, ou, comme le font souvent, et en vain, les riches repentants, en léguant sa fortune à une organisation religieuse.

Cette multiplicité de religions et de sectes, est le signe d'un éveil et d'un désir de percer les mystères de la vie, mais c'est également une 'épée de Damoclès,' car elle conduit à l'anarchie religieuse et à l'intolérance. Par une étrange ironie du sort, les grandes religions ont vu leurs églises se vider à un rythme alarmant, alors que les petites communautés chrétiennes construisent maintenant leurs propres églises, chacune d'elles centrée sur la Bible et les enseignements de leurs pasteurs. Fort de leur emprise sur leurs ouailles, la plupart de ces pasteurs apportent leur interprétation personnelle de l'Ancien et du Nouveau Testament, établissant ainsi leurs propres règles, et construisant leur propre château-fort de préjugés et de conceptions erronées de la vie. Brandissant le spectre du péché comme un glaive, ces évangélistes en herbe tentent d'effrayer tous ceux qui ont grandi dans ces croyances puériles et matérialistes, et ils tirent profit des faiblesses humaines, condamnant tout à tour, la sexualité, l'homosexualité, l'avortement et le divorce. Imitant leurs idoles-TV, ils se lancent dans des envolées oratoires qui n'ont parfois aucun sens, et qui deviennent ainsi une parodie des enseignements de Jésus. Ils étaient les enfants de la maternelle, et, au lieu de progresser à l'école élémentaire de la vie, ils ont préféré construire leur propre maternelle d'illusion et de déception, où l'étudiant devient l'enseignant avant même d'avoir appris l'alphabet de la vie.

De nos jours, le nom de Jésus est tellement galvaudé, qu'on en a le vertige, juste à entendre les évangélistes-TV, cacher leur ignorance, derrière un paravent de citations bibliques et de louanges sans nombre, sans oublier, bien sûr, les sempiternelles collectes et sollicitations d'argent. Ainsi, les véritables enseignements passent au second plan, lorsqu'ils ne sont pas, tout simplement, escamotés, et Jésus devient une idole à laquelle on offre des louanges, et sur laquelle on compte pour ramasser des fonds. Point n'est besoin de dire, que personne ne trouvera, dans de tels enseignements, le chemin de la Vie Eternelle, car, dans leur aveuglement, ces gens enseignent une religion d'idolâtrie, et ils perpétuent les préjugés et les croyances erronées de l'Ancien Testament. Ils sont les faux prophètes de cette génération. Ils sont les enseignants aveugles, que l'humanité a engendrés, par son matérialisme, sa crainte de l'inconnu, et sa conception erronée du Dieu qu'elle représente. On ne peut acheter Dieu avec de l'argent, et tous les dons de la terre, ne nous ouvriront pas les portes du Paradis.

Encore une fois, nous avons eu de nombreuses vies et de nombreuses expériences sur terre et autres mondes habités. Nous avons fait partie de différentes races et religions, et tous ces rôles ont eu pour seul but de découvrir notre véritable identité, de parfaire ce corps que nous habitons, et le retourner à son état originel afin de retrouver notre statut de Fils et Filles de Dieu et notre place dans l'univers. Cette expérience unique qui permet à l'être humain de choisir sa voie en dehors des croyances orthodoxes et des dogmes, est un premier pas vers l'universalité. Elle est la preuve, que, maintenant plus qu'à toute autre période dans l'histoire de la création, l'humanité tente de percer les soi-disant mystères de la vie, et se met résolument à la recherche de sa véritable identité et de sa relation avec Dieu.

La vie est une progression infinie, et, que ce soit dans cette vie, ou dans une vie future, nous en viendrons tous à réaliser qu'il n'y a qu'une Force Universelle. Tout est unité, et les apparentes divisions d'énergie, que représente une humanité en constante évolution, ne sont que l'accomplissement de la loi karmique, et cette loi nous permet de rétablir l'équilibre de notre corps physique, mental et spirituel, et d'accéder à l'état de Conscience Christique, qui est le but ultime de toute l'humanité. Jésus a dit: Je suis est le Chemin, la Vérité et la Vie, et personne ne va au Père si ce n'est par ce Je Suis. (Jean 14: 6) signifiant par là que JE SUIS, le Dieu qui réside en nous, est le Chemin, la Vérité et la Vie, et que si nous suivons ce chemin et vivons cette vie, nous deviendrons, tout comme lui, de véritables Christs de Dieu. L'abondance sera nôtre, et nous aurons accès à toutes les bonnes choses dans le royaume du Père.

Il est difficile pour nous de croire que nous sommes des êtres divins, car on nous a enseigné que nous étions des vers de terre et des pécheurs. On nous a dit, que nous étions poussière, et que nous redevenions poussière, alors que le but ultime de toutes nos vies, est justement de transcender la matérialité, ici et maintenant. On nous a dit que Jésus était venu pour racheter les péchés du monde. Et pourtant, Jésus ne s'est jamais attardé à la notion de 'péché,' qui est une conception négative de ce que nous appelons, les 'erreurs' humaines. Il savait, que le péché n'existe que dans l'esprit de ceux qui voient le mal partout, alors qu'ils devraient voir Dieu dans le plus petit grain de sable, et la plus infime parcelle de la création.

Afin de faire disparaître le 'péché' de notre monde, nous devons d'abord le supprimer de notre esprit. La pensée est créatrice, et plus nous concentrons notre esprit sur le positif de notre expérience, laissant de côté tout ce qui est négatif, plus nous avons accès au Dieu intérieur et à l'inépuisable abondance de son Royaume. Lorsque Jésus disait: Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le règne de Dieu. (Luc 9:60), il ne faisait que reconnaître l'état véritable de l'être humain qui se complaît dans les limitations matérielles. Nous sommes, en réalité, dans un état hypnotique, et nous vivons un rêve dont il est possible de s'éveiller à tout instant. C'est le droit et la liberté d'expression de tout être humain de demeurer dans cet état hypnotique, et c'est également son droit divin de reprendre sa place véritable dans le royaume de son Père.

Maintenant, plus qu'à tout autre moment dans l'histoire du monde, l'humanité a soif de connaissances, mais les églises ont failli à la tâche. Elles ont transformé les enseignements de Jésus à tel point que leurs doctrines ne sont plus représentatives de la véritable spiritualité. Elles ont revêtu les vêtements du matérialisme, elles ont érigé des autels pour entourer leur Dieu d'un voile de mystère, et elles ont construit des idoles, pour calmer les peurs d'une craintive humanité.

Dans le sermon sur la montagne, Jésus nous donne la véritable signification des commandements, et il nous met en garde contre le danger de l'idolâtrie:

Et lorsque les hommes se construisent un Dieu de pierre, de bois ou d'argile, ils se créent l'ombre d'une image; et ceux qui se prosternent dans les temples d'ombres sont, eux-mêmes, des ombres. Et dans Sa miséricorde, Dieu dit: 'Vous n'érigerez pas des images de pierre, de bois ou d'argile. De telles idoles sont des idéaux avilissants, et l'homme ne peut atteindre plus haut que ses idéaux. Dieu est esprit, et ce n'est qu'en esprit que les hommes doivent adorer Dieu, s'ils désirent atteindre l'illumination. (The Aquarian Gospel.(L'Évangile du Verseau) (Chapitre 96: 12-15- Traduction de l'auteur)

Dieu ne se cache pas dans les tabernacles, et Il est présent tout autour de nous. Il est la totalité de tout ce qui existe, et nous refusons de croire qu'il est partie intégrante de chacune de ses créatures. Et pourtant nous avons reçu le don ultime de Dieu. Il nous a fait à Son Image, et nous sommes devenus co-créateurs avec Lui.

Nous en sommes rendus à la fin d'un cycle mineur où nous passons de l'âge du Poisson à l'âge du Verseau. Selon certaines sources, ce cycle coïncide avec la fin d'un cycle majeur, la Précession des Équinoxes, lequel coïncide également avec un cycle encore plus grand, le Kali Yuga, (l'Age de Fer). Tous ces cycles sont des étapes dans le voyage de l'homme vers son but ultime. Nous en sommes maintenant à l'étape finale, l'accélération des ondes de vie (les atomes de toutes les formes de vie), alors qu'une vibration ésotérique envahira notre galaxie, nous donnant ainsi la chance de progresser vers le prochain niveau dimensionnel, et de faire partie du Nouvel Âge de l'humanité.

A l'aube de ce Nouveau Monde et de cette Nouvelle Humanité, qui ont été pressentis depuis des millions d'années, nous avons la chance de réclamer notre héritage et de redevenir de véritables fils et filles de Dieu, non pas après la transition, mais ici et maintenant, sur cette terre que nous habitons. Il n'y a pas de Sauveur et pas de raccourcis dans cette aventure ultime. Il n'y a que nous et notre Christ intérieur, et c'est le bout de chemin que nous devons faire seul. C'est la bataille d'Armageddon, le combat entre les forces du bien et du mal. Ce combat se déroulera dans les profondeurs de notre être. Les vainqueurs présenteront le Christ au monde, et reprendront leur juste place dans le cosmos.

La mort n'existe pas. Tout comme la maladie et la vieillesse, la mort est une création de l'être humain, et, seul, l'être humain peut s'en libérer. Nous pouvons vivre à jamais, ici et maintenant, et dans toutes les dimensions, si nous traitons le corps comme il se doit, c'est-à-dire, comme la manifestation de Dieu sur terre.

Nous sommes les Fils et Filles du Premier Principe de Vie, et nous avons tous accès à l'inépuisable Énergie de cette Force, car c'est le droit divin des Fils et des Filles, d'avoir accès à toutes les bonnes choses dans le Royaume de leur Père.

NOUS SOMMES DIEU!



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